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Une attaque fait 17 morts et 5 blessés au Niger


Un véhicule de l'armée nigérienne devant l'école de Bosso dans la région de Diffa, Niger, le 19 avril 2017.

Une dizaine de personnes ont été tuées lors d'une attaque de présumés jihadistes contre un village de la région de Tillabéri (ouest du Niger), dans la zone dite des "trois frontières", ont annoncé samedi à l'AFP un élu local et un habitant.

L'attaque a eu lieu vendredi soir "dans le village de Theim dans la commune d'Anzourou, au moment où les gens priaient après 20h00 (17h00 GMT)", a indiqué à l'AFP un élu local. "Bilan: dix-sept morts et cinq blessés".

"Il y a eu une dizaine de morts" dans l'attaque perpétrée "par des hommes armés", a pour sa part affirmé un habitant de Tillabéri, la capitale régionale.

Theim est situé à une vingtaine de km de Zibane Koira-Zéno, Zibane Koira-Tégui et de Gadabo, trois autres villages de la commune d'Anzourou ciblés à plusieurs reprises par le passé. En mars, 13 personnes avaient été tuées par des jihadistes présumés et en mai, une série d'attaques avaient contraint plus de 11.000 habitants à fuir leurs foyers.

Ce "déplacement massif" de population était du aux "attaques récurrentes" contre les civils, selon la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha), citant les "assassinats, viols, extorsions de biens et vols de bétail", perpétrés par "les éléments présumés de groupes armés non étatiques opérant le long de la frontière avec le Mali".

Les groupes jihadistes opérant dans la région de Tillabéri, dans la zone dite "des trois frontières" entre Niger, Mali et Burkina Faso, sont notamment affiliés à Al-Qaïda ou à l'Etat islamique au grand Sahara (EIGS).

Des députés de cette région ont réclamé vendredi un renforcement des mesures de sécurité dans cette zone instable de près de 100.000 km2, où cohabitent les ethnies djerma, peule, touareg et haoussa.

En un mois, 98 civils et 19 gendarmes ont été tués dans trois départements de la région: Banibangou, Torodi et Abala, rappellent les élus.

Le dernier massacre de civils remonte au 16 août, dans le village de Darey-Daye (Banibangou) où des hommes armés à moto, ont tué 37 personnes travaillant dans un champ, dont quatre femmes et treize mineurs, selon un bilan officiel.

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