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Niger

Une centaine de repentis réintègrent leurs communautés au Niger

Moustapha Mamadou, ex-combattant de Boko Haram, prêtant serment sur le coran devant les autorités nigériennes de ne plus reprendre les actes terroristes à Diffa, le 7 décembre 2019. (Courtesy Image-Bureau PNUD Niger)

110 repentis se sont solennellement engagés à ne plus reprendre le chemin du terrorisme ou poser d'actes contraires aux lois de la République au cours d'une cérémonie samedi 7 décembre.

Au nom des 110 autres ex-combattants de Boko Haram, Moustapha Mamadou, la trentaine, jure sur le coran de ne "jamais prendre part a des actes terroristes sous toutes leurs formes, comme auteurs, co-auteurs ou complices, travailler sans relâche à la promotion de la paix et de l'unité au sein de nos communautés et respecter les lois et règlements de la République".

Pendant qu'il lit le texte, les autres se tiennent les mains et répètent avec lui devant un parterre d'autorités dont le ministre de l'Intérieur Mohamed Bazoum dans l'enceinte du centre de réinsertion socio-économique hautement sécurisé de Goudoumaria, à environ 200 kilomètres de Diffa.

"Nous sommes devant le résultat d'un long processus de déradicalisation et de réhabilitation de 110 personnes prêtes à reprendre leur place dans leurs communautés respectives pour mener une vie normale", a déclaré le ministre.

Selon M.Bazoum, les anciens insurgés ont été "évalués sur le plan psycho-social et dans leurs domaines de formation professionnelle par des spécialistes pour s'assurer qu'ils ont les profils adéquats" pour vivre dans leurs futures communautés d'accueil.

Après le profilage fait par le service central de lutte contre le terrorisme et le triage effectué par la justice, les ex-combattants de Boko Haram sont soumis d'abord à une "formation religieuse" de six mois avec des prêches sur "la pratique de l'islam modéré". Ils suivent ensuite des formations professionnelles pour les adolescents. Les mineurs, eux, sont remis au ministère de la Justice pour être transférer dans un centre de transit opérationnel à Niamey.

Parmi les 109 ex-combattants sortis du centre, huit sont des femmes et 47 de nationalité nigériane.

Des certificats de sortie et des kits pour démarrer une activité génératrice de revenus en fonction de la formation suivie ont et été remis aux jeunes. Ils seront acheminés dans leur localité d'origine à partir 9 décembre. Reste la question de leur accueil sur place. Le gouverneur de Diffa, Issa Lemine, rassure : "je pense que ça va marcher".

Il n'y aura pas de stigmatisation et des dispositions seront prises à ce niveau, a-t-il promis. "Nous avons déjà fait des réunions avec tous les responsables administratifs et coutumiers de la région pour que ces jeunes ne puissent pas souffrir de leur passé", a expliqué le gouverneur Lemine.

En 2016, lorsque le gouvernement nigérien a décidé de tendre la main aux éléments du groupe Boko Haram pour une reddition volontaire, les réponses étaient timides.

Aujourd'hui, le centre dans lequel ils sont accueillis et pris en charge par l'Etat et ses partenaires compte plus de deux anciens éléments de Boko Haram.

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Pluies au Niger: 24 morts et plus de 50.000 sinistrés depuis juin

La saison des pluies est devenue meurtrière ces dernières années au Niger, y compris dans les zones désertiques du nord.

Les fortes pluies qui tombent au Niger depuis juin, ont fait 24 morts et plus de 50.000 sinistrés, ont indiqué jeudi les autorités de ce pays au climat habituellement très sec.

Au total, 24 personnes sont mortes, dont 13 dans l'effondrement de leurs habitations et 11 par noyade, tandis que 54.653 autres sont sinistrées, selon les chiffres des services de la Protection civile communiquées à l'AFP. Au moins 36 blessés ont également été dénombrés par ces services. Un précédent bilan officiel du 20 juillet faisait état de 15 morts et plus de 23.600 sinistrés.

Le chef de la force Barkhane remercie le président nigérien Mohamed Bazoum
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Les régions les plus touchées sont celles de Zinder (centre-est), Maradi (centre-sud) et Diffa (sud-est). La capitale, Niamey, habituellement davantage frappée par les pluies et les inondations, est pour le moment épargnée. Dans les zones affectées, les pluies ont détruit ou endommagé plus de 5.800 habitations et provoqué l'effondrement de classes, de centres de soins médicaux, de greniers à céréales et de boutiques.

En dépit de sa courte durée de trois à quatre mois – entre juin et août ou septembre – la saison des pluies est devenue meurtrière ces dernières années, y compris dans les zones désertiques du nord. En 2021, les fortes précipitations avaient causé la mort d'au moins 70 personnes et fait plus de 200.000 sinistrés, selon les autorités et l'ONU.

Dans ce pays pauvre et au climat très sec, les mauvaises récoltes sont habituellement dues à la sécheresse. "En moyenne ce sont 40 milliards de FCFA (environ 60 millions d'euros) que le Niger perd" chaque année "à cause des inondations et des sécheresses", selon Laouan Magagi.

Le chef de la force Barkhane remercie le président nigérien Mohamed Bazoum

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Le président nigérien reçoit le nouveau commandant de la force Barkhane, venu le "remercier"

Le président nigérian Mohamed Bazoum rencontre les ministres français des Affaires étrangères et des Armées lors de sa visite officielle à Niamey, le 15 juillet 2022.

Le président nigérien Mohamed Bazoum a reçu mardi le nouveau commandant de la force française Barkhane, le général Bruno Baratz, venu le "remercier" pour le soutien du Niger à la France, indique un communiqué de la présidence à Niamey.

"Nous quittons le Mali (...) et nous avons besoin de sortir énormément de matériels que nous avons amassés pendant huit années d’opération dans ce pays", a dit le général Baratz, cité dans le communiqué.

Selon lui, "la seule solution pour le faire, c’était de passer par le Niger et nous souhaitions remercier officiellement le président de la République pour son appui dans cette réarticulation".

La force Barkhane a été poussée hors du Mali par la junte militaire au pouvoir à Bamako depuis 2020. Elle est actuellement en train de finaliser l'évacuation de ses matériels de ce pays, dont une partie transite par le nord-ouest du Niger proche de la frontière malienne.

Le général Baratz a rappelé que le retrait de Barkhane du Mali "nécessite énormément de trafic routier. Il y a actuellement 6.000 conteneurs à sortir du Mali et on ne peut le faire que par la route".

"Nous savons toutes les complications et tous les troubles que peuvent causer ces différents convois, qui font parfois plus de dix km de long. C’est effectivement pénible pour tout le monde. Nous reconnaissons vraiment l’effort réalisé par le peuple nigérien au profit des Français pour nous permettre justement de sortir proprement et correctement du Mali", a ajouté le général Baratz.

En novembre 2021, un convoi militaire français parti d’Abidjan, en Côte d’Ivoire, pour rejoindre Gao, au Mali, avait d’abord été bloqué et caillassé par des manifestants à Kaya, dans le centre du Burkina Faso.

Le convoi avait repris sa route avant d’être de nouveau interrompu par des manifestants en colère à Téra, dans l’ouest du Niger. Trois d’entre eux avaient été tués par des tirs attribués aux forces nigériennes ou françaises.

De plus de 5.000, les militaires français ne seront plus que 2.500 environ au Sahel à l'issue de leur retrait du Mali, qui ouvre une phase de coopération renforcée avec les autres pays de la région, dont le Niger, en fonction de leurs besoins, selon l'état-major français.

L'armée française compte changer de mode d'action au Sahel, offrant désormais d'intervenir "en soutien" et non plus en substitution des armées locales, avait déclaré début juillet le prédécesseur de Bruno Baratz, le général Laurent Michon.

Alger, Abuja et Niamey signent un mémorandum pour le gazoduc transsaharien

Un gazoduc à la centrale électrique Afam VI à Port Harcourt, le 29 septembre 2015.

Les ministres de l'Energie algérien, nigérian et nigérien ont signé, jeudi, un mémorandum d'entente de concrétisation du projet du gazoduc transsaharien (TSGP) long de plus de 4.000 km qui permettra d'acheminer du gaz nigérian vers l'Europe, selon l'agence officielle APS.

Le transsaharien devrait transporter à terme des milliards de mètres cubes de gaz nigérian vers l'Algérie en passant par le Niger. L'Algérie pourra ensuite envoyer vers les pays de l'Union européenne du gaz nigérian, via le Transmed qui relie le pays à l'Italie en passant par la Tunisie, et en GNL (gaz naturel liquifié) transporté par des méthaniers.

Lors de la 3e réunion ministérielle tripartite Algérie-Niger-Nigeria jeudi à Alger, le ministre algérien de l'Energie et des Mines, Mohamed Arkab, et ses homologues du Nigéria, Timipre Sylva, et du Niger, Mahamane Sani Mahamadou, ont co-signé le memorandum d'entente après avoir discuté des aspects du projet notamment l'état d'avancement, selon l'APS. Pour l'instant aucune indication n'a été donnée sur la date d'achèvement de ce projet.

Lors de son lancement en 2009, le coût d'investissement du Trans-Saharan Gas-Pipeline (TSGP) était estimé à 10 milliards de dollars.

D'une longueur de 4.128 km dont 1.037 km en territoire nigérian, 841 km au Niger et 2.310 km en Algérie, le Trans-Saharan Gas-Pipeline (TSGP), ce gazoduc va relier les gisements gaziers du Nigeria, en passant par le Niger, à la frontière algérienne pour se raccorder au réseau algérien.

Le TSGP permettra également sur son passage l'alimentation des régions des pays du Sahel.

Ce projet a été réactivé dans un contexte géopolitique, marqué par une forte demande internationale de gaz et pétrole et une flambée des prix, après l'invasion de l'Ukraine par la Russie fin février.

Plusieurs pays, notamment européens, cherchent à réduire leur dépendance des livraisons russes, et se sont tournés vers l'Algérie.

Le pays nord-africain dont les réserves prouvées de gaz naturel s'élèvent à près de 2.400 milliards de m3, fournissait environ 11% du gaz consommé en Europe avant la guerre en Ukraine, contre 47% pour la Russie. Il est le premier exportateur africain de gaz naturel et le 7e mondial.

Pétrole et diamants: Abidjan et Luanda font de nouvelles découvertes
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Lutte contre la malnutrition infantile au Niger

Lutte contre la malnutrition infantile au Niger
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L'ONG Médecins sans frontières a déployé une équipe d'experts dans un village de la région de Damagaram, dans le sud-est du Niger, où au moins 30 cas de malnutrition infantile sont enregistrés par jour. L'équipe traite aussi des cas de paludisme et distribue des moustiquaires.

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