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Un homme interpellé après avoir percuté des militaires en patrouille à Paris

Des soldats sécurisent le lieu de l'attaque dans la banlieue de Paris, à Levallois-Perret, France, le 9 août 2017

La voiture soupçonnée d'avoir percuté des militaires mercredi matin près de Paris a été interceptée sur l'autoroute en direction du nord de la France et son conducteur, blessé par balle par la police, a été interpellé.

L'interception, "musclée", s'est déroulée en début d'après midi sur l'autoroute en direction de Calais, selon une source proche de l'enquête.

"L'homme interpellé, né en 1980, est susceptible d'être l'auteur" de l'attaque d'une patrouille de militaires à Levallois-Perret mercredi matin, "car il était à bord du véhicule recherché et a tenté de prendre la fuite", selon une source judiciaire.

Pour échapper à son arrestation, le conducteur a percuté un ou plusieurs véhicules, les policiers ont alors fait feu à plusieurs reprise, le blessant, a ajouté cette source.

Condamnation d'un "acte lâche"

La ministre française des Armées Florence Parly a condamné "avec la plus grande fermeté cet acte lâche qui n'entame en rien la détermination des militaires à oeuvrer pour la sécurité des Français".

"L'auteur, en fuite, est activement recherché par les forces de l'ordre. L'enquête en cours déterminera ses motivations", a-t-elle ajouté.

La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'enquête, notamment pour "tentatives d'assassinats sur personnes dépositaires de l'autorité publique en lien avec une entreprise terroriste".

La France est visée depuis janvier 2015 par une vague d'attentats jihadistes, pour la plupart revendiqués par le groupe Etat islamique (EI), qui a fait au total 239 morts. Les dernières ont tout particulièrement visé les forces de l'ordre, sur des sites emblématiques.

La préfecture du département des Hauts-de-Seine a évoqué un "acte a priori volontaire", à propos de cet incident qui intervient quatre jours après une tentative d'attaque contre d'autres soldats en patrouille antiterroriste sur le site de la Tour Eiffel à Paris.

L'attaque de mercredi matin a eu lieu devant une caserne militaire située au centre de la ville de Levallois-Perret, limitrophe de Paris. "Ce matin à la sortie de leur caserne, nos militaires sont sortis en groupe pour aller faire leur tournée et un véhicule BMW prépositionné dans l'allée leur a foncé dessus", a déclaré Patrick Balkany, le maire de cette banlieue "calme et sécurisée", où selon lui, "il n'y a jamais eu d'incidents".

Sur place, un périmètre de sécurité était en place, a constaté une journaliste de l'AFP. Plusieurs dizaines de policiers municipaux et des militaires se trouvaient au pied de l'immeuble, un bâtiment de 12 étages donnant sur un parc arboré.

"7 tentatives d'attentat déjouées"

Au rez-de-chaussée de l'immeuble se trouve un local prêté par la mairie de Levallois aux militaires dans le cadre de l'opération militaire Sentinelle de protection antiterroriste, a expliqué l'attaché de presse de la mairie.

Samedi soir peu avant minuit à la tour Eiffel à Paris, un homme avait franchi un portique en bousculant un agent de sécurité, puis sorti un couteau en criant "Allah Akbar", avant d'être interpellé par des militaires de l'opération Sentinelle. Admis en psychiatrie mais en permission de sortie, il a dit pendant sa garde à vue vouloir "commettre un attentat contre un militaire".

Le 19 juin, un homme fiché pour islamisme radical, avait foncé sur un fourgon de gendarmerie, sur la prestigieuse avenue des Champs-Elysées à Paris, conduisant une voiture chargée de deux bonbonnes de gaz, d'armes et de milliers de munitions, sans provoquer d'explosion.

Trois jours avant le premier tour de la présidentielle, les Champs-Élysées avaient déjà être le théâtre d'un attentat lorsque un jihadiste avait tué par balles le 20 avril un policier et blessé deux autres, avant d'être abattu.

Un conseil de Défense, habituel avant le Conseil des ministres, avait lieu à l'Élysée depuis 07H00 GMT mercredi, réunissant notamment le président Emmanuel Macron, son Premier ministre Edouard Philippe, et ses ministres de l'Intérieur, Gérard Colomb, et des Armées, Florence Parly.

Début août, le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb avait affirmé que "sept tentatives d'attentats" avaient été déjouées depuis le début de l'année. La France, qui participe à la coalition militaire internationale pour éradiquer l'EI en Irak et Syrie, est particulièrement menacée par les groupes jihadistes.

L'état d'urgence, mis en place après les attentats de novembre 2015 a été récemment renouvelé jusqu'au 1er novembre.

Le 14 juillet, le chef de l'État a annoncé que l'opération Sentinelle, qui mobilise 7.000 soldats en permanence sur le territoire national depuis les attentats de 2015, allait être revue "en profondeur afin d'avoir une plus grande efficacité opérationnelle et de prendre en compte l'effectivité et l'évolution de la menace".

L'emploi massif de soldats sur le territoire national fait débat, certains politiques - surtout à droite - et militaires s'interrogeant sur son efficacité par rapport à l'effort demandé aux armées, déjà très engagées sur les théâtres d'opérations extérieurs dans un contexte budgétaire tendu.

Avec AFP

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L'OMS suspend les essais cliniques relatifs au Coronavirus

Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'Organisation mondiale de la santé assiste à la 73e Assemblée mondiale de la santé virtuelle lors de l'épidémie de coronavirus à Genève, le 19 mai 2020.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé lundi avoir suspendu "temporairement" les essais cliniques avec l'hydroxychloroquine qu'elle mène avec ses partenaires dans plusieurs pays, par mesure de précaution.

Cette décision fait suite à la publication d'une étude vendredi dans la revue médicale The Lancet jugeant inefficace voire néfaste le recours à la chloroquine ou à ses dérivés comme l'hydroxychloroquine contre le Covid-19, a indiqué le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, au cours d'une conférence de presse virtuelle, précisant que la suspension avait été décidée samedi.

L'OMS a lancé il y a plus de deux mois des essais cliniques portant notamment sur l'hydroxychloroquine, baptisés "Solidarité", dans le but de trouver un traitement efficace contre le Covid-19.

Actuellement, "plus de 400 hôpitaux dans 35 pays recrutent activement des patients et près de 3.500 patients ont été recrutés dans 17 pays", a expliqué le patron de l'OMS.

Or, selon la vaste étude parue dans The Lancet, ni la chloroquine, ni son dérivé l'hydroxychloroquine ne se montrent efficaces contre le Covid-19 chez les malades hospitalisés, et ces molécules augmentent même le risque de décès et d'arythmie cardiaque.

L'étude a analysé des données d'environ 96.000 patients infectés par le virus SARS-CoV-2 admis dans 671 hôpitaux entre le 20 décembre 2019 et le 14 avril 2020, sortis ou décédés depuis. Environ 15.000 d'entre eux ont reçu l'une des quatre combinaisons (chloroquine seule ou associée à l'antibiotique, hydroxychloroquine seule ou associée à ce même antibiotique), puis ces quatre groupes ont été comparés aux 81.000 malades du groupe témoin n'ayant pas reçu ce traitement.

Les essais menées par l'OMS et ses partenaires concernant l'hydroxychloroquine seront suspendus le temps que "les données" recueillies par les essais Solidarité "soient examinées", a indiqué M. Tedros.

"Il s'agit d'une mesure temporaire", a précisé la Dr. Soumya Swaminathan, en charge du département Scientifique à l'OMS.

L'hydroxychloroquine est un dérivé de la chloroquine, prescrite depuis plusieurs décennies contre le paludisme. Connue en France sous le nom de Plaquénil, l'hydroxychloroquine est prescrit contre le lupus ou la polyarthrite rhumatoïde.

L'hydroxychloroquine connaît depuis fin février une notoriété inédite depuis que le professeur français Didier Raoult a rendu publiques plusieurs études, qui selon lui montrent une efficacité de l'hydroxychloroquine associée à un antibiotique, l'azithromycine.

L'effervescence autour de l'hydroxychloroquine a connu un regain lorsque le président américain Donald Trump s'en est fait l'apôtre, au point d'en prendre lui-même quotidiennement à titre préventif.

Au Brésil, le président Jair Bolsonaro est convaincu de ses effets, au point que le ministère de la Santé a recommandé son usage pour tous les patients légèrement atteints.

Lundi, le chef de l'OMS a tenu à rappeler qu'hydroxychloroquine et chloroquine "sont reconnus comme généralement sûrs pour les patients atteints de maladies auto-immunes ou de paludisme".

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