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Les avocats de Trump demandent la non-publication d'un livre polémique sur le président

Steve Bannon à la base St Andrews aux Etats-Unis, le 9 avril 2017.

Le président américain Donald Trump était sur la défensive jeudi après les mises en cause de son ancien conseiller stratégique Steve Bannon dans un livre explosif - dont il espère faire interdire la sortie - qui détaille les dysfonctionnements de la Maison Blanche.

Dans cet ouvrage, dont plusieurs rédactions ont obtenu une copie avant sa mise en vente prévue mardi, l'ex-conseiller à la chevelure poivre et sel dénonce sans détour l'attitude de Donald Trump Jr., fils du président.

Jugeant qu'il a commis une "trahison" en rencontrant une avocate russe durant la campagne, il donne de facto du poids à l'enquête en cours du procureur spécial Robert Mueller sur les liens supposés entre Moscou et l'équipe Trump, qui empoisonne la jeune présidence de ce dernier.

Après la très vive réaction du président américain, qui a accusé Bannon - à ses côtés à la Maison Blanche pendant six mois - d'avoir "perdu la raison", la riposte judiciaire a été lancée. Son avocat, Charles J. Harder, a tenté de faire interdire la publication du livre.

Il a adressé un courrier à son auteur Michael Wolff, et à Steve Rubin, président de la maison d'édition Henry Holt and Co. leur demandant de "cesser immédiatement" sa distribution, évoquant, entre autres, la diffamation.

Dès mercredi soir, Me Harder avait adressé une mise en demeure écrite à Steve Bannon, l'accusant d'avoir rompu un accord de confidentialité et d'avoir tenu des propos diffamatoires "à l'encontre de M. Trump et de membres de sa famille".

Fidèle à son style provocateur, ce dernier a de son côté assuré qu'il soutenait toujours l'ancien magnat de l'immobilier.

"Le président des Etats-Unis est un grand homme", a-t-il affirmé mercredi soir, quelques heures après le communiqué cinglant dans lequel Donald Trump l'accusait d'avoir "perdu la raison".

"Je le soutiens sans relâche", a ajouté sur Sirius XM radio le patron du très droitier site d'informations Breitbart News.

Depuis son départ de la Maison Blanche l'été dernier, Steve Bannon s'est auto-désigné sauveur du "Trumpisme" face à ce qu'il juge être un dévoiement par les républicains du sérail et les "élites" de Washington.

Le livre de Michael Wolff ("Fire and Fury: Inside the Trump White House") raconte en particulier combien la première année au pouvoir de Donald Trump fut marquée d'abord par une forme de "chaos" permanent.

Il décrit un président fréquemment reclus dans sa chambre dès 18H30 avec un cheeseburger, les yeux rivés sur ses trois écrans de télévisions, multipliant les appels à un petit groupe d'amis sur lesquels il déverse "un flot de récriminations", allant de la malhonnêteté des médias au manque de loyauté des membres de son équipe.

L'exécutif américain a dénoncé avec force un livre "truffé d'affirmations fausses ou trompeuses" de la part d'individus qui n'ont ni accès à la Maison Blanche ni de véritable influence sur cette dernière.

Hasard du calendrier ou volonté d'envoyer un signal fort à ceux qui, au sein de l'équipe Trump, seraient tentés de raconter aux journalistes les coulisses de la présidence ? La porte-parole de la Maison Blanche a annoncé jeudi que toute personne travaillant à la Maison Blanche ne pourrait désormais plus utiliser son téléphone portable personnel dans la West Wing, centre névralgique de l'exécutif américain.

Sarah Sanders a mis en avant "la sécurité et la protection des systèmes technologiques à la Maison Blanche" pour justifier cette décision qui entrera en vigueur la semaine prochaine.

Depuis son arrivée au pouvoir, Donald Trump n'a de cesse de dénoncer les fuites au sein de ses équipes.

Dans le communiqué qu'il a diffusé mercredi, il déplorait notamment que Steve Bannon ait passé son temps à la Maison Blanche "à faire fuiter de fausses informations pour se rendre plus important qu'il n'était".

Avec AFP

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Au Mur des Lamentations, Pompeo offre à Netanyahu une image symbolique

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo devant le Mur des Lamentations

Le secrétaire d'Etat Mike Pompeo est devenu jeudi le premier haut responsable américain à visiter le Mur des Lamentations avec un Premier ministre israélien, une image symbolique et un coup de pouce à Benjamin Netanyahu, engagé dans une bataille incertaine pour sa réélection.

L'administration américaine de Donald Trump semble vouloir mettre tout son poids dans la balance pour soutenir le Premier ministre d'Israël à l'approche des élections législatives du 9 avril.

En plein déplacement de son secrétaire d'Etat, M. Trump s'est prononcé sur Twitter pour la reconnaissance de "la souveraineté d'Israël" sur la partie du Golan syrien occupée en 1967 par Israël puis annexée.

"Merci président Trump!", a aussitôt réagi Benjamin Netanyahu sur Twitter, en saluant une décision "courageuse".

Le chef du gouvernement israélien avait encore réclamé la veille, en présence de Mike Pompeo, que la communauté internationale fasse ce pas au nom de sa sécurité. Reconnaître formellement l'annexion du Golan serait une nouvelle entorse à la tradition diplomatique américaine et au consensus international.

Mike Pompeo a en tout cas rompu avec la pratique lors de sa visite à Jérusalem. Devant les caméras, il s'est recueilli avec Benjamin Netanyahu face au Mur des Lamentations, le site de prière le plus sacré pour les juifs. Les deux hommes ont ensuite, chacun à leur tour, glissé leur prière inscrite sur un petit papier entre les pierres de l'imposante muraille.

"Il est important" et "symbolique qu'un haut responsable américain s'y rende avec un Premier ministre d'Israël", a expliqué le chef de la diplomatie américaine, évoquant un "lieu très important pour de nombreuses religions".

- Une aura -

Mais ce geste apparaît surtout comme une nouvelle étape dans la révision de la position américaine à l'égard de Jérusalem engagée par Donald Trump, qui avait lui-même été en 2017 le premier président des Etats-Unis en exercice à se rendre au Mur des Lamentations.

Ce site se trouve en effet à Jérusalem-Est, dont Israël s'est emparé en 1967 avant de l'annexer.

La communauté internationale juge illégale cette annexion, et renvoie le statut final de la Ville sainte à des négociations de paix.

Mais Donald Trump a lui reconnu unilatéralement fin 2017 Jérusalem comme capitale d'Israël, ce qui lui vaut les remontrances de nombreux autres pays, la colère des Palestiniens, mais aussi une aura particulière auprès des Israéliens.

Le sort de la ville est une des clés de toute résolution du conflit israélo-palestinien, puisque l'Etat hébreu la considère comme sa capitale "indivisible" alors que les Palestiniens revendiquent sa partie orientale comme capitale de l'Etat auquel ils aspirent.

- Netanyahu à Washington -

Tous ces gestes américains "devraient être accompagnés de déclarations montrant que les Etats-Unis envisagent aussi qu'à l'issue d'éventuelles négociations, la capitale d'un Etat palestinien puisse voir le jour dans Jérusalem-Est", estime Dan Shapiro, ambassadeur en Israël de l'ex-président Barack Obama. Ce qui n'est pas le cas.

Aaron David Miller, ancien diplomate américain, juge que la visite Pompeo-Netanyahu au Mur des Lamentations vise à montrer clairement "que cette administration est la plus pro-israélienne de l'histoire".

"A moins de trois semaines des élections israéliennes, pas besoin d'être un grand spécialiste du Moyen-Orient pour comprendre que l'administration fait tout son possible, en surfant sur la popularité de Trump en Israël, pour démontrer que Netanyahu est indispensable", dit à l'AFP cet expert du cercle de réflexion Wilson Center à Washington.

Le Premier ministre israélien, au pouvoir depuis une décennie, multiplie de son côté les occasions de s'afficher auprès des dirigeants américains, et se rendra la semaine prochaine à Washington auprès du locataire de la Maison Blanche. Ce nouveau voyage sera aussi l'occasion pour Benjamin Netanyahu de s'afficher à la grand-messe du puissant lobby pro-Israël Aipac.

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