Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Amériques

Venezuela: Guaido accuse l'Assemblée consituante de vouloir dissoudre le Parlement

Le chef de l'opposition vénézuélienne Juan Guaido, lors d'un rassemblement avec des sympathisants à Caracas, le 7 août 2019 (Venezuela). REUTERS / Manaure Quintero

Le chef de l'opposition au Venezuela Juan Guaido a accusé dimanche l'Assemblée constituante du Venezuela (ANC), composée de fidèles du président socialiste Nicolas Maduro, d'envisager la dissolution du Parlement ou d'avancer les élections législatives prévues en 2021.

"C'est une nouvelle ineptie", s'est insurgé le chef du Parlement, seule institution tenue par l'opposition depuis les élections législatives de 2015. "Ce régime sans scrupules (...) imagine se débarrasser illégalement du Parlement vénézuélien, c'est pour ça qu'ils convoquent demain (lundi) l'ANC."

Le président de l'Assemblée constituante, Diosdado Cabello, a confirmé le tenue d'une session lundi.

Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, M. Guaido a précisé que "convoquer des élections illégales" et "poursuivre (en justice) des députés" figuraient parmi les mesures possibles de l'Assemblée constituante.

L'ANC, dotée des pleins pouvoirs, avait été élue en juillet 2017 lors d'un scrutin contesté afin de contourner le Parlement dominé par l'opposition, après des mois de contestation anti-Maduro qui avait fait 125 morts.

Son mandat, prolongé en mai jusqu'à fin 2020, comprenait la rédaction d'une nouvelle Constitution d'ici août 2019, mais aucun projet n'a été rendu public jusqu'à présent.

Le Parlement est la seule institution vénézuélienne contrôlée par l'opposition à Nicolas Maduro auquel Juan Guaido, reconnu président par intérim par une cinquantaine de pays, réfute toute légitimité.

Avec AFP

Toutes les actualités

La capitale d'Haïti paralysée après des violences entre policiers et militaires

Scène de panique pendant la grève des policiers haïtiens à Port-au-Prince, Haïti, le 23 février 2020. REUTERS / Andres Martinez Casares -

Axes routiers bloqués, rues désertes, activité commerciale au point mort... La capitale d'Haïti, Port-au-Prince, était paralysée lundi au lendemain de violences entre policiers mécontents et militaires qui ont fait au moins deux morts et une dizaine de blessés.

Des barricades de toutes sortes étaient dressées sur les principales artères de la capitale, coupée des autres villes du pays. Des policiers protestataires ont même saisi les clés des rares véhicules circulant malgré tout afin de bloquer des routes, a constaté l'AFP.

Une manifestation de policiers réclamant de meilleures conditions de travail s'est terminée dans le sang dimanche lorsque plusieurs d'entre eux ont attaqué le quartier général de l'armée haïtienne, dans le centre de Port-au-Prince.

L'état-major militaire, évoquant un assaut mené par des individus "encagoulés et munis d'armes à feu", a fait état d'un mort et d'un blessé dans ses rangs.

Un policier protestataire, parmi les cinq ayant été révoqués, a parlé de l'autre côté d'un mort et de plusieurs blessés, mais la police n'était pas encore en mesure lundi matin de donner un bilan des violences de la veille.

Le ministère de la Justice a dénoncé lundi dans un communiqué les violences de la veille, estimant que ces actions ressemblaient "de plus en plus" à une "tentative de coup d'Etat" contre le président Jovenel Moïse.

Une source proche de ce dernier a indiqué à l'AFP que le président travaillait actuellement à la formation d'un nouveau gouvernement, et qu'il revenait à la police de faire régner l'ordre et la paix dans le pays, confronté depuis le début de l'année à une recrudescence de l'insécurité.

Le Bureau Intégré des Nations unies en Haïti (BINUH) a quant à lui exprimé "sa vive préoccupation" face aux "graves incidents" de dimanche, invitant les policiers protestataires à éviter toute escalade dans la violence.

Des policiers en colère ont érigé des barricades devant des commissariats, a encore constaté l'AFP.

La place du Champ de Mars, où se sont affrontés dimanche policiers et soldats, restait impraticable et à haut risque.

Le Syndicat de la Police nationale d'Haïti a dans un communiqué appelé lundi tous les policiers à rentrer chez eux "afin de donner une autre orientation à la lutte des policiers".

Ces violences ont conduit le gouvernement à annuler, pour la deuxième année consécutive, le carnaval qui devait s'y tenir de dimanche à mardi, rendez-vous incontournable de la vie culturelle haïtienne et manne économique non négligeable dans un pays à la pauvreté endémique.

Brésil: 150 meurtres en cinq jours dans un Etat sans police militaire

Un soldat déploie le drapeau brésilien lors de la cérémonie de levée du drapeau au palais Alvorada, à Brasilia, au Brésil. (AP Photo /Eraldo Peres)

L'Etat brésilien de Ceara (nord-est), où la police militaire s'est mutinée pour obtenir de meilleurs salaires, a enregistré 147 assassinats en cinq jours, soit cinq fois plus que la moyenne quotidienne, ont annoncé lundi les autorités.

Ces homicides ont eu lieu entre mercredi et dimanche, en pleine période de Carnaval au Brésil. Ils sont cinq fois plus nombreux que la moyenne de six meurtres par jour, enregistrés dans cet Etat depuis le début de l'année, selon le secrétariat pour la sécurité de Ceara.

Les policiers militaires (PM), un corps de maintien de l'ordre qui dépend des autorités de chaque Etat, ont interdiction de faire grève.

Mais après deux mois de négociations salariales infructueuses, des groupes de mutins ont lancé mardi l'occupation de casernes, ont attaqué plusieurs patrouilles et se sont mis en grève. Des voitures de police ont été volées et des installations ont été détruites.

Conséquence, le nombre d'assassinats sur la voie publique a grimpé en flèche.

Mercredi, le sénateur de centre-gauche Cid Gomes a été blessé par balles après avoir tenté, aux commandes d'une pelleteuse, de briser un piquet de grève de policiers mutinés à Sobral, ville située à 230 km de Fortaleza, la capitale de cet Etat.

Après avoir été hospitalisé, l'ex-ministre de l'Education du gouvernement de l'ancienne présidente Dilma Rousseff (2011-2016) est chez lui en convalescence.

Face à cette situation, le président Jair Bolsonaro a décidé vendredi l'envoi de 2.500 militaires et effectifs de la Garde nationale pour renforcer la sécurité à Ceara.

Lors d'une visite dans l'Etat, le ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Sergio Moro, a dit souhaiter que "la situation se résolve le plus vite possible".

Selon les médias locaux, 200 policiers militaires ont été suspendus pour leur participation à la mutinerie et 37 ont été incarcérés pour désertion.

Avec une population de quelque 8,8 millions d'habitants, l'Etat de Ceara avait été paralysé il y a un an par plus de 200 attaques de la part de factions criminelles, mécontentes du durcissement des conditions de détention dans les prisons de l'Etat.

Page Sports : ultime hommage à Kobe Bryant

Page Sports : ultime hommage à Kobe Bryant
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:05 0:00

Donald Trump est arrivé en Inde

Donald Trump est arrivé en Inde
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:00 0:00

Chili: violentes manifestations

Chili: violentes manifestations
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:00 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG