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États-Unis

La Cour suprême américaine valide des purges de listes électorales

Election présidentielle a New York, le 8 novembre 2016.

La Cour suprême américaine a jugé lundi que des Etats pouvaient rayer de leurs listes électorales une part importante de leurs habitants, même si cette pratique semble viser les citoyens les plus pauvres qui penchent du côté démocrate.

Dans une décision prise à la courte majorité de cinq juges conservateurs contre quatre juges progressistes, la haute cour a donné raison à l'Ohio, Etat du Midwest où les républicains au pouvoir ont pris des mesures pour radier les personnes qui ne votent pas régulièrement, sous le prétexte d'actualiser les fichiers et de lutter contre la fraude.

Rien qu'en 2015, des centaines de milliers de résidents ont ainsi été privés de la faculté de choisir leurs élus dans l'Ohio.

En pratique, quiconque ne votant pas durant deux ans reçoit de son bureau de vote une demande de confirmation d'adresse. Si la personne ne répond pas, ou si elle continue à ne pas voter durant quatre ans, elle est radiée des listes, sous la présomption qu'elle n'habite plus là.

Dans les faits, sont mis sur la touche de nombreux militaires de retour de mission, des habitants soumis aux aléas économiques, notamment ceux ayant de longues heures de travail.

Les restrictions au droit de vote alimentent un gros contentieux aux Etats-Unis.

En plus de l'Ohio, six Etats ont adopté un plan permettant d'expurger leurs listes électorales des électeurs occasionnels: la Géorgie, le Montana, l'Oklahoma, l'Oregon, la Pennsylvanie et la Virginie occidentale.

En face, douze Etats dont celui de New York et la Californie, plus la capitale fédérale Washington, ont pris position contre ces purges.

Le gouvernement de Donald Trump, effectuant un revirement à 180 degrés par rapport à celui de M. Obama, a pris fait et cause pour l'Ohio.

Cette controverse s'aiguise à l'approche des élections de mi-mandat en novembre, qui décideront si M. Trump conserve sa majorité républicaine au Congrès.

Avec AFP

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La Maison Blanche envisage des baisses d'impôts pour éviter une récession

Le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer, à la Maison-Blanche le 27 août 2018.

La Maison Blanche envisage des baisses d'impôts et de droits de douane pour éviter une entrée des Etats-Unis en récession, ont rapporté lundi des médias américains, malgré l'insistance de Donald Trump sur la bonne santé de l'économie américaine.

Selon le Washington Post, des responsables de la Maison Blanche étudient plusieurs mesures pour stimuler l'économie américaine, dont une baisse temporaire de la taxe sur les salaires pour améliorer le pouvoir d'achat des travailleurs.

D'après le New York Times, les Etats-Unis pourraient également renoncer aux nouveaux droits de douane imposés par l'administration Trump aux imporations chinoises dans le cadre de la guerre commerciale avec Pékin.

Il s'agit de mesures à l'étude, et les responsables qui en ont eu l'idée n'ont pas encore demandé l'avis du président Donald Trump, lequel devrait en outre obtenir l'aval du Congrès, précisent les deux médias.

"Abaisser les taxes sur les salaires n'est pas quelque chose qui soit à l'étude en ce moment", a réagi la Maison Blanche auprès du Washington Post.

La taxe sur les salaires avait déjà été temporairement abaissée en 2011 et 2012 sous le président Barack Obama pour essayer de sortir l'économie américaine de la stagnation consécutive à la crise financière de 2008.

Selon un sondage publié dimanche par la National Association for Business Economists (NABE), près des trois quarts des économistes américains s'attendent à une récession d'ici 2021. Un avis que ne partage pas Donald Trump: "je ne crois pas qu'il y aura une récession. Nous nous portons terriblement bien", a-t-il affirmé à des journalistes dimanche.

Avec AFP

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