Pas de poursuites fédérales contre six policiers américains après l'affaire Freddie Gray
Pas de poursuites fédérales contre six policiers américains après l'affaire Freddie Gray
Manifestants réclamant "Justice pour Freddie" devant un commissariat de police, Baltimore, Maryland, Gray, le 21 avril 2015
Le ministère américain de la Justice a annoncé mardi qu'il n'engagerait pas de poursuites contre six agents de la police de Baltimore, dans le cadre de l'enquête fédérale ouverte après la mort de Freddie Gray, un jeune Noir mortellement blessé dans un fourgon de police en 2015.
"Le ministère de la Justice a déterminé qu'il n'existe pas suffisamment de preuves pour conclure sans incertitude" que les six policiers mis en cause "ont volontairement bafoué les droits civils de M. Gray. En conséquence, l'enquête a été fermée, sans engager de poursuites", a déclaré le ministère dans un communiqué.
En avril 2015, une enquête fédérale avait été ouverte pour déterminer si les droits civils du jeune homme avaient été lésés.
Six policiers avaient été mis en cause dans la mort de Freddie Gray, 25 ans, à Baltimore en avril 2015.
En images : un an après, le quartier de Freddie Gray n'a pas changé à Baltimore
1/11Près du bâtiment où vit la famille de Freddie Gray, une peinture murale a été dessinée pour lui rendre hommage, Baltimore, le 6 mai 2016. (VOA/ Nastasia Peteuil)
2/11Sandtown, le quartier où vivait Freddy Gray, un jeune Noir américain mort en détention, se situe à West Baltimore. Pendant les manifestations qui ont suivi sa mort, le quartier de Sandtown était au coeur de la contestation, parfois violente, contre la police, Baltimore, le 6 mai 2016. (VOA/ Nastasia Peteuil)
3/11Freddie Gray était un habitant des Gilmor Homes, à Sandtown, des maisons construites pour les familles défavorisées. Baltimore, le 6 mai 2016. (VOA/ Nastasia Peteuil)
4/11Derrière la murale de Freddie Gray, un jardin a été planté pour commémorer la renaissance du quartier que plusieurs associations essaient d'organiser, Baltimore, le 6 mai 2016. (VOA/ Nastasia Peteuil)
5/11Pendant les manifestations, des incendies ont été perpétrés, comme contre cette ancienne épicerie de Baltimore, le 6 mai 2016. (VOA/ Nastasia Peteuil)
6/11Un autre lieu qui rend hommage à Freddie Gray, jeune Noir américain mort pendant son arrestation par la police de Baltimore en 2015, le 6 mai 2016. (VOA/ Nastasia Peteuil)
7/11Des enfants du quartier marchent devant une autre fresque murale qui représente Freddie Gray avec le slogan "le pouvoir du peuple". Baltimore, le 6 mai 2016. (VOA/ Nastasia Peteuil)
8/11Le magasin Restore de l'organisation Habitat for Humanity est le seul magasin du quartier parmi les "liquor store", les magasins d'alcool. Mark Lange est le manager de ce commerce qui revend du mobilier pour un prix très bas. Baltimore, le 6 mai 2016. (VOA/ Nastasia Peteuil)
9/11Le New Song Center est un centre qui a ouvert il y a quelques années pour permettre aux enfants du quartier d'avoir des activités extra-scolaires. Baltimore, le 6 mai 2016. (VOA/ Nastasia Peteuil)
10/11Habitat for Humanity a été l'origine de nouvelles habitations pour remplacer les maisons abandonnées - près de 45 000 - dans la ville de Baltimore, le 6 mai 2016. (VOA/ Nastasia Peteuil)
11/11Le quartier de Sandtown est tombé dans la décrépitude après la crise de l'industrie, comme les villes de Détroit (Michigan) ou de Cleveland (Ohio), Baltimore, le 6 mai 2016. (VOA/ Nastasia Peteuil)
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Le jeune homme a subi, dans des circonstances qui n'ont jamais été clairement établies, une fracture des vertèbres cervicales lors de son transport dans un fourgon de police le 12 avril, avant de succomber à ses blessures le 19 avril.
Le procureur de Baltimore avait annoncé en juillet 2016 l'abandon des poursuites contre les six policiers impliqués dans cet homicide.
Le mort de Freddie Gray avait accru les tensions raciales déjà très vives aux Etats-Unis, et était devenue, pour beaucoup, le symbole des violences policières envers la communauté noire.
Dans la ville de Baltimore, où des émeutes avaient éclaté, les autorités avaient dû déclarer l'état d'urgence et appeler les militaires de la garde nationale en renfort, pour tenter de rétablir le calme.