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RDC

Une journaliste congolaise dénonce une photographie d'un touriste sur une chaise à porteurs

La photographie montre un touriste sur une chaise à porteurs, le 29 août 2019. (Twitter/Ley Uwera)

Sur Twitter, la journaliste et photographe congolaise Ley Uwera a dénoncé cette pratique du parc des Virunga, qui propose un service de porteurs pour l'ascension du volcan Nyiaragongo dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC).

"#RDC le parc des Virunga @gorillacd devrait avoir honte de proposer ce genre de service aux #touristes. On se croirait à une époque coloniale", a twitté la photojournaliste congolaise Ley Uwera.

"Effectivement, cette pratique symbolise la domination de l'homme blanc sur l'homme noir. C'est le symbole de l'esclavage, de la traite négrière et du colonialisme. On ne joue pas avec les sensibilités. Tout comme on ne doit pas banaliser certaines choses, rémunéré ou pas", a réagi un internaute congolais sur le réseau social.

"Il s'agit d'un service qui, à l'occasion, a été offert comme un soutien supplémentaire aux personnes ayant une déficience ou qui pourraient avoir du mal à marcher sur un terrain plus difficile au parc", a expliqué le service de communication des Virunga.

Origine de la photo

La photographie a été prise par le photoreporter britannico-canadien Finbarr O'Reilly qui l'a partagée sur Instagram dimanche. Elle montre un touriste porté sur une sorte de "tipoy" par quatre Congolais dans le parc des Virunga, près de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu.

Selon le photographe joint par l'AFP sur Instagram, le touriste n'était pas handicapé "mais il n'était pas capable de monter seul". "Les jeunes gens travaillent comme porteurs au parc", a-t-il précisé. Au nombre de six au total, ils ont touché 100 dollars chacun, selon le photographe.

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Après les massacres, colère à Beni contre les officiels et l'ONU

Des policiers à Goma, Nord-Kivu, DRC, 29 décembre 2018.

Cortège bloqué, Casques bleus pointés du doigt, magasins fermés: les habitants de Beni, dans l'est de la République démocratique du Congo, ont exprimé leur colère contre les officiels et les Nations unies jeudi, au lendemain d'un nouveau massacre de civils.

Des manifestants ont bloqué le cortège du gouverneur du Nord-Kivu en visite à Beni en plaçant des morceaux de bois et des pierres sur son trajet, a constaté un correspondant de l'AFP.

Les manifestants scandaient des slogans hostiles aux autorités, refusant d'écouter le gouverneur Carly Nzanzu qui tentait de les convaincre de libérer la voie afin de lui permettre de poursuivre son chemin.

Le maire de Beni, des policiers et des militaires ont dû s'interposer pour frayer un passage au cortège de l'autorité provinciale.

Devant une base des Casques bleus, des jeunes manifestants, certains habillés en noir, ont jeté des morceaux de bois sur des Casques bleus, avant d'être dispersés par la police.

"Nous ne voulons plus voir des Casques bleus ici, car ils n'ont pu protéger les civils. Quelle est leur mission ici chez nous? Nous sommes venus les chasser", a déclaré Héritier Katseke, un manifestant, près de la base des Casques bleus.

Au quartier Boikene, dans la périphérie de Beni où les miliciens ADF ont tué des civils mercredi, la police a tiré des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants qui avaient barricadé les routes.

Le centre de Beni était en grève: magasins fermés, tout comme les écoles et les administrations, pas de transport en commun.

Des pneus ont été brûlés à plusieurs endroits par la population en colère.

Au moins sept civils ont été massacrés dans la nuit de mardi à mercredi dans un quartier de Beni dans une nouvelle tuerie attribuée aux ADF.

Plus de 60 civils ont été massacrés dans la région de Beni depuis début novembre après l'annonce le 30 octobre "d'offensives d'envergure" par l'armée contre les milices de Forces démocratiques alliées (ADF).

A l'origine, les ADF sont des rebelles ougandais musulmans hostiles au président Yoweri Museveni, installés dans l'est de la RDC depuis 1995.

Un quart de siècle plus tard, ils ne semblent plus attaquer l'Ouganda et ne revendiquent aucun de leurs massacres en RDC. Leur recrutement s'est étendu à d'autres nationalités.

L'armée tue sept miliciens Maï-Maï

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L'armée tue sept miliciens qui attaquaient ses positions dans l'est

Des militaires des Forces armées de la RDC sur le front contre les miliciens Mai Mai dans le Parc de Virunga, Nord-Kivu, juin 2017 (VOA/Charly kasereka)

L'armée congolaise a annoncé jeudi avoir tué sept miliciens Maï-Maï qui avaient attaqué ses positions dans deux villages, dans une zone en proie à des conflits interethniques de l'est de la République démocratique du Congo.

"Un groupe de miliciens +Maï-Maï Ngumino+ a attaqué mardi 19 novembre les positions des Forces armées de la RDC (FARDC) aux villages Rusankuku et Kananda, à plus de 50 de kilomètres au nord de Minembwe, dans le territoire de Fizi", a déclaré à l'AFP le capitaine Dieudonné Kasereka, porte-parole de l'armée dans la province du Sud-Kivu.

Le terme générique Maï-Maï désigne des miliciens constitués sur une base communautaire et dont les actions vont de la défense des intérêts communautaires à la grande criminalité.

Les assaillants ont été repoussés et "sept corps de miliciens identifiés", a ajouté l'officier, faisant aussi état d'un militaire blessé.

Contacté, le bourgmestre de la commune rurale de Minembwe, Gadi Mukiza, a confirmé cette attaque sans donner davantage de détails.

Depuis mai, un regain des violences est enregistré à Minembwe entre des membres de la communauté Banyamulenge (communauté locale rwandophone, éleveurs) et ceux des communautés Bafulero, Babembe, Banyindu (cultivateurs).

L'origine de ces violences se trouve dans des différends fonciers liés à la gestion des pâturages et des champs.

En octobre, la mission de l'ONU en RDC a recensé "90 incidents" ayant entrainé le déplacement de plusieurs centaines de personnes dont les maisons ont été brulées, à la suite de ces violences.

Et le bureau conjoint de l'ONU pour les droits de l'Homme (BCNUDH) a mis en garde tous les protagonistes du conflit à Minembwe, rappelant que l'incitation à la haine est un crime qui peut donner lieu à des poursuites au niveau national ou international.

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