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Nigeria

Une nouvelle "maison de l'horreur" découverte dans une école coranique

Des jeunes gens aux pieds enchaînées sont secourus par la police à Sabon Garin, dans la zone administrative de Daura, dans l'État de Katsina, au Nigéria, le 14 octobre 2019.

Une nouvelle "maison de l'horreur" a été découverte dans une école coranique de l'Etat de Katsina, dans le nord du Nigeria, dans laquelle plus de 300 jeunes garçons étaient enchaînés, torturés et victimes d'abus sexuels, a annoncé lundi la police locale qui les a secourus.

Début octobre, une opération policière avait déjà mis au jour les pratiques d'une autre institution islamique, de l'État voisin de Kaduna, où autant d'élèves subissaient les mêmes sévices.

Cette découverte fait suite à une descente dans l'école coranique de Daura, après que des étudiants se sont échappés dimanche de leur foyer et ont dénoncé dans la rue leurs conditions de vie.

"Nous avons appris que les détenus ici sont plus de 300 et qu'en raison des traitements inhumains qu'ils subissent, ils se sont révoltés hier (dimanche)", a déclaré à la presse le chef de la police de Katsina, Sanusi Buba.

"Certains des détenus se sont échappés pendant qu'... une soixantaine d'autres sont restés sur place", a-t-il ajouté, précisant que la plupart d'entre eux ont été retrouvés enchaînés.

Selon M. Buba, cet établissement a été créé il y a 40 ans par un religieux musulman de 78 ans, Bello Mai Almajirai, qui a ensuite transféré la gestion à son fils.

Y étaient inscrits des étudiants originaires de "diverses régions du Nigeria" - dont l'Etat de Katsina et du Niger voisin - amenés par leurs familles pour apprendre le Coran et être traités notamment pour l'addiction aux drogues.

Les pensionnaires ont été "soumis à des conditions inhumaines", certains élèves ayant révélé qu'ils avaient été sodomisés par leurs professeurs, a précisé le chef de la police.

Il a également promis d'arrêter le propriétaire de l'établissement et ses professeurs qui ont réussi à s'échapper pendant le raid, qui devront "affronter la pleine colère de la loi".

Les autorités se sont engagées à établir l'identité des victimes pour leur permettre de retrouver leurs familles.

Située dans le nord du pays, à quelques kilomètres de la frontière avec le Niger, Daura est la ville natale de l'actuel président du pays, Muhammadu Buhari.

Les écoles islamiques privées sont très répandues dans le nord du Nigeria, principalement musulman, où la pauvreté est très élevée et où les services publics sont souvent absents.

Le taux élevé de consommation de drogues et le manque d'installations de réadaptation poussent de nombreux parents à inscrire leurs enfants dans ces écoles de redressement informelles.

Avec AFP

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Présidentielle de 2023 au Nigeria: début officiel de la campagne électorale

Présidentielle de 2023 au Nigeria: début officiel de la campagne électorale
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L'international nigérian John Obi Mikel prend sa retraite

John Mikel Obi s'entraîne avec l'équipe nationale avant le match de qualification pour la Coupe du Monde contre le cameroun, à Uyo, dans le sud du Nigeria.

A Chelsea, Obi s'est construit un solide palmarès avec deux titres de champion d'Angleterre, un sacre en ligue des champions et un autre en Ligue Europa. Avec les Super Eagles du Nigeria, il a été sacré champion d'Afrique en 2013.

Le milieu international nigérian John Obi Mikel (89 sélections), passé notamment par Chelsea, a annoncé mardi sur Instagram qu'il mettait fin à sa carrière, à 35 ans.

"Il y a un dicton qui dit que 'Toutes les bonnes choses ont une fin', et pour ma carrière de footballeur professionnel, ce jour est arrivé", a-t-il écrit dans un long message posté sur le réseau social.

Obi Mikel, joueur polyvalent capable d'évoluer en pivot devant sa défense, en soutien des attaquants, voire en défense centrale, a effectué l'essentiel de sa carrière à Chelsea qui l'a déniché au sein du modeste club norvégien de Lyn Oslo.

Chez les Blues, il a disputé quelque 372 matches entre 2006 et 2017, et s'y est construit un solide palmarès avec deux titres de champion d'Angleterre en 2010 et 2015, un sacre en ligue des champions (2012) et un autre en Ligue Europa (2013). Il a également remporté quatre Coupes d'Angleterre (2007, 2009, 2010, 2012) et deux Coupes de la Ligue (2007 et 2015).

Puis il a été sacré champion d'Afrique avec le Nigeria en 2013, en battant en finale le Burkina Faso 1-0 à Johannesburg.

Poussé sur le banc par le Français N'Golo Kanté, il s'est ensuite exilé en Chine où il a rejoint le club de Tianjin TEDA en 2017 à l'époque où le championnat chinois, fraîchement restructuré, cherchait à attirer des joueurs confirmés évoluant dans des grands championnats européens.

De retour de Chine, il a successivement porté les couleurs de Middlesbrough en 2e division anglaise en 2019, du club turc Trabzonspor (2019-2020) et de Stoke City, à nouveau en Angleterre (2020-2021), avant une dernière pige à Koweït SC où il a disputé son dernier match à la fin de l'année dernière.

"Quand je regarde les vingt dernières années de ma carrière, je dois dire que je suis très satisfait de tout ce que j'ai pu accomplir et, surtout, de l'être humain qu'elle a contribué à façonner", a commenté Mikel.

"Tout cela n'aurait pas été possible sans le soutien indéfectible de ma famille, de mes managers, de mes clubs, de mes entraîneurs, de mes coéquipiers et surtout de mes fidèles supporters", a-t-il poursuivi.

Le club de Chelsea a salué sur Twitter "les souvenirs" partagés avec son ancien joueur en lui souhaitant "une bonne retraite".

Mobilisation des électeurs nigérians avec le lancement de la campagne électorale

Un homme passe à vélo devant un monument décoré d'affiches électorales à Yola, dans l'État d'Adamawa, au Nigeria, le 26 février 2019.

Alors que les candidats sillonnent les États, les acteurs de la société civile se mobilisent aussi de leur côté pour sensibiliser les populations et s’assurer du bon déroulement de la campagne.

Le coup d'envoi de la campagne pour les élections générales de 2023 au Nigeria a été donné mardi. A Abuja, la capitale fédérale, l’atmosphère de campagne se fait déjà sentir. Des milliers de partisans du candidat du Parti travailliste à la présidentielle, Peter Obi, ont organisé une marche pacifique.

Sous l'égide du mouvement "Obidient", ces milliers de partisans de Peter Obi sont descendus dans les rues de la capitale pour soutenir leur candidat à la présidentielle prévue le 25 février 2023. King David était dans le groupe. Il explique les raisons de son soutien à Peter Obi: "A cause de ses compétences, sa gestion transparente, sa crédibilité et toutes les qualités que vous pouvez attribuer à un bon dirigeant, M. Obi les possède", a-t-il lancé, confiant.

Poster du candidat du parti travailliste Peter Obi et son colistier à Abuja, Nigeria, le 24 septembre 2022.
Poster du candidat du parti travailliste Peter Obi et son colistier à Abuja, Nigeria, le 24 septembre 2022.

"C’est un homme intègre. C’est cet homme qui pourra nettoyer tout le système de ce pays et tout ce que nous vivons présentement. Je ne peux pas être esclave dans mon pays. Et si je suis là aujourd’hui ce n’est pas juste pour moi seule mais aussi pour mes enfants, mes grands enfants et pour tout le monde", a renchéri Josephine Nkiruka, qui habite à Abuja.

Pour l'élection présidentielle, les noms de 18 candidats ont été publiés par la Commission nationale électorale indépendante nigériane (INEC).

Parmi eux, les principaux prétendants sont l’ancien gouverneur de Lagos Ahmed Bola Tinubu du All Progressives Congress, le partI présidentiel; l’ancien vice-président Atiku Abubakar, candidat du PDP, le principal parti d’opposition; et Peter Obi, ex-gouverneur de l’Etat d’Anambra.

Les acteurs de la société civile se mobilisent aussi de leur côté pour sensibiliser les populations et s’assurer du bon déroulement de la campagne.

"Ce que nous faisons déjà c’est aider à éduquer les populations sur le rôle qu’elles doivent jouer dans le processus électoral", a expliqué Faith N’wadishi du Centre pour la transparence. "La société civile doit pouvoir suivre de près les promesses de campagne faites par les candidats", a-t-elle ajouté.

La campagne qui s’est ouverte ce mardi se déroulera dans un contexte de la détérioration de la situation sécuritaire dans le pays le plus peuplé d'Afrique. L'insécurité est donc un des sujets les plus débattus.

Une insécurité qui se traduit par des tueries de masse, le banditisme, le terrorisme, des affrontements entre agriculteurs et éleveurs et des enlèvements contre rançon.

Les candidats vont sillonner les 36 Etats du Nigeria pour tenter de convaincre les électeurs durant les prochains six mois de campagne.

Au Nigeria, les candidats à la présidentielle se préparent pour 5 mois de campagne

Les partisans de l'ancien vice-président Atiku Abubakar font campagne lors de la convention nationale spéciale du Parti démocratique populaire à Abuja, au Nigeria, le 28 mai 2022.

Le top départ de la course pour l'élection présidentielle au Nigeria sera donné mercredi. Dix-huit candidats sur la ligne de départ espèrent au terme de cinq mois de campagne prendre la tête du pays le plus peuplé d'Afrique au moment où il traverse une grave crise économique et sécuritaire.

Pour remplacer le président Muhammadu Buhari, âgé de 79 ans et qui ne se représente pas au terme de ses deux mandats, deux principaux candidats s'affrontent. Il s'agit de Atiku Abubakar, du Parti démocratique populaire (PDP), et de Bola Ahmed Tinubu, du parti au pouvoir, le Congrès des progressistes (APC).

Mais à cinq mois du scrutin, aucun favori n'a encore émergé, et fait rare chez le géant ouest-africain qui a renoué avec la démocratie en 1999, les candidats des deux principaux partis ne semblent pas assurés de pouvoir l'emporter dès le premier tour.

"Contrairement aux six derniers scrutins, le vote de 2023 ne sera pas une course à deux candidats", souligne le professeur Dapo Thomas, de l'université de Lagos.

Richissimes et controversés

M. Tinubu et M. Abubakar, tous deux septuagénaires, richissimes et controversés, devront convaincre les électeurs d'un pays où 60% de la population a moins de 25 ans, et où l'exaspération grandit à l'égard de la vieille classe politique accusée de corruption et de mauvaise gouvernance.

Aussi, un candidat outsider a émergé ces derniers mois. Il s'agit de Peter Obi du parti travailliste, un ancien gouverneur très populaire auprès de la jeunesse et qui bénéficie d'un important soutien sur les réseaux sociaux.

"Mais ce succès médiatique ne se traduit pas facilement en votes", fait remarquer le groupe de réflexion Eurasia. Il s'interroge sur la capacité de M. Obi et son parti à "pouvoir mettre en place, en moins de six mois", un réseau capable de mobiliser "les électeurs dans près de 180.000 bureaux de vote à travers le pays".

Au Nigeria, la participation est généralement faible (33% lors de la présidentielle de 2019) et les jeunes ne sont pas les électeurs les plus actifs.

La politique est aussi largement conditionnée par les soutiens et les millions de dollars que les candidats peuvent investir dans une campagne.

Au total, 18 candidats dont une femme se présentent. Le scrutin aura lieu le 25 février. Les Nigérians éliront également leurs représentants parlementaires à cette date.

La campagne qui s'ouvre officiellement mercredi durera cinq longs mois, ce qui, selon les analystes, pourrait accentuer les batailles internes au sein des partis et aggraver les divisions dans ce pays déjà extrêmement polarisé entre un nord musulman et un sud chrétien.

Divisions entre nord et sud

L'un des sujets centraux de la présidentielle de 2023 est une spécificité nigériane: le "zonage". Selon cet accord tacite, la présidence doit alterner tous les deux mandats entre un candidat du nord, majoritairement musulman, et du sud, majoritairement chrétien.

Ce principe vise à maintenir l'équilibre dans un pays qui compte plus de 250 groupes ethniques et où les tensions entre communautés sont fréquentes.

Parce que le président Buhari est originaire du nord, la présidence devrait être briguée par un candidat du sud. Or le PDP a choisi d'ignorer le "zonage" en désignant M. Abubakar, issu du nord-est.

De plus, le parti au pouvoir, l'APC, présente un ticket "musulman musulman". M. Tinubu, musulman originaire du sud, a choisi un candidat à la vice-présidence de la même confession que lui.

La tâche s'annonce rude pour cet ancien gouverneur de Lagos qui bénéficie certes d'une immense influence, mais qui doit porter le bilan catastrophique des huit années au pouvoir de M. Buhari.

Le Nigeria traverse une grave crise économique depuis la pandémie de coronavirus, puis l'offensive russe en Ukraine, qui ont fait exploser les prix des produits alimentaires et du carburant.

La production pétrolière ne cesse de décliner dans le pays qui a perdu ces derniers mois sa place de premier producteur d'or noir sur le continent africain.

Sentiment anti-establishment

D'ici à la fin de l'année, le nombre de personnes vivant dans la grande pauvreté devrait dépasser les 95 millions, soit près d'un Nigérian sur deux, selon les projections de la Banque mondiale. Les pénuries d'essence et d'électricité empoisonnent le quotidien de ses habitants.

Outre ce marasme économique, le Nigeria fait face à une insécurité quasi généralisée.

Chaque jour, le pays est meurtri par des violences perpétrées par des groupes criminels et/ou jihadistes, et les autorités, accusées d'être parmi les plus corrompues au monde, sont incapables de les endiguer.

"Les candidats de l'opposition, Atiku et Obi, bénéficieront d'un fort sentiment d'anti-establishment au début de la campagne", selon une analyse du groupe Eurasia.

"Mais les divisions au sein de l'opposition, les avantages du parti au pouvoir et les messages forts de Tinubu" devraient toutefois lui donner l'avantage une fois la campagne lancée, prédit-il.

Au Nigeria, l'application Ladies Drive pour les femmes conductrices de taxi

Au Nigeria, l'application Ladies Drive pour les femmes conductrices de taxi
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Au Nigeria, une plateforme de femmes conductrices de taxi à Abuja, connue sous le nom de Ladies Drive, se bat pour faire une place aux femmes dans le secteur des transports. Elles sont plus d’une centaine de femmes à pratiquer ce métier jusqu’ici réservé aux hommes.

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