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Les Etats-Unis annoncent leur "Force de l'espace"

Le vice-président américain Mike Pence dans une allocution devant les militaires au Pentagone, le 8 août 2018.

Les Etats-Unis ont annoncé la création de leur "Force de l'espace", une sixième branche des forces armées souhaitée par Donald Trump qui veut ainsi s'assurer que les Etats-Unis "dominent l'espace".

"Le temps est venu d'écrire le prochain chapitre de l'histoire de nos forces armées, de se préparer pour le prochain champ de bataille", a déclaré le vice-président américain Mike Pence dans une allocution devant les militaires au Pentagone. "L'heure est venue d'établir la Force de l'espace des Etats-Unis".

"La Force de l'espace, jusqu'au bout!", a tweeté de son côté le président américain.

Les préparatifs sont désormais en cours pour faire de cette force spatiale la sixième branche des forces armées, aux côtés de l'armée de terre (US Army), l'armée de l'air (US Air Force), la marine (US Navy), le corps des Marines et les garde-côtes, comme M. Trump l'avait ordonné en mai.

"Pour défendre l'Amérique, une simple présence dans l'espace ne suffit pas, nous devons dominer l'espace", avait alors déclaré le président.

Les militaires du monde entier dépendent de plus en plus des outils de géolocalisation pour leurs opérations et la sécurisation des satellites est devenue un enjeu à l'importance croissante.

"L'espace a fondamentalement changé depuis une génération", a déclaré M. Pence. "Aujourd'hui, d'autres nations cherchent à perturber nos systèmes basés dans l'espace et contestent comme jamais la suprématie américaine".

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Et le vice-président de citer le lancement en 2007 par la Chine d'un missile qui a repéré et détruit un de ses propres satellites, ce qu'il a qualifié de "démonstration hautement provocatrice de la capacité croissante de la Chine à militariser l'espace".

Il a également mentionné les projets russes de laser aéroporté et de missile destinés à détruire les satellites américains. "Nos adversaires ont déjà transformé l'espace en domaine de combat", a-t-il noté.

L'espace est actuellement placé sous la responsabilité de l'US Air Force et l'administration Trump considère qu'en faire une branche à part entière permettra de débloquer plus de moyens pour ce domaine.

Mais la création de cette nouvelle branche militaire n'est pas assurée car elle doit d'abord être approuvée par le Congrès. Or de nombreux élus et hauts responsables du Pentagone s'inquiètent du coût représenté par le projet, notamment parce qu'il implique la création de centaines de postes administratifs.

Le ministre de la Défense Jim Mattis ne s'est pas exprimé jeudi, mais l'an dernier, il s'était montré sceptique sur la nécessité de créer une Force de l'espace. Dans une lettre au Congrès, il indiquait qu'il ne "voulait pas ajouter un service séparé qui aurait vraisemblablement une conception plus étroite des opérations dans l'espace, voire un esprit de clocher", ajoutant que cela créerait une nouvelle bureaucratie et que ce serait trop coûteux.

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Mardi, devant des journalistes, il s'est déclaré favorable à la création d'un nouveau commandement militaire pour l'espace, sans toutefois aller jusqu'à soutenir l'idée d'une sixième branche des forces armées. "Il faut que nous considérions l'espace comme un domaine de combat en développement et il est certain qu'un commandement militaire fait partie des choses qu'on peut créer", a-t-il indiqué.

Le vice-président a indiqué que le processus se ferait par étapes, avec pour objectif de créer cette sixième branche d'ici 2020, fin du mandat de M. Trump. Il a demandé au Congrès d'approuver un budget supplémentaire de huit milliards de dollars sur les cinq prochaines années.

La première étape sera la création d'un nouveau commandement de l'espace, sur le modèle des commandements géographiques déjà existants, comme Centcom, le Commandement central chargé du Proche-Orient, ou Africom pour l'Afrique, ou thématiques comme le commandement stratégique (Stratcom) en charge de l'armement nucléaire du pays.

"Le président Trump sait que l'espace est une partie intégrante de notre mode de vie et notre prospérité économique, et que c'est un domaine vital pour la défense de la nation", a indiqué la Maison Blanche dans un communiqué.

Avec AFP

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La cheffe de la police de Seattle, Carmen Best, annonce sa retraite

La cheffe de la police de Seattle, Carmen Best, tient une conférence de presse à Seattle, dans l'État de Washington, aux États-Unis, le 29 juin 2020.

La cheffe de la police de Seattle, Carmen Best, a annoncé lundi soir, à la surprise générale, qu’elle prendrait la retraite à partir du 2 septembre, selon les médias locaux.

La décision de Mme Best intervient quelques heures après que le conseil municipal de la ville ait décidé de couper le budget de la police à hauteur de 14 %, selon plusieurs sources.

L’annonce de son départ a causé la consternation au sein de la communauté noire de Seattle, selon la chaîne de télévision KOMO News. Mme Best, la cinquantaine, est la première femme noire à diriger la police de la plus grande ville de l’État de Washington, situé dans le nord-ouest des États-Unis, à la frontière avec le Canada.

Selon la chaîne de télévision King 5, Mme Best est née et a grandi dans la ville voisine de Tacoma. C’est en 1992 qu’elle débute sa carrière au sein du département de police de Seattle. En juillet 2018 la mairesse de Seattle, Jenny Durkan, nomme Carmen Best au poste de cheffe de police.

Résultat du mouvement "Defund the police"

Selon le quotidien Seattle Post-Intelligencer, les réductions budgétaires approuvées par le conseil municipal entraîneront la suppression de 100 postes au sein de la police.

La rectification budgétaire, estimée à environ 3,5 millions de dollars, comprend également des réductions de salaire pour la cheffe et ses principaux adjoints.

Difficile de savoir, pour l’heure, si ces mesures suffiront à apaiser les manifestants. Ces derniers exigeaient une réduction de 50% du budget de la police, qui s’élève cette année à 400 millions de dollars.

Depuis la mort de George Floyd à Minneapolis, dans l’État du Minnesota, les manifestants défilent à Seattle.

En juin, ils ont investi une partie de la ville et l'ont déclarée zone autonome, avec interdiction formelle à la police d’y entrer. Le président américain Donald Trump a voulu déployer des agents fédéraux sur place, mais le gouverneur démocrate Jay Inslee a dit non, arguant que leur présence ne ferait que durcir les manifestants. Au final, la police municipale a repris le contrôle du quartier en juillet sous les ordres de Mme Best.

Avec plus de 750.000 habitants, Seattle est la capitale de l'État de Washington. C'est la ville où se trouvent les sièges d'Amazon et de Starbucks.

Black Lives Matter: pourquoi il ne faut pas abolir la police
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Un agent des services secrets ouvre le feu sur un homme près de la résidence du président Trump

Un agent des services secrets chuchote à l'oreille du président américain Donald Trump avant de l'escorter hors d'un briefing sur la maladie COVID-19 à la Maison Blanche à Washington, aux États-Unis, le 10 août 2020. REUTERS/Kevin Lamarque

Le président américain Donald Trump a été brusquement escorté d'un point de presse de la Maison Blanche lundi après-midi par un agent des services secrets en raison d'une fusillade près du bâtiment.

En retournant au pupitre de la salle de presse quelques minutes plus tard, M. Trump a dit : "Il y a eu une vraie fusillade, et quelqu'un a été emmené à l'hôpital".

Tom Sullivan, chef de division aux services secrets, a expliqué qu’un homme de 51 ans a approché un agent des services secrets en uniforme en poste autour de l’enceinte de la residence présidentielle et lui a dit qu'il avait une arme.

"Le suspect s'est alors retourné, a couru agressivement vers l'agent tout en retirant un objet de ses vêtements", a déclaré M. Sullivan. "Il s'est ensuite accroupi comme s'il allait tirer avec une arme. L'agent a tiré et l'individu a été atteint au torse".

L'agent et l'homme sur lequel il a tiré ont tous deux été emmenés à l'hôpital.

M. Sullivan n'a répondu à aucune question de la presse. Il n'a pas non plus précisé si l'homme avait effectivement une arme, s'il a tiré, ou pourquoi l’agent a été emmené à l’hôpital.

Auteur: Steve Herman. Traduit et adapté de l'anglais par VOA Afrique. Lire l'article original >>

Biden est donné en tête dans certains sondages

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Nouveau record de femmes candidates à la Chambre des représentants aux Etats-Unis

Des parlementaires écoutant le discours du président Donald Trump qui s'adresse au Congrès, à Washington, le 28 février 2017. (REUTERS/Kevin Lamarque)

Un nombre record de femmes se présentent pour être élues à la Chambre des représentants en novembre, a annoncé vendredi le Centre pour les Femmes Américaines en Politique (CAWP).

Déjà "243 femmes ont décroché leur candidature pour un siège à la Chambre américaine" lors des élections parlementaires du 3 novembre, "un nouveau record", écrit le CAWP, qui dépend de l'université Rutgers.

"Le précédent record de 234 avait été atteint en 2018", poursuit-il, en précisant que puisque des primaires doivent encore être organisées dans 13 Etats, le nombre actuel de candidates "devrait encore augmenter".

Fait marquant cette année, 74 femmes républicaines sont déjà candidates pour la Chambre en novembre, alors que leur précédent record, bien moindre avec 53 candidates, remontait à 2004.

En face, 169 femmes démocrates sont déjà candidates, moins que leur record de 182 atteint en 2018, souligne le CAWP.

Moins d'un quart des sièges du Congrès sont actuellement occupés par des femmes: 101 élues à la Chambre, dont 88 démocrates, et 26 sénatrices, dont 17 démocrates.

La présidente démocrate de la Chambre Nancy Pelosi a repris, en janvier 2019, le marteau de Speaker, qu'elle avait déjà tenu entre 2007 et 2011, lorsqu'elle était devenue la première femme de l'histoire américaine à accéder à ce poste crucial.

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