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Maduro accuse Washington d'être derrière un assaut au Venezuela

Le Président du Venezuela Nicolas Maduro

Le président du Venezuela Nicolas Maduro a accusé mardi les Etats-Unis d'être derrière un assaut mené la veille contre une unité militaire vénézuélienne et au cours duquel de nombreuses armes automatiques ont été volées.

Commentant cette opération et d'autres actions similaires lors d'une réunion diffusée à la radio et à la télévision, M. Maduro a déclaré: "Derrière toutes ces attaques se trouve le gouvernement des Etats-Unis".

Selon lui, le vol lundi de 26 fusils d'assaut Kalachnikov et de trois pistolets lors de l'assaut d'une unité de la Garde nationale a été "ordonné depuis Miami", en Floride.

L'opération a eu lieu à Laguneta de la Montana, une localité de l'Etat de Miranda, dans le nord du pays.

M. Maduro a déclaré qu'il avait ordonné aux militaires d'ouvrir le feu contre les auteurs de telles actions. "J'ai ordonné aux forces armées d'envoyer du plomb contre les groupes terroristes", a-t-il dit.

>> Lire aussi: Maduro vers un nouveau triomphe électoral aux municipales au Venezuela

L'assaut a été revendiqué par un ancien policier vénézuélien, Oscar Perez, qui a diffusé dans la soirée de lundi deux vidéos censées montrer l'assaut et des messages sur Twitter.

"Opération Genesis, une opération tactique impeccable pendant laquelle nous avons continué à récupérer les armes du peuple, pour le peuple", a écrit Oscar Perez.

Sur les vidéos, on le voit haranguer un groupe d'hommes en tenues militaires. Il se prononce pour le renversement du gouvernement du président Nicolas Maduro.

"Il faut défendre le peuple", déclare notamment Perez. "Nous lançons un appel aux forces armées" pour qu'elles agissent afin de "restaurer l'ordre juridique de notre nation" et "que soit instauré un gouvernement de transition digne".

Oscar Perez s'était fait connaître le 27 juin dernier, au milieu d'une vague de manifestations pour la démission du président Maduro au cours desquels 125 personnes ont été tuées entre avril et juillet.

Ce jour-là, Perez et d'autres hommes non identifiés avaient survolé Caracas à bord d'un hélicoptère de la police scientifique dont ils s'étaient emparés.

Ils avaient lancé quatre grenades sur le Tribunal suprême de justice (la Cour suprême vénézuélienne) et ouvert le feu sur le ministère de l'Intérieur, le tout sans faire de victimes.

Oscar Perez est depuis accusé d'"attaque terroriste" et un mandat d'arrêt a été émis contre lui.

Le 6 août, une vingtaine d'hommes, dont trois militaires, ont attaqué un autre objectif appartenant à l'armée, le fort de Paramacay à Valencia, une ville du nord du Venezuela.

Les affrontements avec les militaires qui défendaient le fort ont duré trois heures. Deux des attaquants ont été tués, huit ont été capturés, mais d'autres se sont enfuis en emportant des armes.

Avec AFP

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Au Mur des Lamentations, Pompeo offre à Netanyahu une image symbolique

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo devant le Mur des Lamentations

Le secrétaire d'Etat Mike Pompeo est devenu jeudi le premier haut responsable américain à visiter le Mur des Lamentations avec un Premier ministre israélien, une image symbolique et un coup de pouce à Benjamin Netanyahu, engagé dans une bataille incertaine pour sa réélection.

L'administration américaine de Donald Trump semble vouloir mettre tout son poids dans la balance pour soutenir le Premier ministre d'Israël à l'approche des élections législatives du 9 avril.

En plein déplacement de son secrétaire d'Etat, M. Trump s'est prononcé sur Twitter pour la reconnaissance de "la souveraineté d'Israël" sur la partie du Golan syrien occupée en 1967 par Israël puis annexée.

"Merci président Trump!", a aussitôt réagi Benjamin Netanyahu sur Twitter, en saluant une décision "courageuse".

Le chef du gouvernement israélien avait encore réclamé la veille, en présence de Mike Pompeo, que la communauté internationale fasse ce pas au nom de sa sécurité. Reconnaître formellement l'annexion du Golan serait une nouvelle entorse à la tradition diplomatique américaine et au consensus international.

Mike Pompeo a en tout cas rompu avec la pratique lors de sa visite à Jérusalem. Devant les caméras, il s'est recueilli avec Benjamin Netanyahu face au Mur des Lamentations, le site de prière le plus sacré pour les juifs. Les deux hommes ont ensuite, chacun à leur tour, glissé leur prière inscrite sur un petit papier entre les pierres de l'imposante muraille.

"Il est important" et "symbolique qu'un haut responsable américain s'y rende avec un Premier ministre d'Israël", a expliqué le chef de la diplomatie américaine, évoquant un "lieu très important pour de nombreuses religions".

- Une aura -

Mais ce geste apparaît surtout comme une nouvelle étape dans la révision de la position américaine à l'égard de Jérusalem engagée par Donald Trump, qui avait lui-même été en 2017 le premier président des Etats-Unis en exercice à se rendre au Mur des Lamentations.

Ce site se trouve en effet à Jérusalem-Est, dont Israël s'est emparé en 1967 avant de l'annexer.

La communauté internationale juge illégale cette annexion, et renvoie le statut final de la Ville sainte à des négociations de paix.

Mais Donald Trump a lui reconnu unilatéralement fin 2017 Jérusalem comme capitale d'Israël, ce qui lui vaut les remontrances de nombreux autres pays, la colère des Palestiniens, mais aussi une aura particulière auprès des Israéliens.

Le sort de la ville est une des clés de toute résolution du conflit israélo-palestinien, puisque l'Etat hébreu la considère comme sa capitale "indivisible" alors que les Palestiniens revendiquent sa partie orientale comme capitale de l'Etat auquel ils aspirent.

- Netanyahu à Washington -

Tous ces gestes américains "devraient être accompagnés de déclarations montrant que les Etats-Unis envisagent aussi qu'à l'issue d'éventuelles négociations, la capitale d'un Etat palestinien puisse voir le jour dans Jérusalem-Est", estime Dan Shapiro, ambassadeur en Israël de l'ex-président Barack Obama. Ce qui n'est pas le cas.

Aaron David Miller, ancien diplomate américain, juge que la visite Pompeo-Netanyahu au Mur des Lamentations vise à montrer clairement "que cette administration est la plus pro-israélienne de l'histoire".

"A moins de trois semaines des élections israéliennes, pas besoin d'être un grand spécialiste du Moyen-Orient pour comprendre que l'administration fait tout son possible, en surfant sur la popularité de Trump en Israël, pour démontrer que Netanyahu est indispensable", dit à l'AFP cet expert du cercle de réflexion Wilson Center à Washington.

Le Premier ministre israélien, au pouvoir depuis une décennie, multiplie de son côté les occasions de s'afficher auprès des dirigeants américains, et se rendra la semaine prochaine à Washington auprès du locataire de la Maison Blanche. Ce nouveau voyage sera aussi l'occasion pour Benjamin Netanyahu de s'afficher à la grand-messe du puissant lobby pro-Israël Aipac.

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