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Le gouvernement "évaluera" s'il souhaite pousuivre le dialogue au Venezuela


Nicolas Maduro, Président du Venezuela, Caracas, le 15 janvier 2018

Le gouvernement vénézuélien de Nicolas Maduro "évaluera" s'il poursuit ou non les pourparlers avec l'opposition en République dominicaine, a déclaré lundi le ministre des Affaires étrangères Jorge Arreaza à Santiago.

"Le président Nicolas Maduro évaluera s'il poursuit le dialogue", a indiqué le chef de la diplomatie vénézuélienne lors d'une conférence de presse, à l'issue de sa participation à Santiago au forum Chine-Communauté d'États latino-américains et caraïbes (Celac).

"Le processus de dialogue et le rapprochement attendu" continueront "à être évalués en attendant des signes de la partie adverse de le poursuivre ou non. Cela dépendra de nombreux facteurs et pas seulement de la volonté du président (Nicolas) Maduro", a ajouté le diplomate.

La délégation de la Table de l'unité démocratique (MUD), qui réunit les trois principaux partis de l'opposition vénézuélienne, s'est pour le moment retirée des discussions de Saint-Domingue.

La dernière réunion entre le gouvernement et l'opposition pour tenter de résoudre la crise au Venezuela était prévue le 18 janvier à Saint Domingue. Mais l'opposition n'y a pas assisté en raison de l'absence de ses facilitateurs, les ministres des Affaires étrangères mexicains et chiliens. Aucune autre date n'a pour le moment été fixée.

Par ailleurs, le ministère des Affaires étrangères à Caracas a "fermement" rejeté lundi les sanctions adoptées par l'Union européenne contre de hauts dirigeants vénézuéliens, accusant l'UE de se "subordonner" à l'administration, "suprémaciste et raciste" selon le ministère, du président américain Donald Trump.

Ces sanctions visent sept hauts responsables du régime du président socialiste Nicolas Maduro, selon la décision adoptée lundi, qui consiste en un gel des avoirs et une interdiction de visas pour entrer dans l'UE.

Parmi eux figurent notamment le numéro deux du régime, l'actuel vice-président du Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV) et député influent à l'Assemblée constituante, Diosdado Cabello, et le ministre de l'Intérieur, le général Nestor Reverol.

D'autres personnalités accusées d'avoir réprimé les manifestations de l'opposition sont concernées.

"Aujourd'hui, l'Union européenne, supposée favoriser le dialogue, attaque l'Etat vénézuélien dans son ensemble", a affirmé le chef de la diplomatie vénézuélienne.

"Il y a des agressions, des attaques et des ennemis du dialogue partout", a poursuivi M. Arreaza, tout en espérant "parvenir à un accord politique au Venezuela".

Mardi se réuniront à Santiago les ministres des Affaires étrangères des pays du groupe de Lima, qui compte 12 pays d'Amérique latine désireux de débloquer la profonde crise que connait actuellement le Venezuela.

Lundi, l'ancien maire de Caracas, Antonio Ledezma, qui s'est soustrait à son assignation à résidence en novembre dernier, a demandé à Santiago au président chilien Sebastián Pinera, d'utiliser son leadership pour mettre un frein à ce qu'il a appelé la "tyrannie" du gouvernement de Nicolas Maduro.

Avec AFP

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