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Rencontre au sommet entre Donald Trump et la Silicon Valley

Le président élu américain Donald Trump dans le Michigan, dans les Grand-Rapids, Michigan, le 9 décembre 2016.

Le président élu américain Donald Trump reçoit dans sa tour à New York des patrons de la Silicon Valley dont beaucoup ont soutenu son ex-adversaire Hillary Clinton et s'opposent aux mesures protectionnistes qu'il entend appliquer.

Le rendez-vous, prévu vers 19h TU, a été initié par l'entourage de M. Trump, qui a indiqué lors d'une conférence téléphonique que Jeff Bezos d'Amazon, Tim Cook d'Apple, Larry Page et Eric Schmidt d'Alphabet (Google), Sheryl Sandberg de Facebook, Brian Krzanich (Intel), Chuck Robbins (Cisco) ou encore Safra Catz d'Oracle seront présents.

Mme Catz est arrivée la première peu avant 16H00 TU dans le hall de la tour de la 5e avenue. Elle n'a fait aucune déclaration à la nuée de journalistes et photographes massés devant les ascenseurs menant aux bureaux de M. Trump

L'absent de marque est Jack Dorsey, le PDG de Twitter, alors que le réseau social est le moyen de communication favori du milliardaire.

Quelques heures avant la rencontre, le président élu a annoncé que Travis Kalanick, le patron d'Uber, et Elon Musk, le PDG de Tesla et SpaceX, qui sera présent à la rencontre, allaient intégrer son Forum stratégique composé déjà de 16 patrons qu'il consultera pour élaborer et évaluer sa politique économique.

Ils sont les deux seuls dirigeants de la Silicon Valley à figurer dans ce Forum. La PDG d'IBM Ginni Rometty, qui s'est engagée mardi à embaucher 25.000 personnes aux Etats-Unis dans les quatre prochaines années, soit la durée du mandat de M. Trump, y est également mais "Big Blue" est basée à New York.

Le sujet principal de la rencontre devrait être l'emploi: le futur président, qui s'efforce de concrétiser sa promesse de rapatrier des milliers d'emplois partis dans des pays où la main d'oeuvre est bon marché, devrait les pousser à créer des emplois aux Etats-Unis.

Il a déjà indiqué vouloir voir notamment Apple, dont les célèbres smartphones sont fabriqués en Chine, ouvrir une "très grande usine" aux Etats-Unis, "la plus grande et la meilleure".

M. Trump s'avance toutefois en terrain hostile: à l'exception de Peter Thiel, co-fondateur de PayPal et investisseur de la première heure dans Facebook, aujourd'hui dans l'équipe de transition de Donald Trump, la grande majorité des acteurs du secteur a soutenu la candidate démocrate Hillary Clinton pendant la campagne électorale.

Jeff Bezos avait notamment été la cible d'attaques de Donald Trump, reprochant à son groupe de ne pas payer assez d'impôts. M. Bezos, qui possède également le quotidien Washington Post, avait estimé que ces déclarations "n'étaient pas dignes d'un candidat à la présidence".

Dans une lettre fin novembre, le secteur avait réclamé au nouveau président des politiques pour "favoriser la croissance et l'innovation" et "un code fiscal qui motive davantage d'investissement et d'emplois ici en Amérique (et) qui conduise aussi à plus d'innovations dans les produits vendus autour du monde".

L'impact de la présidence Trump sur le secteur est à ce stade incertain.

Une baisse de l'impôt sur les sociétés, en particulier quand elles rapatrient de l'argent aux Etats-Unis, serait positif pour les géants du secteur, Apple en tête, qui ont énormément de liquidités stockées à l'étranger.

Le secteur, qui a beaucoup profité de la mondialisation et emploie un grand nombre d'ingénieurs étrangers, pourrait en revanche souffrir en cas de mesures protectionnistes ou de restrictions sur les visas. La sécurité publique et le cryptage des données pourraient aussi constituer une source de conflit potentiel.

En verve en Bourse lors des dix premiers mois de l'année, les actions du secteur technologique ont quelque perdu de leur superbe depuis l'élection.

"Le secteur technologique est une inconnue parce que nous ne savons pas vraiment les mesures qu'envisage l'administration Trump pour forcer la main à ces entreprises internationales", explique David Levy, expert chez Ventura Wealth Management.

Les enjeux sont importants pour les entreprises d'Elon Musk, dont des revenus dépendent également d'accords avec le gouvernement fédéral.

SpaceX, sa compagnie spécialisée dans les lanceurs, a comme premier client l'agence fédérale National Aeronautics & Space Administration, qui lui a passé des contrats d'une valeur de 6,5 milliards de dollars lors des huit dernières années. Le groupe compte en outre participer à de prochains appels d'offres de l'Armée de l'Air américaine.

Quant à son autre société, Tesla, elle compte sur les subventions publiques pour inciter les consommateurs à opter pour les voitures propres.

Avec AFP

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Julian Assange se plaint d'avoir des échanges pas assez privés avec sa défense

Un panneau est posé à l'extérieur de Woolwich Crown Court, à Londres, en Grande-Bretagne, le 24 février 2020, avant une audience pour décider si Julian Assange doit être extradé vers les États-Uni,. REUTERS / Hannah Mckay

Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange s'est plaint mercredi de ne pas pouvoir échanger avec sa défense en toute confidentialité, interrompant brièvement le troisième jour de l'examen par la justice britannique de la demande d'extradition américaine.

"Je ne peux pas parler à mes avocats en vraie confidentialité", s'est emporté l'Australien de 48 ans, séparé de ses avocats et du reste de la salle d'audience du tribunal de Woolwich (Sud-Est de Londres) par un panneau de verre.

"Je ne peux pas parler à mes avocats (...) Je ne peux pas (leur) poser de questions, je ne peux pas leur donner de directives", a-t-il ajouté après s'être levé, faisant remarquer que des micros placés tout près pouvaient capter des éléments de conversation.

Les officiels américains ont "cent fois plus de contacts avec leur équipe d'avocats", a-t-il poursuivi.

La juge Vanessa Baraitser, qui avait peu auparavant demandé à la défense de s'enquérir de son état parce qu'Assange semblait fatigué, a rapidement mis fin à cette sortie en ordonnant une courte pause.

"Généralement, les prévenus n'ont pas leur mot à dire tant qu'ils ne témoignent pas", a-t-elle rétorqué.

Julian Assange est poursuivi aux Etats-Unis pour avoir diffusé à partir de 2010 plus de 700.000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, notamment en Irak et en Afghanistan. Il risque jusqu'à 175 ans de prison, en vertu des lois anti-espionnage de 1917 et pour piratage informatique.

Pour statuer sur la demande d'extradition, dont l'examen se tient cette semaine puis trois semaines à partir du 18 mai, la justice britannique doit notamment s'assurer qu'elle n'est pas disproportionnée ou incompatible avec des droits de l'Homme.

Julian Assange est détenu à la prison de haute sécurité de Belmarsh, adjacente au tribunal.

Après la brève interruption, l'avocat d'Assange, Edward Fitzgerald, a indiqué qu'il demanderait à ce que son client puisse s'asseoir dans le parterre de la salle d'audience, soulignant qu'il ne constituait "une menace pour absolument personne".

La juge a toutefois prévenu qu'elle pourrait difficilement accéder à cette demande, qui nécessiterait probablement l'introduction d'une demande de libération sous caution.

Celle-ci lui avait déjà été refusée et le représentant du gouvernement américain, James Lewis, a dit qu'il s'y opposerait.

Assange a été arrêté en avril 2019 après sept ans passés reclus à l'ambassade d'Equateur à Londres, où il s'était réfugié après avoir enfreint les conditions de sa liberté sous caution, craignant une extradition vers les Etats-Unis.

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