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Une série de mesures en réponse aux revendications de la population de Jerada au Maroc

Le Roi Mohammed VI, à droite, et le Premier ministre marocain Saad Eddine El Othmani, au centre, au Palais Royal, Casablanca,11 décembre 2017.

Le chef du gouvernement marocain Saad-Eddine El Othmani a annoncé samedi une série de mesures en réponse aux revendications de la population de Jerada, ancienne cité minière dans le nord-est du royaume agitée par des manifestations sociales depuis fin décembre.

La ville de Jerada vit au rythme des manifestations pacifiques depuis la mort accidentelle, fin décembre, de deux frères piégés dans un puits clandestin.

Les protestataires dénoncent l'"abandon" de leur ville, fustigent les "barons du charbon" qui "profitent de la situation" et réclament une "alternative économique" aux "mines de la mort".

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Car depuis la fermeture, à la fin des années 90, d'une importante mine qui constituait la principale activité de la ville, des centaines de mineurs continuent d'extraire clandestinement du charbon, que revendent des notables locaux, dont des élus, grâce à des permis d'exploitation.

Lors d'une réunion avec des élus locaux, samedi à Oujda, la capitale régionale située à une soixantaine de kilomètres de Jerada, M. Othmani a ainsi annoncé le "retrait des permis d'exploitation non conformes à la loi", selon un communiqué de son cabinet.

Il a aussi affirmé qu'une récente étude a démontré un "potentiel minier inexploité" à Jerada, avec des "réserves de plomb, de cuivre et de zinc", ce qui "ouvre la voie à l'exploitation de ces minerais au profit de la population" locale.

Accompagné de plusieurs ministres, il a ajouté qu'une enveloppe budgétaire serait débloquée au profit des anciens employés de la mine fermée à la fin des 1990, atteints de silicose, et que des logements seraient attribués aux anciens salariés de ce site d'exploitation qui employait avant sa fermeture quelque 9.000 personnes.

>> Lire aussi : La contestation se poursuit dans l'ancienne ville minière de Jerada au Maroc

Une "zone industrielle" est en cours de construction à Jerada, toujours selon le communiqué du chef du gouvernement, tandis que 3.000 hectares seront mobilisés pour l'exploitation agricole.

Le mouvement de Jerada se présente comme "le +hirak+ des fils du peuple". Le terme qui signifie "le mouvement populaire" est le même que celui utilisé dans la région du Rif (nord), agitée par de longs mois de manifestations l'an dernier, avec les mêmes revendications: désenclavement, emploi, services publics opérationnels, répartition plus équitable des richesses.

La contestation pacifique à Jerada porte notamment sur le développement économique, le traitement de la silicose qui touche des centaines d'anciens mineurs et l'ouverture d'enquêtes contre ceux que les locaux appellent les "barons du charbon".

>> Lire aussi : Nouvelle manifestation dans une ancienne ville minière au Maroc

Les manifestants, qui ont de nouveau défilé vendredi, n'ont pas encore réagi publiquement aux annonces faites par M. Othmani. Mustapha Dainane, membre du "hirak", a affirmé à l'AFP que le mouvement n'avait pas encore pris de position, mais qu'il "rejetait toute réunion en dehors de Jerada et sans la présence des militants du +hirak+".

"Nous refusons que des élus ou des syndicats parlent au nom de notre ville (...) le dialogue doit se faire avec le peuple, car c'est lui qui est touché", a ajouté ce militant.

Avec AFP

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33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

Pénurie de gaz au Tchad : appel à manifester en dépit d'une interdiction

Bonbonnes de gaz butane vide à N’Djamena, le 4 avril 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

Le Collectif tchadien contre la vie chère a appelé mardi les Tchadiens à "manifester pacifiquement" jeudi pour protester contre la pénurie de gaz qui affecte le pays depuis plus de deux mois, en dépit d'une interdiction du gouvernement.

"Nous appelons les Tchadiens, jeunes, femmes, enfants touchés par cette situation à sortir massivement avec leurs bonbonnes de gaz et marmites vides" jeudi dans les rues, a déclaré le porte-parole du collectif, Dyngamnayal Nely Versinis, selon un communiqué.

Lundi, le gouvernement tchadien avait pris un arrêté pour interdire la marche lancée par ce collectif de la société civile. Mi-mars, une première marche avait déjà été interdite.

"Le gouvernement dans sa logique de restreindre la liberté d'expression, a pris un arrêté pour interdire ladite manifestation sans qu'aucune raison valable ne soit avancée", a indiqué le collectif qui a décidé "de maintenir la marche" jeudi "sur toute l'étendue du territoire".

Depuis fin janvier, la raffinerie de Djarmaya, seule source d'approvisionnement en gaz du pays, tourne au ralenti.

En cause, la révision des machines de la centrale, qui détient le monopole du gaz dans le pays, et qui n'aurait pas été anticipée.

Pour parer à la situation, le gouvernement avait autorisé l'importation de gaz du Nigeria ou du Cameroun, mais les besoins en énergie de la population ne sont toujours pas satisfaits.

"Aujourd'hui, il s'agit plus d'un bras de fer entre le gouvernement et la société chinoise actionnaire de la raffinerie pour la renégociation de contrats qui est en cause", a indiqué à l'AFP une source proche du ministère tchadien de l'Economie.

Au Tchad, les manifestations de la société civile sont souvent interdites par le gouvernement qui invoque des "raisons de sécurité".

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