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Une vingtaine de morts dans une collision entre un minibus et un camion au Mali

Urgent: 20 morts et 13 blessés dans un accident de la circulation sur la route de Ségou

Vingt personnes ont été tuées et 11 blessées dans une collision entre un minibus et un poids lourd dans le sud du Mali, a annoncé mercredi le ministère des Transports.

L'accident est survenu mardi vers 20H00 sur la RN5 qui relie la capitale Bamako et la Guinée, entre Solabougouda et Naréna, selon un communiqué diffusé mercredi.

Son bilan est de "20 morts, dont 9 femmes, et 11 blessés graves", lesquels ont été évacués vers la capitale Bamako, a précisé le ministère.

Un problème technique et un excès de vitesse du camion sont en cause, selon lui.

Les accidents de la route sont nombreux au Mali, où le mauvais état des axes routiers a été par le passé source de tensions sociales.

La route reste le moyen de transport de marchandises et de personnes le plus utilisé dans ce pays d'Afrique de l'Ouest sans accès à la mer.

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La réouverture des écoles maliennes perturbée par une grève des enseignants

La réouverture des écoles maliennes perturbée par une grève des enseignants
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La réouverture des écoles maliennes immédiatement perturbée par une grève des enseignants

Des enseignants manifestent à Bamako, au Mali, le 5 avril 2017. (VOA / Kassim Traoré)

La reprise partielle des cours au Mali, prévue mardi après plus de deux mois de fermeture des écoles pour cause de coronavirus, a été boycottée par les enseignants du secteur public, a-t-on appris de source syndicale.

Sollicité par l'AFP, le ministère de l'Education n'a pas été en mesure de préciser dans l'immédiat le nombre d'élèves ayant effectivement repris le chemin de l'école ou le nombre d'enseignants grévistes.

La reprise concernait les élèves des classes dites d'examen du primaire et du secondaire, ainsi que des instituts de formation des maîtres.

Les syndicats de l'enseignement avaient relancé en janvier des mouvements de grève pour réclamer des augmentations de salaires, promises selon eux depuis octobre 2016 par les autorités mais jamais mises en oeuvre.

"Sept syndicats de l'enseignement public ont boycotté mardi la reprise des cours à cause de la non-satisfaction de leurs revendications et à cause du manque de dispositions dans les établissements pour protéger les uns et les autres" du risque de contamination, a déclaré à l'AFP Sambou Diadié Fofana, secrétaire général du Syndicat national des enseignants du secondaire.

"Moi, je ne suis affilié à aucun syndicat. J'ai été donner des cours aujourd'hui. Mais la rentrée n'était pas du tout animée", a déclaré Moussa Diallo, 41 ans, professeur dans un lycée public de Bamako.

"Il y avait de l'eau et du savon pour se laver les mains à plusieurs endroits", a-t-il ajouté.

La grève ne concerne pas les écoles privées, mais là aussi il n'était pas possible d'avoir dans l'immédiat des informations sur le nombre d'élèves ayant repris le chemin de l'école.

"La période allant du 2 juin au 31 juillet sera mise à profit pour exécuter un programme d'enseignement condensé et destiné aux élèves candidats aux examens", avait affirmé lundi dans un communiqué le ministre de l'Education, Mahamadou Famanta. "La réouverture des autres classes, qui ne sont pas des classes d'examen, interviendra le 1er septembre 2020", avait-il ajouté.

Le ministre a promis que "toute les mesures de prévention de la pandémie seront observées" et lancé un "cri du coeur" aux enseignants pour qu'ils retournent en classe.

Le Mali a déclaré officiellement plus de 1.300 cas de contamination et 78 décès.

Au Sénégal voisin, les autorités ont décidé de reporter le retour à l'école quelques heures seulement avant l'échéance prévue mardi matin pour des centaines de milliers d'élèves.

Le ministère de l'Education nationale a invoqué la découverte de la contamination de 10 enseignants en Casamance (sud) pour repousser la reprise jusqu'à "une date ultérieure".

Trois groupements appellent le président malien à la démission

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Coronavirus: chômage technique et baisse des recettes douanières maliennes

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L'activiste malien Clément Dembélé recouvre la liberté

Des manifestants exigeant la libération du militant anti-corruption Clément Dembélé, à Bamako au Mali.

Un militant anti-corruption et voix éminente de la société malienne a été libéré vendredi, mais sera jugé le 1er juillet pour incitation à la violence, a-t-on appris de sources judiciaires.

Clément Dembélé, président de la Plateforme contre la corruption et le chômage au Mali (PCC), avait été arrêté le 9 mai pour avoir appelé les forces de sécurité à se révolter contre le pouvoir dans une vidéo, avait indiqué à l'AFP un responsable au sein des services de renseignements.

Son arrestation n'avait jamais été confirmée publiquement par les autorités et le silence sur son sort et l'endroit où il se trouvait avait donné lieu à d'abondantes spéculations.

Il a été "présenté au procureur de la République ce vendredi. Il a été inculpé pour incitation à la violence, mais laissé libre. Il comparaîtra le 1er juillet prochain", a dit une source judicaire malienne.

Une autre source judicaire a confirmé l’information et ajouté que "ses problèmes avec la justice n’ont rien à voir avec ses activités de lutte contre la corruption".

Une centaine de personnes avaient manifesté en sa faveur mardi à Bamako mardi.

"Les gens ont dans un premier temps pensé qu’il avait été enlevé et donc porté disparu à jamais. Et qu’il ne fallait pas laisser passer ça", a expliqué Oumar Kanté, sociologue à l’université de Bamako.

"Ensuite le citoyen lambda a pensé qu’il était arrêté dans le cadre de sa croisade contre la corruption. Il fallait donc se mobiliser pour soutenir sa cause et exiger sa libération", a-t-il ajouté.

Le Mali était classé 130e sur 180 pays en 2019 sur l'indice de corruption dans le secteur public établi par l'organisation spécialisée Transparency International.

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