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États-Unis

Une ancienne conseillère accuse Trump d'être raciste, la Maison Blanche dément

Donald Trump et Omarosa Manigault Newman lors d'un événement promotionnel pour «The Apprentice» à New York, 2018.

La Maison Blanche a qualifié vendredi de "mensonges" venant d'une "ex-employée aigrie" les affirmations d'une ancienne haute conseillère noire qui accuse Donald Trump d'être raciste et d'avoir proféré des insultes xénophobes au sommet du pouvoir.

Ancienne candidate de l'émission de télé-réalité "The Apprentice", animée pendant des années par Donald Trump, Omarosa Manigault Newman affirme dans un livre à paraître que son expérience à la Maison Blanche l'a conduite à conclure que le président américain était "raciste, intolérant et misogyne".

L'ancienne conseillère, chargée du "Bureau des relations publiques" jusqu'en janvier, assure l'avoir entendu déverser des insultes racistes contre un homme d'origine philippine, selon le Guardian, qui a obtenu une copie.

Dans ce livre, Omarosa Manigault Newman remonte aussi jusqu'à l'époque de "The Apprentice" et cite trois sources affirmant que le milliardaire a prononcé le mot "nigger" plusieurs fois, et qu'un enregistrement le prouve.

Hérité de la période esclavagiste, ce mot est couramment utilisé par les rappeurs américains mais est perçu comme l'une des plus graves insultes raciales lorsqu'il est utilisé par des Blancs, qui l'évitent le plus souvent en parlant de "N-word" (le "mot N").

>> Lire aussi : Les Etats-Unis annoncent leur "Force de l'espace"

Si elle ne l'a pas entendu directement, Omarosa Manigault explique que cela cadre parfaitement avec l'homme qu'elle a longtemps côtoyé mais qu'elle a réellement découvert lors de son expérience à la Maison Blanche.

"Employer le +mot N+ ne représentait pas juste la façon dont il parle mais, plus inquiétant, c'était comme cela qu'il me voyait ainsi que l'ensemble des Afro-américains", écrit-elle.

Selon le Washington Post, l'équipe de campagne de Donald Trump lui aurait proposé, après son départ de la Maison Blanche, un emploi rémunéré 15.000 dollars par mois accompagné d'un contrat exigeant son silence sur tous les sujets liés au président, au vice-président et leurs familles.

La Maison Blanche a rejeté vendredi ces accusations.

"Au lieu de dire la vérité sur tout le bien que le président et son administration font pour rendre l'Amérique sûre et prospère, ce livre est truffé de mensonges et de fausses accusations", a déclaré la porte-parole Sarah Sanders.

"Il est triste qu'une ancienne employée aigrie de la Maison Blanche soit en train de tenter de tirer profit de ces fausses accusations, et encore pire que les médias lui donnent maintenant un porte-voix, après ne l'avoir jamais prise au sérieux quand elle n'avait que des choses positives à dire sur le président lorsqu'elle travaillait pour l'administration".

Avec AFP

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Sanctions américaines contre Abass Sidiki, chef de la milice des 3R en RCA

Un soldat monte la garde près d'anciens enfants soldats anti-Balaka attendant d'être libérés d'un camp à Batangafo, en République centrafricaine, 28 août 2015. AFP PHOTO / EDOUARD DROPSY

Le Trésor américain a imposé des sanctions contre Bi Sidi Souleymane alias Sidiki Abbas, le chef de la milice dite des "3R" (Retour, Réclamation et Réhabilitation) en République centrafricaine, a-t-on appris vendredi de source officielle.

Ces sanctions font suite à des mesures similaires prises par le Conseil de sécurité des Nations unies, selon un communiqué du Trésor.

D’après les autorités américaines, le groupe 3R aurait tué, torturé, violé et déplacé des milliers de civils depuis 2015 et M. Souleymane aurait lui-même participé à ces exactions.

Par ailleurs, le Comité des sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies pour la RCA a mis en place un gel des avoirs et une interdiction de voyager à l'encontre de M. Souleymane.

Selon les lois américaines, désormais les avoirs de M. Souleymane aux États-Unis ou sous le contrôle de ressortissants américains sont systématiquement gelés.

Pour rappel, la milice 3R le groupe armé le plus imposant en Centrafrique. Son chef, M. Souleymane, est un Camerounais qui se positionne comme le défenseur des peuples peuls, selon plusieurs sources concordantes.

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