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RDC

Une policière arrêtée pour avoir tiré à bout portant sur un jeune manifestant en RDC

Des policiers à Goma en RDC le 27 décembre 2018.

Une policière a été arrêtée après avoir tiré à bout portant sur un jeune manifestant qui est mort mardi lors d'un rassemblement contre l'insécurité à Goma dans l'est de la République démocratique du Congo, a indiqué la police.

"Je viens d'arrêter le policier qui a tiré à bout portant sur ce jeune. C'est une policière. Nous venons de la remettre entre les mains des autorités compétentes", a déclaré le commandant de police Jean-Baptiste Bukili à un correspondant de l'AFP.

"Un jeune d'environ 14 ans a été tué à bout portant par un policier", a témoigné un chef de quartier, Gervais Katembo.

Selon lui, les manifestants "ont brûlé le poste de police" pour dénoncer l'insécurité dans les quartiers nord de la ville.

"Les bandits ont opéré cette nuit vers Kisoko et ont emporté des biens de la population. Lorsque la population voulait poursuivre les bandits, la police les a empêchés, c'est qui a suscité la colère des habitants", a-t-il expliqué.

Largement diffusées sur Twitter, les photos d'un jeune garçon étendu sur le dos, son tee-shirt blanc ensanglanté, et de la policière arrêtée par un homme en tenue militaire, a provoqué de vives réactions jusqu'au sein du gouvernement central.

Le ministre de la Jeunesse Billy Kambale a dénoncé "la violence répétée des policiers sur les manifestants".

"Dans n'importe quelle situation on ne peut justifier le fait qu'un agent de l'ordre tire sur un élève. La justice doit se saisir du cas du policier qui vient de tirer à bout portant sur un élève à Goma", a écrit sur Twitte le ministre.

"Nous exigeons qu'il y ait ouverture du procès de flagrance sur le meurtre de ce jeune tué vers Kisoko. Ce n'est pas possible que le policier continue à utiliser les armes létales en pleine manifestations", a déclaré l'avocat, député provincial vice-président de l'Assemblée du Nord-Kivu, Jean-Paul Lumbulumbu.

A Goma à la mi-journée (10h00 GMT), la situation était toujours tendue entre policiers et manifestants. Les artères principales des quartiers Katoy et Majengo étaient barricadées et jonchées de pierres.

La circulation était quasi inexistante et les activités paralysées.

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Dr Mukwege reçoit des "menaces" après la dénonciation d'un récent massacre dans l'Est

Le Dr Denis Mukwege, s’adresse à la foule à son retour à Bukavu en RDC, le 27 décembre 2018. (Photo by Fredrik Lerneryd / AFP)

Le prix Nobel de la paix 2018 Denis Mukwege a affirmé avoir reçu des menaces et vu des proches menacés, après avoir dénoncé un récent massacre de civils dans l'Est de la République démocratique du Congo, dans un communiqué parvenu vendredi à l'AFP.

"Depuis mon tweet du dimanche 26 juillet dénonçant le récent massacre survenu à Kipupu en territoire de Mwenga au Sud Kivu, j'ai reçu diverses correspondances haineuses et des membres de ma famille ont été intimidés et menacés", a-t-il écrit.

"Aucune malversation intellectuelle, aucune menace, aucune utilisation de la peur, ne m'empêchera de m'exprimer sur la réalité des atrocités que vivent les populations de mon pays et dont je soigne les séquelles tous les jours dans mon hôpital à Bukavu", a ajouté le gynécologue, surnommé "l'homme qui répare les femmes".

Mi-juillet, 18 personnes avaient été tuées dans une attaque à Kipupu, selon les chercheurs du Baromètre de sécurité du Kivu (KST) présents dans la région alors qu'un groupe de députés provinciaux faisaient état de 220 personnes tuées.

Le village de Kipupu se situe dans une zone instable du Sud-Kivu, sur les hauts-plateaux de Fizi qui surplombent le lac Tanganyika, non loin du Burundi et du Rwanda.

En octobre 2012, le Dr Mukwege, directeur de l'hôpital de Panzi qui s'occupe des femmes victimes de viols dans le Sud-Kivu, avait échappé à un attentat qui ciblait son domicile. Son gardien avait été tué par des assaillants.

Dans cette région enclavée, des violences opposent depuis un an des Congolais tutsi rwandophones, les Banyamulenge, et d'autres communautés locales comme les Babembe.

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Deux morts dans des accrochages dans la réserve d'Okapi en Ituri

Un homme congolais marche sur la route de transport qui relie la ville de Bunia à la ville minière de Mambasa, dans la province de l’Ituri, le 10 juillet 2018.

Deux personnes ont été tuées lors de l'expulsion d'occupants illégaux de la réserve d'Okapi, en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

Des accrochages ont éclaté lorsque des militaires et des éco-gardes ont entrepris d'évacuer les habitants d'un petit village créé par des creuseurs d'or artisanaux à l'intérieur de la réserve, a expliqué à l'AFP Christian Mushingalwa, responsable en charge des ressources humaines de la réserve.

"Le bilan est de deux morts et quelques blessés dont quatre grièvement, tous des civils", a-t-il précisé.

L'opération visait à "préserver l'environnement", à la demande de l'Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), a-t-il souligné.

Selon M. Mushingalwa, un site de relocalisation, à 30 km de la réserve, avait été préparé pour recevoir les occupants illégaux.

L'ICCN "peut avoir raison mais nous voulons un dialogue entre les parties en conflit pour une cohabitation pacifique entre la réserve et les riverains", a réagi auprès de l'AFP Assani Nguma, président de la société civile de Mambasa (Ituri).

Interrogé par l'AFP, les services de l'administrateur du territoire de Mambasa ont accusé les villageois d'avoir "barricadé pendant quelques heures la route nationale 4", justifiant ainsi l'intervention de l'armée.

La réserve d'Okapi abrite de nombreuses espèces endémiques et menacées, dont un sixième de la population existante d'okapis (environ 5.000 sur les 30.000 vivant à l'état sauvage).

L'Okapi, appelé aussi girafe de forêt, est un mammifère qui ne vit que dans cette région de la RDC.

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