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Un tribunal fermé à cause des attaques jihadistes au Burkina Faso

La Cour de justice burkinabé, à Ouagadougou, au Burkina Faso, le 17 avril 2015.

Le tribunal de Djibo, dans le nord du Burkina Faso, frontalier du Mali, est fermé "jusqu'à nouvel ordre" pour "raisons de sécurité", pointant le risque encouru par les magistrats dans cette zone en proie à des attaques récurrentes des jihadistes.

"A l'issue d'une assemblée générale tenue lundi soir, les acteurs judiciaires ont décidé de suspendre toute activité pour des raisons de sécurité", a déclaré cette source à l'AFP. "Il est ressorti (...) que le risque était imminent de sorte que nous avons décidé à l'unanimité de suspendre nos activités jusqu'à ce que soit résolue de façon sérieuse la situation sécuritaire du palais (de justice) et des acteurs judiciaires et de leurs domiciles".

Selon une source sécuritaire, "les informations qui (nous) parvenaient n'étaient pas rassurantes, (...). Les acteurs judiciaires sont exposés et sans des mesures de sécurité conséquentes, il est plus facile pour les terroristes de les atteindre".

"Depuis ce matin (mardi), tous les acteurs ont rejoint Ouagadougou et si des mesures sont prises, nous rejoindrons nos postes", a assuré un magistrat sous couvert de l'anonymat.

>> Lire aussi : Quinze "terroristes neutralisés", un soldat tué dans une opération antijihadiste au Mali

Le secrétaire général du syndicat des avocats, Rodrigue Bayala a déploré une situation "vraiment triste", appelant le gouvernement à "prendre des dispositions pour que leur sécurité soit assurée et que le palais de justice puisse rouvrir dans les prochains jours".

La région du nord du Burkina, frontalière du Mali et du Niger, est le théâtre d'attaques jihadistes régulières depuis le premier trimestre 2015, qui ont fait 133 morts en 80 attaques, selon un bilan officiel.

Les habitants de la zone vivent dans la psychose des attaques qui ont déjà causé la mort de plusieurs civils.

Sous-équipées, les forces de sécurité ont du mal à enrayer les attaques récurrentes dans cette région du Sahel burkinabè.

Fin février, une vingtaine de policiers du commissariat de Déou, une ville de quelque 20.000 habitants près de la frontière du Mali, avaient abandonné leur poste pendant 24 heures pour protester contre leur manque de moyens face aux attaques. Après le départ des policiers, plusieurs enseignants avaient abandonné leurs postes, entraînant la fermeture de nombreuses écoles.

>> Lire aussi : Un ancien conseiller municipal enlevé dans le nord du Burkina

Selon des acteurs de la société civile, dans les régions du Nord et du Sahel, deux zones en proie aux attaques jihadistes, on compte 216 écoles fermées, 895 enseignants partis et plus de 20.000 élèves privés de cours.

Les autorités ont pris des mesures, à travers le "renforcement de la sécurité dans la zone" en vue de la réouverture des classes fermées, selon le service d'information du gouvernement.

Avec AFP

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Référendum en Egypte: la révision constitutionnelle controversée renforçant Sissi approuvée

Un poster géant du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi au Caire, en Égypte, le 25 mars 2018.

La révision constitutionnelle controversée permettant la prolongation de la présidence d'Abdel Fattah al-Sissi, et renforçant les pouvoirs de l'ex-maréchal, a été approuvée par référendum à 88,83%, a annoncé mardi l'Autorité nationale des élections.

Le président de cet organisme, Lachine Ibrahim, a précisé lors d'une conférence de presse au Caire que 11,17% des électeurs "se sont prononcés contre" cette réforme et que "le taux de participation (...) a atteint 44,33%".

Les Egyptiens ont voté du samedi 20 au lundi 22 pour ou contre la modification de plusieurs articles de la Constitution de 2014, qui limitait notamment la présidence à deux mandats consécutifs de quatre ans.

Le scrutin de trois jours s'est déroulé "dans un climat démocratique stimulé par la liberté", a insisté M. Ibrahim. Mais le référendum a été organisé en un temps record, quatre jours après un vote au parlement, et sans véritable débat de fond dans les médias sur les enjeux de la réforme.

"Le référendum s'est déroulé dans un environnement tellement injuste et non libre que ses résultats ne peuvent prétendre à une quelconque légitimité", a dénoncé Michael Page, directeur adjoint de l'ONG Human Rights Watch pour l'Afrique du nord et le Moyen-Orient.

Le président Sissi a rendu hommage sur Twitter à ses concitoyens "qui ont ébloui le monde par leur conscience nationale des défis auxquels est confrontée notre chère Egypte".

L'ex-maréchal, aujourd'hui âgé de 64 ans, a été élu président en 2014 avec 96,9% des voix, un an après avoir renversé avec l'armée, à la faveur d'un mouvement populaire, le président islamiste Mohamed Morsi. Il a été réélu en 2018 à 97,08%.

La révision constitutionnelle permet de faire passer le deuxième mandat de M. Sissi de quatre à six ans, portant son terme à 2024. L'ex-maréchal pourra se représenter à un troisième mandat, de six ans, lors de l'élection de 2024.

Environ 27 millions d'électeurs se sont rendus aux urnes sur les plus 61 millions enregistrés dans le pays le plus peuplé du monde arabe, selon M. Ibrahim.

- "Dangereux précédent" -

Au-delà du mandat présidentiel, la révision constitutionnelle permet le contrôle du chef de l'Etat sur le système judiciaire, avec un pouvoir de nomination des chefs de juridictions. La réforme octroie également un pouvoir politique à l'armée, pilier du régime de M. Sissi.

"Ces amendements constitutionnels renforcent l'exécutif et l'armée au détriment d'un système judiciaire et législatif affaibli", a expliqué à l'AFP Mai El-Sadany, responsable des questions juridiques au groupe de réflexion The Tahrir Institute for Middle East Policy (Timep), basé à Washington.

Selon elle, la réforme "mine la séparation des pouvoirs, porte atteinte à l'Etat de droit et réduit au silence les espaces pour la dissidence indépendante".

Pour Moustafa Kamel al-Sayed, professeur de sciences politiques à l'Université américaine du Caire, les amendements créent un "dangereux précédent".

"Le pouvoir sera concentré entre les mains d'un seul homme (le président). Il sera très difficile de revenir en arrière car qui abandonnera autant de pouvoir?", a-t-il déclaré à l'AFP.

Les partisans de la révision constitutionnelle défendent de leurs côtés sa nécessité pour la stabilité du pays, dans un pays en crise économique et voisin de plusieurs pays troublés, en Afrique et Moyen-Orient, comme le Soudan et la Libye.

Avec AFP

La page des sports du 23 avril avec Yacouba Ouédraogo

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33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

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