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Le directeur de campagne de Trump inculpé pour avoir agrippé une journaliste

Donald Trump, le grand favori dans les primaires républicaines pour la présidence de novembre

La police de Jupiter, en Floride, a annoncé avoir arrêté, inculpé et immédiatement remis en liberté Corey Lewandowski, convoqué au tribunal le 4 mai prochain

Le directeur de campagne de Donald Trump avait vigoureusement démenti les faits qui lui sont reprochés mais que semble confirmer une nouvelle vidéo de surveillance.

L'entourage du favori des primaires présidentielles républicaines conteste l'emploi du mot "arrestation", ce qui pourrait s'expliquer par le fait qu'il s'est présenté de lui-même au commissariat selon le Palm Beach Post. Mais il a confirmé l'inculpation, tout en clamant l'innocence du plus proche conseiller du milliardaire américain.

Le chef d'inculpation correspond à un délit mineur: une "voie de fait" ou atteinte à l'intégrité physique d'une personne. Corey Lewandowski est accusé d'avoir "intentionnellement touché Michelle Fields (...) contre le gré de Michelle Fields", la journaliste.

"M. Lewandowski a reçu une assignation à comparaître et on lui a donné une date au tribunal. Il n'a pas été arrêté. M. Lewandowski est absolument innocent de ce chef (d'accusation). Il plaidera non coupable et a hâte de se défendre au tribunal. Il est absolument sûr d'être exonéré", a indiqué l'équipe de Donald Trump dans un communiqué officiel.

"Ouah, Corey Lewandowski, mon directeur de campagne, un homme très respectable, vient d'être inculpé pour agression d'une journaliste. Regardez les vidéos-il n'y a rien!" a aussi écrit sur Twitter Donald Trump.

Il a ensuite accusé la journaliste de l'avoir agrippé lui-même. "Puis-je porter plainte?" a-t-il écrit.

L'altercation remonte au 8 mars, à l'issue d'une conférence de presse de Donald Trump à Jupiter, dans son club de golf.

Michelle Fields, alors journaliste pour le site conservateur Breitbart, suivait Donald Trump pour lui poser une question. Le candidat se dirigeait vers l'arrière de la salle quand elle dit avoir été violemment tirée par l'avant-bras par Corey Lewandowski, une scène dont fut témoin un journaliste du Washington Post.

Violences récurrentes

Michelle Fields, qui a depuis démissionné de Breitbart car le site ne soutenait pas sa version des faits, avait photographié et publié sur Twitter des bleus sur son avant-bras gauche comme preuve, mais Corey Lewandowski avait nié la moindre altercation. Les vidéos partielles et l'enregistrement audio de l'incident n'avaient jusqu'à aujourd'hui pas permis de confirmer avec certitude les accusations.

"Vous êtes totalement délirante. Je ne vous ai jamais touchée. En fait, je ne vous ai même jamais rencontrée", avait écrit Corey Lewandowski sur Twitter le 11 mars, le jour où la journaliste avait porté plainte.

Donald Trump avait également défendu son directeur de campagne. "Elle a peut-être tout inventé", avait-il déclaré sur CNN deux jours après.

Mais une vidéo de surveillance rendue publique par la police mardi semble confirmer la version de la journaliste. On y voit Corey Lewandowski tendre le bras et agripper Michelle Fields, qui se retrouve à quelques mètres derrière Donald Trump.

Le 19 mars, Corey Lewandowski avait aussi été filmé en train de tirer un jeune manifestant en arrière par le col, sans apparemment le blesser, lors d'un meeting à Tucson, dans l'Arizona.

"Je dois lui reconnaître qu'il est plein d'entrain", avait alors justifié Donald Trump.

Ces incidents s'ajoutent à de nombreux heurts et violences dans les réunions publiques de Donald Trump, qui refuse systématiquement de les condamner et rejette la faute sur des "agitateurs professionnels".

Donald Trump traîne aussi une réputation de coups bas et de sexisme. La semaine dernière, il a ainsi directement menacé l'épouse de Ted Cruz, Heidi, dont il a retweeté une photo grimaçante à côté de sa femme Melania, ancien mannequin.

Le refus de Donald Trump d'appeler au calme parmi ses partisans lui avait attiré les foudres non seulement des démocrates mais aussi de ses rivaux républicains, le sénateur Ted Cruz et le gouverneur John Kasich.

"C'est la conséquence de la culture de la campagne de Trump", a réagi Ted Cruz mardi auprès de journalistes, dénonçant une campagne "fondée sur les insultes et les attaques personnelles, et désormais la violence physique".

Après plus d'une semaine de pause, Donald Trump organise un meeting à Janesville, dans le Wisconsin, mardi à 16H00 (21H00 GMT).

Avec AFP

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La juge Amy Coney Barrett confirmée à la Cour suprême américaine

La juge Amy Coney Barrett, candidate du président Donald Trump à la Cour suprême des États-Unis, au Capitole à Washington, DC, États-Unis, le 21 octobre 2020. Leigh Vogel/Pool via REUTERS

Le Sénat américain a voté lundi soir pour confirmer la juge Amy Coney Barrett à la Cour suprême, donnant ainsi une immense victoire au président Donald Trump, à huit jours des élections.

Mme Barrett, 48 ans, est une fervente catholique qui est mère de sept enfants.

Malgré l'opposition des démocrates face à un processus jugé "illégitime" si près du scrutin présidentiel, les élus républicains, majoritaires à la Chambre haute, ont tous, à une seule exception, voté pour la candidate choisie par le président.

Parmi les républicains, seule la sénatrice Susan Collins du Maine a dit non, alors que tous ses pairs ont validé le choix du président Trump. Aucun démocrate n'a vote en sa faveur.

Mme Barrett devrait prêter serment lundi soir même à la Maison blanche, ce qui veut dire qu'elle pourrait rejoindre dès mardi la plus haute cour des États-Unis.

Le Sénat vote pour confirmer la juge nommée par Trump à la Cour suprême

La juge Amy Coney Barrett, candidate du président Donald Trump, à Capitol Hill, à Washington, DC, le 21 octobre 2020. Leigh Vogel/Pool via REUTERS

Le Sénat américain devrait confirmer définitivement lundi la nomination à la Cour suprême d'une juge choisie par Donald Trump, qui aura, à huit jours de la présidentielle, durablement consolidé la majorité conservatrice au sein de cette institution-clé.

Le président républicain avait désigné la magistrate Amy Coney Barrett, une fervente catholique conservatrice de 48 ans, pour succéder à l'icône progressiste et féministe Ruth Bader Ginsburg après son décès.

Le président républicain compte sur ce vote rondement mené pour satisfaire sa base électorale. Il aura au cours de son mandat nommé trois juges conservateurs au sein du temple du droit américain.

Les démocrates dénoncent de leur côté sa volonté de faire aboutir une nomination aussi capitale, d'une juge choisie à vie, aussi près du scrutin du 3 novembre, mais disposent de peu de leviers pour s'y opposer.

Car les républicains sont majoritaires au Sénat, au moins jusqu'aux élections du 3 novembre puisqu'outre leur président, les Américains renouvelleront aussi partiellement le Congrès.

Réunis exceptionnellement un week-end, les sénateurs ont surmonté dimanche, par 51 voix contre 48, un dernier obstacle procédural pour limiter la durée des débats.

Cela ouvre la voie à un vote solennel en séance plénière lundi sur le nom d'Amy Coney Barrett, déjà validé en commission. La majorité simple de 51 voix, aux mains des républicains, suffira.

"Nous allons donner à cette candidate les votes qu'elle mérite pas plus tard que lundi", avait lancé dès vendredi, à l'ouverture des débats, le chef de la majorité républicaine Mitch McConnell, balayant les appels démocrates à attendre le résultat des élections.

Six contre trois

Les républicains "supervisent le processus le plus partisan, le plus hypocrite et le moins légitime de l'histoire" des confirmations à la Cour suprême, avait répondu son alter ego démocrate Chuck Schumer, rappelant que le même Mitch McConnell avait refusé, en 2016, d'auditionner un juge nommé par le président de l'époque, Barack Obama, sous prétexte que les élections étaient trop proches.

Le camp présidentiel a globalement fait bloc derrière le choix de Donald Trump. Si deux sénatrices républicaines avaient manifesté leur opposition à ce processus précipité, l'une d'elles, Lisa Murkowski, a prévenu ce week-end que ça ne l'empêcherait pas de voter en faveur de la juge.

"J'ai perdu la bataille de procédure", mais "je n'ai rien contre elle en tant que personne", a-t-elle dit.

L'arrivée de la juge Barrett modifiera considérablement l'équilibre au sein de la haute juridiction, avec une majorité conservatrice de six juges contre trois plus progressistes.

Cette mère de sept enfants opposée à l'avortement pourra, sauf surprise, participer à sa première audience dès le 2 novembre, la veille de l'élection présidentielle.

Elle siègera donc théoriquement en cas d'examen d'éventuels recours contre les résultats du scrutin.

Surtout, la Cour suprême tranche aux Etats-Unis les débats de société les plus épineux, de l'avortement au port d'armes en passant par les droits des minorités sexuelles.

Les démocrates, à court d'options pour faire barrage à cette nomination, ont tenté de transformer les débats, retransmis en partie sur les chaînes de télévision, en une tribune sur l'avenir de l'assurance santé Obamacare, que Donald Trump veut abroger.

La haute cour doit en effet examiner le 10 novembre un recours contre cette loi emblématique de l'ex-président démocrate, sur laquelle la juge a exprimé des réserves dans le passé.

La vie dans la réserve indienne de Pine Ridge, dans le Dakota du Sud

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Le président américain Donald Trump a voté par anticipation en Floride

Le président américain Donald Trump salue les spectateurs après avoir voté lors de l'élection présidentielle de 2020 à la bibliothèque du comté de Palm Beach à West Palm Beach, Floride, États-Unis, le 24 octobre 2020.

C’est dans l’État charnière de Floride que le président américain Donald Trump a voté par anticipation samedi, selon la presse locale.

"C'est en personne que Donald Trump a voté pour Donald Trump", précise le quotidien Miami Herald.

M. Trump, 74 ans, est candidat à un second et dernier mandat à la tête des États-Unis. C’est l’année dernière qu’il a choisi de changer officiellement son État de résidence, quittant New York pour la Floride.

Le président américain a voté dans la ville de West Palm Beach, proche de sa station balnéaire de Mar-a-Lago, où il avait passé la nuit.

"JE VIENS DE VOTER. Un grand honneur !", a confirmé le président sortant dans un tweet.

Après s’être acquitté de son devoir de citoyen tôt dans la matinée, M. Trump, porte-étendard du parti républicain, a prévu de se rendre dans trois autres États pour battre campagne. Il s’agit de la Caroline du Nord, de l'Ohio, et du Wisconsin.

Pour sa part, son principal adversaire, l’ancien vice-président démocrate Joe Biden, a choisi de se concentrer ce samedi sur l'État clé de la Pennsylvanie.

M. Biden, 77 ans, est représenté ce samedi en Floride par l'ancien président Barack Obama. Ce dernier, avec qui ils ont remporté les présidentielles de 2008 et de 2012, y organise des meetings en voiture dans le nord de Miami.

Plus de 52 millions d’Américains ont déjà voté par anticipation. Selon les projections, environ 100 millions d’électeurs additionnels le feront d’ici le 3 novembre, date butoir pour la présidentielle.

Le président américain Donald Trump portant un masque facial part après avoir voté à l'élection présidentielle de 2020 à la bibliothèque du comté de Palm Beach à West Palm Beach, aux États-Unis, le 24 octobre 2020.
Le président américain Donald Trump portant un masque facial part après avoir voté à l'élection présidentielle de 2020 à la bibliothèque du comté de Palm Beach à West Palm Beach, aux États-Unis, le 24 octobre 2020.

Pour Herman Cohen, Joe Biden a le vent en poupe

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