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Trump veut dominer l'espace, la Lune et Mars

Le président Donald Trump présente une «directive sur la politique spatiale» après l'avoir signée lors d'une réunion du Conseil national de l'espace à la Maison-Blanche, le 18 juin 2018, à Washington.

onald Trump s'est vanté lundi du dynamisme de l'industrie spatiale américaine privée, promettant l'hégémonie des Etats-Unis pour l'exploration de la Lune et de Mars, mais aussi dans toute éventuelle guerre spatiale.

"L'Amérique sera toujours la première dans l'espace", a déclaré le président américain lors d'un discours à la Maison Blanche.

"Nous ne voulons pas que la Chine et la Russie et d'autres pays nous dominent, nous avons toujours dominé", a-t-il poursuivi. "Mon administration va reprendre le flambeau en tant que premier pays de l'exploration spatiale".

Le commandant en chef a confirmé ce qu'il avait déjà évoqué auparavant: il souhaite la création d'une force spatiale indépendante de l'armée de l'air, un sujet controversé à Washington et notamment au sein du Pentagone.

La décision en revient au Congrès, mais il a ordonné lundi au département de la Défense d'en poser les jalons.

"Nous allons avoir une armée de l'air, et une force armée de l'espace, séparée mais égale", a-t-il dit, tranchant le débat actuel en défaveur de ceux qui voulaient que la nouvelle force spatiale soit rattachée à l'US Air Force.

"Pour défendre l'Amérique, une simple présence dans l'espace ne suffit pas, nous devons dominer l'espace", a déclaré Donald Trump.

Depuis son arrivée au pouvoir, le milliardaire s'est réinvesti dans les sujets spatiaux, reprenant à son compte le vocabulaire historique des "nouvelles frontières".

Il a cherché à augmenter le budget de la Nasa, et ordonné à l'agence spatiale américaine, en décembre, de retourner sur la Lune pour la première fois depuis 1972, et de préparer des missions vers Mars.

Le président a aussi engagé une déréglementation pour accélérer le processus d'autorisation et de licence par lequel les compagnies privées doivent passer avant de lancer une fusée ou un satellite.

"Les riches adorent les fusées"

Le secteur spatial américain est en pleine croissance, mais la Nasa a changé de rôle par rapport à la grande époque d'Apollo (1961-1972) et des navettes (1981-2011), étant devenue un client plutôt qu'un opérateur.

Depuis 2012, l'agence est sous contrat avec deux entreprises, SpaceX et Orbital ATK (rachetée récemment par Northrop Grumman), pour ravitailler la Station spatiale internationale.

Elle ne sait plus envoyer d'astronautes dans l'espace depuis 2011 et dépend du Soyouz russe - SpaceX et Boeing sont censés prendre le relais en 2019.

L'administration Trump veut privatiser la station à partir de 2025, ce qui est controversé au Congrès, afin de consacrer la majorité des moyens de la Nasa au retour d'astronautes sur la Lune.

"Cette fois, nous établirons une présence de long terme", a promis le président.

"La raison pour laquelle nous voulons retourner sur la Lune est que nous voulons faire atterrir des Américains à la surface de Mars", a expliqué Jim Bridenstine, le nouvel administrateur de la Nasa, un élu républicain nommé par Donald Trump.

Le plan de la Nasa est de construire la fusée la plus puissante de son histoire, "SLS", pour emmener dans l'espace suffisamment d'astronautes et de matériels pour des missions vers la Lune et, un jour, la planète rouge. Elle veut aussi construire une station en orbite autour de la Lune.

Mais là encore le privé aura sa place. La Nasa a déjà demandé au privé de concevoir des missions de livraison de matériel sur la surface lunaire.

"Les riches adorent les fusées", s'est amusé Donald Trump. "Du moment que c'est un riche Américain, ça va, ils peuvent nous battre".

Dans l'immédiat, avec la signature de deux directives récentes, il a transféré certains pouvoirs du Pentagone au sein du département du Commerce pour la régulation des satellites privés, notamment pour gérer un problème croissant: les "embouteillages" en orbite terrestre.

Le département de la Défense dénombre déjà 20.000 objets (satellites actifs ou morts, débris...), dont 800 satellites privés américains actifs, un nombre appelé à augmenter significativement chaque année.

Déjà, l'administration se vante d'avoir simplifié la bureaucratie.

Wilbur Ross, secrétaire au Commerce, a expliqué lundi que SpaceX ignorait jusqu'à cette année qu'elle devait avoir une autorisation pour retransmettre des images en direct de ses fusées pendant le décollage. La société a ensuite reçu une autorisation valable toute l'année, en seulement 23 jours, s'est félicité le ministre.

Avec AFP

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Accord sur un fonds de 19 millions de dollars pour indemniser des victimes d'Harvey Weinstein

L'actrice Louisette Geiss lors d'une conférence de presse du groupe de femmes "Silence Breakers", qui ont dénoncé le comportement prédateur sexuel du producteur hollywoodien Harvey Weinstein, à l'hôtel de ville de Los Angeles, le 25 février 2020. (AP Photo/Chris Pizzello)

Les femmes harcelées ou agressées alors qu'elles travaillaient pour Harvey Weinstein et sa société de production devraient bientôt pouvoir être indemnisées, suite à un accord censé mettre fin à deux actions en justice et annoncé mardi par la procureure de l'Etat de New York.

Selon la procureure Letitia James, l'accord doit encore être validé par deux juges - le juge des faillites qui supervise la liquidation de la Weinstein Company et un juge fédéral new-yorkais.

S'il est accepté, il mettra fin à une action en nom collectif intenté devant la justice civile fédérale contre l'ex-producteur d'Hollywood -qui purge actuellement une peine de 23 ans de prison- ainsi qu'à la plainte déposée en février 2018 par la procureure de New York contre Weinstein, accusé d'avoir notamment exigé des faveurs sexuelles de certaines employées avec la complicité de sa société.

"Après tout le harcèlement, les menaces, les discriminations, ces victimes vont enfin voir justice rendue", s'est félicitée la procureure.

Louisette Geiss, l'une des femmes à l'origine de la plainte en nom collectif contre l'ex-producteur, s'est félicitée de la création d'un fonds qui permettra d'indemniser "beaucoup de victimes qui ont perdu leur carrière, et beaucoup plus".

Les avocats Douglas Wigdor et Kevin Mintzer, représentant six victimes présumées d'Harvey Weinstein, ont cependant dénoncé un projet d'accord "profondément injuste".

Ils ont notamment souligné qu'Harvey Weinstein n'y acceptait aucune responsabilité pour ses actes, qu'il ne contribuerait pas financièrement au fonds, et que les victimes qui voudraient poursuivre les compagnies d'assurance du producteur et de sa société ne le pourront plus car elles seront libérées de toute obligation par l'accord.

Le communiqué de la procureure mardi ne mentionne pas un autre projet d'accord annoncé en décembre, qui prévoyait le versement de quelque 25 millions de dollars aux victimes présumées dans le cadre d'un accord global qui solderait l'ensemble des dettes, contentieux et obligations de la Weinstein Company.

Plusieurs accords distincts sont négociés entre avocats pour solder une série de procès intentés au civil dans le sillage de l'affaire Weinstein, qui a éclaté en octobre 2017 et donné naissance au mouvement #MeToo, mouvement de dénonciation des agressions sexuelles souvent impunies perpétrées par des hommes de pouvoir.

Accusé d'agressions sexuelles et de harcèlement par une centaine de femmes, Harvey Weinstein, 68 ans, a été jugé coupable d'un viol et d'une agression sexuelle par un jury new-yorkais en février dernier.

New York revoit le budget de sa police

Des agents de police de New York arrêtent un homme sur une promenade à New York, le 21 juin 202

La ville de New York a adopté dans la nuit de mardi à mercredi un budget annuel réduisant les fonds alloués à ses services de police, illustration de l'impact des manifestations antiracistes même si la mesure a été critiquée de toutes parts.

Le budget de la première métropole américaine pour l'année fiscale 2021 qui s'ouvre ce 1er juillet rogne les dépenses policières de plus d'un milliard de dollars, par rapport à un budget opérationnel de la police new-yorkaise - la plus importante des Etats-Unis avec quelque 36.000 agents - de quelque 6 milliards, selon le maire de New York Bill de Blasio.

Selon lui, ces coupes répondent aux exigences de réformes des manifestations antiracistes portées par le mouvement #BlackLivesMatter qui ont suivi la mort de George Floyd, un homme noir asphyxié par un policier blanc à Minneapolis le 25 mai.

A New York comme ailleurs, les demandes de transfert des fonds alloués à la police municipale au profit des minorités défavorisées ont été une revendication phare des manifestants.

M. de Blasio souligne avoir renoncé à embaucher 1.100 policiers qui devaient commencer leur formation en juillet. Et assure que son budget répond aux demandes pour plus de justice sociale comme au "désir profond" de sécurité des 8,5 millions de New Yorkais.

Mais les mesures ont été jugées insuffisantes, voire purement cosmétiques, par l'aile gauche du parti démocrate, et ont été critiquées par les républicains qui voient dans une récente augmentation des fusillades à New York la preuve que la police doit être soutenue.

Donald Trump a ainsi accusé dans un tweet mercredi le maire de "neutraliser et mépriser" une police qu'"il déteste".

Le président américain s'en est aussi pris à la décision du maire de placer prochainement un panneau à l'emblème de "Black Lives Matter" devant la tour Trump, sur la 5e Avenue, où habitait le milliardaire jusqu'à son élection.

Après que le maire eut déclaré sur la chaîne MSNBC qu'il voulait ainsi que le président "entende (...) trois mots pour lesquels il n'a jamais montré aucun respect", M. Trump a estimé que la police ne devrait "peut-être" pas laisser apposer "ce symbole de haine sur la plus prestigieuse rue new-yorkaise".

Le budget new-yorkais 2021 s'inscrit dans un contexte de coupes budgétaires imposées par la pandémie, avec la crise économique et le manque à gagner fiscal qu'elle a générés.

Il atteint 88,1 milliards de dollars, soit sept milliards de moins qu'une version préliminaire adoptée en février, un mois avant que la pandémie ne mette la capitale économique américaine à l'arrêt.

Le maire explique depuis plusieurs semaines que si le gouvernement fédéral n'accorde pas d'aide substantielle à la ville ou si l'Etat de New York ne l'autorise pas à recourir à l'emprunt, quelque 22.000 postes municipaux devront être supprimés le 1er octobre, affectant tous les services de base.

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Pompeo met les talibans en garde contre des attaques visant des Américains

Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo à Washington, États-Unis, le 24 juin 2020.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a mis les talibans en garde contre des attaques visant des Américains, a annoncé mardi le département d'Etat tandis que l'affaire des primes russes prenait de l'ampleur aux Etats-Unis.

Le secrétaire d'Etat "a eu une vidéoconférence hier avec le numéro deux et négociateur en chef des talibans, le mollah (Abdul Ghani) Baradar, pour discuter de la mise en oeuvre de l'accord entre les Etats-Unis et les talibans", a indiqué la porte-parole de la diplomatie américaine, Morgan Ortagus.

M. Pompeo "a clairement fait savoir aux talibans qu'il était attendu d'eux qu'ils respectent leurs engagements, y compris de ne pas attaquer des Américains", a-t-elle ajouté dans un communiqué.

A Kaboul, les talibans ont annoncé avoir renouvelé leur engagement à respecter l'accord signé fin février avec les Etats-Unis, qui vise au retrait des troupes étrangères d'Afghanistan en échange notamment du démarrage d'un dialogue de paix interafghan, au cours de cet entretien avec M. Pompeo.

Le New York Times, suivi ensuite par le Washington Post et le Wall Street Journal, a rapporté ce week-end que des agents russes avaient distribué de l'argent à des combattants "proches des talibans" pour qu'ils tuent des soldats américains ou de l'Otan en Afghanistan.

Selon ces journaux, qui s'appuient sur des sources anonymes au sein du renseignement américain, les informations ont été transmises à Donald Trump, et le conseil de Sécurité nationale de la Maison Blanche en a discuté à la fin mars sans qu'aucune action ne soit engagée.

La Russie et les talibans ont démenti en bloc ces informations.

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