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Mali

Quinze morts dans l'effondrement d'un immeuble à Bamako

Bamako, capitale du Mali, le 2 août 2018. (REUTERS/Luc Gnago/Archives)

Quinze personnes ont été tuées dimanche à Bamako dans l'effondrement d'un immeuble en construction, duquel 26 personnes ont été extraites vivantes, selon un nouveau bilan du ministère malien de la Sécurité et de la protection civile.

Le troisième et dernier étage, en construction, de cet immeuble situé dans le quartier de Banconi Salemebougou s'est écroulé vers 4 heures du matin dans la nuit de samedi à dimanche sur le reste du bâtiment, déjà habité. L'ensemble s'est alors "effondré comme un château de cartes", ont rapporté les médias locaux.

Les opérations de secours se sont poursuivies toute la journée et que le bilan n'a cessé de s'alourdir, il s'établissait à 20 heures (GMT et locales) à "41 personnes secourues, dont 15 décédées", a indiqué sur Twitter le ministère.

"Une enquête a été ouverte au commissariat du 6e arrondissement (de Bamako) contre le propriétaire", selon la même source.

"Grâce à la détermination des services de secours, une fillette d'environ 4 ans vient d'être extraite des décombres en vie. Une autre survivante (une dame), vient d'être, fort heureusement, extraite des décombres par les secouristes", avait indiqué le ministère dans le courant de l'après-midi.

Les ministres de la Sécurité et de la Protection civile ainsi que celui de l'Urbanisme, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté se sont "rendus sur les lieux pour soutenir les familles éplorées et encourager les secouristes", selon la même source.

Sur Twitter, un ancien ministre de la Justice, Mamadou Ismaila Konaté, a mis en cause la "corruption" au Mali, pays où selon lui "on meurt faute de soins dans un hôpital démuni", dans des accidents de la "circulation, à cause de l'état de la route", ou encore lorsqu'un "bâtiment mal construit s'écroule", alors que "des gens s'enrichissent frauduleusement".

Les effondrements d'immeubles sont courants au Mali, où de nombreux bâtiments sont construits sans autorisation.

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L'activiste malien Clément Dembélé recouvre la liberté

Des manifestants exigeant la libération du militant anti-corruption Clément Dembélé, à Bamako au Mali.

Un militant anti-corruption et voix éminente de la société malienne a été libéré vendredi, mais sera jugé le 1er juillet pour incitation à la violence, a-t-on appris de sources judiciaires.

Clément Dembélé, président de la Plateforme contre la corruption et le chômage au Mali (PCC), avait été arrêté le 9 mai pour avoir appelé les forces de sécurité à se révolter contre le pouvoir dans une vidéo, avait indiqué à l'AFP un responsable au sein des services de renseignements.

Son arrestation n'avait jamais été confirmée publiquement par les autorités et le silence sur son sort et l'endroit où il se trouvait avait donné lieu à d'abondantes spéculations.

Il a été "présenté au procureur de la République ce vendredi. Il a été inculpé pour incitation à la violence, mais laissé libre. Il comparaîtra le 1er juillet prochain", a dit une source judicaire malienne.

Une autre source judicaire a confirmé l’information et ajouté que "ses problèmes avec la justice n’ont rien à voir avec ses activités de lutte contre la corruption".

Une centaine de personnes avaient manifesté en sa faveur mardi à Bamako mardi.

"Les gens ont dans un premier temps pensé qu’il avait été enlevé et donc porté disparu à jamais. Et qu’il ne fallait pas laisser passer ça", a expliqué Oumar Kanté, sociologue à l’université de Bamako.

"Ensuite le citoyen lambda a pensé qu’il était arrêté dans le cadre de sa croisade contre la corruption. Il fallait donc se mobiliser pour soutenir sa cause et exiger sa libération", a-t-il ajouté.

Le Mali était classé 130e sur 180 pays en 2019 sur l'indice de corruption dans le secteur public établi par l'organisation spécialisée Transparency International.

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