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Nouvelle manifestation dans une ancienne ville minière au Maroc

Les Marocains scandent des slogans lors d'une protestation contre la mort de deux frères dans une mine de charbon abandonnée dans la ville de Jerada, au nord-est, à 60 kilomètres au sud-ouest d'Oujda, le 27 décembre 2017.

Des milliers de personnes ont manifesté samedi à Jerada, ancienne ville minière dans le nord-est du Maroc, agitée par un mouvement de contestation sociale depuis la mort il y a trois semaines de deux frères dans une mine de charbon désaffectée.

Les manifestants se sont rassemblés pacifiquement pour exiger "travail, développement", et une "alternative" aux puits clandestins d'extraction de charbon, selon Said Zeroual, un responsable local de l'Association marocaine des droits de l'homme (AMDH), joint par l'AFP.

>> Lire aussi : Les manifestations se poursuivent à Jerada au Maroc

Cette commune déshéritée proche de la frontière avec l'Algérie est le théâtre de manifestations pacifiques depuis la mort accidentelle, le 22 décembre, de deux frères piégés sous terre alors qu'ils cherchaient du charbon dans un puits clandestin.

Depuis, les habitants en colère dénoncent "l'abandon" de leur ville et "les conditions de vie difficiles".

Une délégation ministérielle a été dépêchée à Jerada début janvier pour apaiser les tensions, mais n'a pas "convaincu" les protestataires, qui veulent "des projets de développement concrets", selon M. Zeroual.

>> Lire aussi : Maroc: l'exécutif tente de calmer la colère des habitants de Jerada

Les habitants ont constitué des comités de quartier et élaboré un cahier revendicatif. "Les autorités se sont engagées à répondre à certaines de nos demandes, mais pas aux plus importantes", souligne à l'AFP Jamal Ait Abbou, un manifestant qui suit le dossier.

Depuis la fermeture par l'Etat à la fin des années 1990 d'une importante mine de charbon qui employait quelque 9.000 personnes, des centaines de mineurs continuent de risquer leur vie pour extraire clandestinement du charbon, faute d'autres perspectives d'emploi.

>> Lire aussi : Le procès des militants du Hirak piétine au Maroc

Longtemps connue pour sa forte tradition syndicale, l'ancienne cité minière est aujourd'hui une des villes les plus pauvres du pays, selon des statistiques officielles. Le prix de l'eau et de l'électricité est également un des sujets de colère de ses habitants.

La région voisine du Rif, dans le nord du pays, a été secouée tout au long de l'année 2017 par un mouvement de contestation sociale né après la mort d'un marchand de poisson en octobre 2016.

Fin 2017, la ville de Zagora, dans le sud désertique du royaume, a aussi connu des "manifestations de la soif" contre des coupures d'eau récurrentes liées à la surexploitation agricole.

Avec AFP

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Un chef coutumier et 4 civils tués dans deux attaques à Beni

Soldats des FARDC à Paida, près de Beni, dans la province du Nord-Kivu en RDC, le 7 décembre 2018.

Un chef traditionnel et quatre civils ont été tués dans la nuit de samedi à dimanche dans deux attaques dans le territoire de Beni, théâtre de violences permanentes dans l'est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris des sources militaire et administrative.

"Nous avons repoussé la nuit une attaque des ADF (Allied Democratic Forces, rebelles musulmans ougandais) à Magboko près d'Oicha. Les combats se sont poursuivis jusqu'à la fuite de l'ennemi que nous poursuivons. Malheureusement, deux civils ont été exécutés", a déclaré à l'AFP le major Mak Hazukay, porte-parole de l'armée dans le Nord-Kivu (est).

A Eringeti, situé à 30 km de cette première localité attaquée et à 60 km au nord de la ville de Beni, un chef coutumier a été tué avec deux autres civils dont une femme", a indiqué Donat Kibwana, administrateur du territoire de Beni.

"Si à Magboko, l'incursion des ADF ayant fait deux morts a débuté vers 23 heures, pour le cas d'Eringeti, les enquêtes sont en cours pour identifier les auteurs de cet acte", a précis M. Kibwana.

"Les victimes de Magboko ont été tuées à la machette alors que celles d'Eringeti ont été tuées par balles tirées par des éléments en uniformes non encore identifiés", a souligné Teddy Kataliko, l'un des responsables de la société civile du territoire de Beni.

"C'est inconcevable qu'un chef du village soit abattu dans un milieu où l'armée est déployée", a-t-il ajouté.

Miliciens musulmans ougandais présents dans l'est de la RDC depuis 1995, les ADF sont accusés par le gouvernement congolais et la mission de l'ONU, la Monusco, d'être responsables des massacres des civils dans la région de Beni, ayant fait plus de mille morts depuis octobre 2014.

Cette appréciation est remise en cause par un rapport du Groupe d'étude sur le Congo (GEC) de l'Université de New York, selon lequel les ADF portent effectivement une part très importante de responsabilité dans ces tueries, mais au côté d'autres éléments armés, parmi lesquels des soldats de l'armée régulière.

Le village de Mukoko déserté à Beni après les massacres (vidéo)
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Dans l'est congolais, plusieurs dizaines de groupes armés locaux et étrangers sont actifs depuis plus de deux décennies.

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