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Venezuela: arrivée d'un troisième avion d'aide chinoise

Déchargement d'une cargaison à l'aéroport de Caracas, Venezuela, 29 mars 2019. (Archives)

Un troisième avion d'aide humanitaire, transportant 64 tonnes de médicaments et d'autres fournitures médicales, est arrivé jeudi au Venezuela en provenance de Chine, a annoncé le gouvernement vénézuélien.

L'appareil s'est posé sur l'aéroport de Maiquetia, près de Caracas, avec une cargaison de matériel médical et chirurgical destiné aux hôpitaux publics vénézuéliens, a précisé le gouvernement.

Ces fournitures doivent remédier en partie à la sévère pénurie qui règne dans ce domaine au Venezuela, frappé par la pire crise économique de son histoire récente.

Un premier avion chinois était arrivé le 29 mars avec 65 tonnes d'aide humanitaire et un deuxième lundi dernier avec 71 tonnes. Un quatrième vol est prévu pour dans deux semaines.

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a approuvé en avril l'entrée d'aide humanitaire dans son pays, dans le cadre d'un accord avec le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

La question de l'aide est l'un des enjeux de l'affrontement entre M. Maduro et l'opposant Juan Guaido, chef du Parlement vénézuélien qui s'est proclamé en janvier président par intérim du Venezuela et est reconnu comme tel par quelque 50 pays sur 193, dont les Etats-Unis.

En février, M. Guaido a tenté en vain de faire entrer au Venezuela de l'aide provenant des Etats-Unis. M. Maduro a refusé cette opération en considérant qu'elle était un prétexte pour préparer une intervention militaire étrangère qui serait destinée à le renverser.

La première aide de la Croix-Rouge est arrivée le 16 avril et était de 24 tonnes.

La Russie, qui soutient activement sur le plan diplomatique le gouvernement du président Maduro, notamment au Conseil de sécurité de l'ONU, envoie elle aussi de l'aide humanitaire au Venezuela. Elle a commencé en mars à expédier du blé et des médicaments dans ce pays allié de Moscou.

Avec AFP

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Shopify rejoint le projet de monnaie numérique Libra de Facebook

Le logo de Facebook bien visible lors d'une conference à San José (Californie), le 30 avril 2019.

Après plusieurs désistements de poids, le projet de monnaie numérique Libra de Facebook a gagné un nouveau partenaire: la plateforme de commerce en ligne Shopify, basée au Canada, a indiqué vendredi avoir rejoint l'aventure.

"Nous passons beaucoup de temps à imaginer comment améliorer le commerce dans certaines parties du monde où les infrastructures bancaires pourraient être meilleures", a déclaré Shopify dans un communiqué en ligne. "Nous sommes très contents de faire partie de l'association Libra".

La Libra sera en théorie gérée par une association indépendante composée d'entreprises et organisations à but non lucratif, basée à Genève. Mais le projet du géant des réseaux sociaux, censé voir le jour en 2020, est abondamment contesté.

Début octobre, les services de paiement PayPal, puis Stripe (ainsi que Visa, Mastercard et d'autres) se sont retirés du projet, sous la pression croissante des régulateurs américains et étrangers.

"Nous sommes très fiers d'accueillir Shopify", a réagi Dante Disparte, directeur de la Communication et des Règlements de l'association Libra. "Avec plus d'un million d'entreprises (présentes sur la plateforme) dans environ 175 pays, Shopify apporte des trésors de connaissances et d'expertise au projet Libra".

Facebook veut offrir un nouveau mode de paiement en dehors des circuits bancaires traditionnels, permettant d'acheter des biens ou d'envoyer de l'argent aussi facilement qu'un message instantané, de n'importe quel endroit.

"Shopify rejoint un groupe actif de membres de l'association Libra déterminés à mettre en place un système de paiement mondial qui soit sûr, transparent et facile d'utilisation, et qui casse les barrières financières pour des milliards de personnes", a ajouté Dante Disparte.

Mais les régulateurs, qui ont fait fuir PayPal, Visa et d'autres, s'inquiètent de potentielles utilisations malveillantes de la monnaie, et pointent la mauvaise réputation du géant californien d'internet en matière de confidentialité et de protection des données personnelles.

Les Etats et Banques centrales redoutent aussi de perdre leur souveraineté: ils sont pour le moment les seuls à avoir le droit de battre monnaie.

Depuis l'automne, Facebook tente d'amadouer les différentes autorités. Mark Zuckerberg a répété à plusieurs reprises que la Libra ne serait pas lancée avant d'avoir obtenu tous les feux verts nécessaires des régulateurs.

"L'objectif de la Libra c'est d'abord de construire un système de paiement mondial, plus qu'une monnaie", avait-il insisté lors d'une audience devant des élus américains de la Commission parlementaire des services financiers, en octobre.

Fin décembre, le ministre suisse des Finances Ueli Maurer a déclaré dans une interview à la chaîne SRF que le projet Libra avait "échoué dans sa forme actuelle".

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