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L'ex-conseiller Bannon accuse Trump Jr. de "trahison" dans l'affaire russe

L'ancien stratège en chef de la Maison Blanche Steve Bannon (G) et Jared Kushner, gendre et conseiller principal du président américain Donald Trump, assistant à une réunion de cabinet à Washington, 12 juin 2017.

Donald Trump Jr. a commis une "trahison" en rencontrant une avocate russe qui offrait des informations compromettantes sur Hillary Clinton avant l'élection présidentielle américaine, estime l'ex-conseiller du président, Steve Bannon, dans un livre à paraître.

L'entourage de M. Trump est au centre d'une enquête menée par le procureur spécial Robert Mueller sur une possible collusion avec la Russie en vue d'influencer l'élection de novembre 2016 au profit du candidat républicain.

>> Lire aussi : Trump: l'"enquête russe" donne "une très mauvaise image" des USA

Les services secrets russes auraient mis la main sur des milliers de messages du directeur de campagne de Mme Clinton qui avaient été publiés un mois avant le scrutin par Wikileaks. Donald Trump et Moscou nient toute entente ayant pesé sur le résultat du scrutin.

Jean-François Seznec joint par Nathalie Barge
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Les enquêteurs s'intéressent notamment à une rencontre entre le fils aîné de M. Trump, accompagné de son beau-frère Jared Kushner et Paul Manafort, alors directeur de la campagne du candidat républicain, et Natalia Veselnitskaya en juin 2016.

Mais selon le clan Trump, cette rencontre n'a duré que "quelques minutes" et l'avocate présumée liée au Kremlin n'a donné "aucune information de valeur" pour incriminer la candidate démocrate.

>> Lire aussi : Les démocrates s'inquiètent d'un limogeage du procureur Mueller

"Les trois personnes les plus importantes de la campagne ont pensé que c'était une bonne idée de rencontrer un gouvernement étranger dans la Trump Tower, dans la salle de conférence du 25e étage, sans avocats. Ils n'avaient pas d'avocats", explique M. Bannon à Michael Wolff, auteur du livre "Le feu et la fureur: dans la Maison Blanche de Trump", cité par le quotidien The Guardian.

"Même si vous pensez que ce n'était pas une trahison, pas anti-patriotique ou pas une connerie, et moi je pense que c'est tout cela, vous auriez dû appeler le FBI tout de suite", affirme l'ancien stratégiste controversé de la Maison Blanche.

L'enquête de l'équipe du procureur Mueller se concentre sur "le blanchiment d'argent", estime M. Bannon. "Leur chemin vers Trump passe directement par Paul Manafort, Don Jr. et Jared Kushner", dit-il.

>> Lire aussi : Rex Tillerson évoque un acte de "guerre hybride" sur l'ingérence russe

Quatre membres de la campagne Trump sont poursuivis dans cette affaire, dont Paul Manafort, un avocat lobbyiste resté seulement quelques mois à son poste, inculpé le 30 octobre.

Donald Trump Jr. a lui été interrogé à huis clos au Congrès en décembre sur la rencontre de New York.

La Deutsche Bank a par ailleurs été sommée de fournir des documents sur ses relations d'affaires avec l'empire familial de Donald Trump. Mais selon M. Bannon, l'enquête s'intéresse aussi aux énormes prêts consentis par la banque allemande à l'empire immobilier de Jared Kushner.

Avec AFP

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Joe Biden, désormais dans la course à la présidence des Etats-Unis

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Le chef du Pentagone disculpé de toute faute dans ses liens avec Boeing

Le ministre de la Défense par intérim, Patrick Shanahan, au centre, accompagné du Chef d'état- major, le général Joseph Dunford, à gauche, et du secrétaire en charg de l'armée de l'Air (Air Force), Heather Wilson, devant le Comité des services armés du Sénat.

Le ministre américain de la Défense par intérim Patrick Shanahan a été disculpé jeudi de toute violation des règles d'éthiques du Pentagone à l'issue d'une enquête interne sur ses liens avec son ancien employeur Boeing, chez qui il a passé 30 ans.

M. Shanahan "a pleinement respecté ses engagements et ses obligations éthiques en ce qui concerne Boeing et ses concurrents", a indiqué dans un communiqué l'Inspecteur général du ministère de la Défense, un organisme indépendant chargé des enquêtes internes sur cette administration tentaculaire.

Cette annonce ouvre la voie à une éventuelle nomination par le président Donald Trump de M. Shanahan au poste de ministre de la Défense, qui devra être confirmée par le Sénat.

Dans une plainte déposée en mars, l'organisation Citoyens pour la responsabilité et l'éthique à Washington (CREW) avait demandé à l'Inspecteur général d'ouvrir une enquête à la suite d'informations rapportées par le site d'informations Politico sur des propos que M. Shanahan aurait tenus en privé en faveur de Boeing et au détriment de son concurrent Lockheed Martin.

"Par sa conduite et ses commentaires, le ministre par intérim pourrait avoir violé les règles d'éthique du Pentagone", indiquait le groupe.

A son arrivée en juin 2017 en tant que numéro deux du ministre de la Défense Jim Mattis, M. Shanahan avait signé un accord avec le Pentagone par lequel il s'engageait à ne participer à aucune discussion concernant Boeing.

Outre M. Shanahan lui-même, l'inspecteur général a précisé avoir entendu 33 témoins, consulté 5.600 pages de documents publics et 1.700 pages de documents classés secret-défense.

"Nous n'avons confirmé aucune des allégations", précise le rapport. "Nous avons déterminé que M. Shanahan n'a pas fait les commentaires qui lui étaient attribués, n'a pas fait la promotion de Boeing, et n'a pas dénigré ses concurrents".

"Le bureau de l'inspecteur général a pris ces accusations au sérieux", a souligné l'inspecteur général Glenn Fine. "Les témoignages démontrent que M. Shanahan a pleinement respecté ses obligations et ses engagements éthiques à l'égard de Boeing et ses concurrents."

M. Shanahan a été propulsé à la tête du Pentagone lorsque M. Mattis a démissionné avec fracas en décembre pour protester contre le retrait de Syrie décidé unilatéralement par le président Donald Trump.

M. Trump n'a toujours pas nommé de candidat pour succéder à Jim Mattis.

Le Monde Aujourd’hui à Khartoum, à Kinshasa, à Washington

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L'ancien vice-président démocrate Joe Biden à la conquête de la Maison Blanche

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