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Le Pentagone dément un bombardement meurtrier sur une mosquée en Syrie


Une rue de Tafas, tenue par les rebelles, après un bombardement aérien s, Syrie, 5 juin 2017.

Le Pentagone a démenti avoir tué de nombreux civils dans un bombardement sur une mosquée le 16 mars en Syrie, ne reconnaissant qu'une possible victime civile dans un complexe religieux en construction.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), le raid aérien dans le village rebelle d'al-Jineh, dans la province d'Alep (nord), avait fait 49 morts, dont une majorité de civils.

Mais l'enquête de l'armée américaine après ce bombardement visant une réunion d'Al-Qaïda "n'a pas trouvé d'indications" à l'appui des allégations de nombreuses victimes civiles, a déclaré le mercredi le général Paul Bontrager, le responsable de l'enquête.

"Nous estimons qu'il y a eu une victime civile", dont le sort - tué ou blessé - n'est pas établi, a affirmé le général.

Le bombardement a revanche tué "une vingtaine" de combattants d'Al-Qaïda qui participaient à la réunion visée par le bombardement, a-t-il estimé.

Par ailleurs, le bâtiment frappé n'était pas une mosquée, mais une école religieuse (madrassa) en construction, a affirmé le général Bontrager.

Une petite mosquée déjà existante de l'autre côté de la rue, et une mosquée en construction adjacente à la madrassa n'ont pas été touchées par le bombardement, a indiqué le général

Les Etats-Unis dirigent une coalition internationale qui lutte contre le groupe Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak, et frappe également occasionnellement d'autres formations jihadistes.

Avec AFP

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