Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Religion

Un tour en papamobile pour huit enfants migrants

Le pape François lors de la messe pour la Journée des migrants et des réfugiés, le 14 janvier 2018, à la basilique Saint-Pierre.

Le pape François a offert mercredi un long tour en papamobile sur la place Saint-Pierre à huit enfants migrants récemment arrivés en Italie.

Originaires de Syrie, du Nigeria ou du Congo, ils ont accompagné le souverain pontife dans son tour de la place Saint-Pierre pour saluer les fidèles avant la traditionnelle audience générale du mercredi.

Ils arboraient des T-shirts avec les quatre recommandations clefs répétées sans relâche par le pape François à l'endroit des migrants : "Accueillir, protéger, promouvoir, intégrer".

Certains de ces enfants étaient arrivés de Libye le 29 avril en avion via un "couloir humanitaire" que le Haut-commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR) entend développer avec d'autres pays européens pour évacuer les migrants vulnérables piégés par les combats en Libye.

Les autres enfants invités par le pape étaient arrivés sur une embarcation voici quelques mois, a précisé le Saint-Siège, précisant qu'ils étaient tous actuellement hébergés avec leurs familles dans un centre d'accueil baptisé "Monde meilleur" près de Rome.

François, arborant un large sourire, s'est arrêté tout au long de son tour en papamobile pour embrasser des dizaines d'enfants dans la foule.

Il reproche régulièrement à l'Europe son "insensibilité" face aux migrants, estimant qu'elle oublie sa propre histoire de migrations. Le sujet, qui vaut aussi des critiques au pape parmi les catholiques, est au cœur des prochaines élections européennes.

A la fin de l'audience, François a en outre salué et remercié une délégation de l'organisation humanitaire "Save the Children", présente dans de nombreuses zones de guerre et qui fête son centenaire.

Toutes les actualités

L'essor considérable des églises du réveil

L'essor considérable des églises du réveil
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:30 0:00

Nouvelle manifestation de chiites à Abuja

Nouvelle manifestation de chiites à Abuja
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:55 0:00

Nouveau repentir d'un blogueur accusé de blasphème

Nouveau repentir d'un blogueur accusé de blasphème
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:11 0:00

Nouveau repentir d'un blogueur accusé de blasphème

Cheikh Ould Mohamed Ould Mkheitir, bloggeur accusé de blasphème en Mauritanie, 3 février 2017. (Twitter/Cridem.org)

Le blogueur mauritanien Mohamed Cheikh Ould Mkheïtir, maintenu en détention au-delà de sa peine après une condamnation pour un article jugé blasphématoire envers le prophète de l'islam, s'est une nouvelle fois repenti mardi, condition posée par des religieux pour sa libération, selon un responsable.

M. Ould Mkheïtir, 36 ans, détenu depuis janvier 2014, a vu sa condamnation à mort pour apostasie ramenée en appel à deux ans de prison en novembre 2017, après avoir exprimé son repentir.

Il aurait donc dû être remis en liberté, le pourvoi en cassation du parquet n'étant pas suspensif. Mais il a été placé depuis en détention administrative.

Le président sortant mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, qui doit être remplacé le 2 août par le président élu, l'ancien chef d'état-major Mohamed Cheikh El-Ghazouani, avait, le 20 juin, justifié cette situation par la "sécurité personnelle" du blogueur "aussi bien que celle du pays".

Le blogueur doit retrouver sa liberté incessamment au terme d'un "processus de préparation de l'opinion nationale à cet effet lancé lundi soir", a dit mardi à l'AFP un responsable mauritanien sous couvert de l'anonymat. Le président Aziz s'est réuni lundi soir avec des oulémas, érudits et imams pour les "consulter à ce sujet" et la rencontre a abouti à une décision d'un "repentir public du blogueur sur les médias et réseaux sociaux".

M. Ould Mkheïtir a commencé lundi soir à se repentir sur sa page Facebook, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Comme je l'avais annoncé au début de 2014 et comme je l'ai répété à toutes les occasions qui s'offraient à moi devant les tribunaux, je réaffirme ici mon repentir devant Allah, le Seigneur des Mondes", a écrit le blogueur dans un message en arabe, son premier post sur Facebook depuis 2014.

Il devait également se repentir à partir de mardi sur les médias publics et privés, selon la même source.

Une commission d'oulémas a été constituée pour "suivre" le processus menant à la libération du blogueur, "après une rencontre avec lui" dans son lieu de résidence, au sein d'une forteresse à Nouakchott, a dit mardi le même responsable mauritanien.

"C'est un bon processus qui est engagé s'il permet de remettre le jeune homme en liberté. Il devait être libre depuis longtemps mais nous savons et je l'ai toujours dit: seul (le président) Ould Abdel Aziz peut le faire. Ce sera une bonne décision et nous sommes obligés d'attendre et voir l'évolution des choses", a déclaré l'avocate du blogueur, Me Fatimata Mbaye.

Dans une lettre ouverte rendue publique le 21 juin, Reporters sans frontières (RSF) et 11 autres ONG avaient exhorté le président Ould Abdel Aziz à "utiliser les quelques semaines qui lui restaient à la tête du pays pour mettre fin à la détention illégale" du blogueur.

Le président Aziz, arrivé au pouvoir par un putsch en 2008, puis élu en 2009, ne pouvait, après deux mandats, se représenter à la présidentielle du 22 juin remportée par son ancien ministre de la Défense, Mohamed Cheikh El-Ghazouani.

Les migrants sont "le symbole de tous les exclus" selon le pape

Le Pape François salue des fidèles ll au Vatican, le 15 juin 2018.

Les migrants sont "des personnes humaines", "le symbole de tous les exclus de la société globalisée", a plaidé lundi le pape François, qui présidait une messe en la basilique Saint-Pierre marquant le sixième anniversaire de sa visite sur l'île de Lampedusa.

En présence de seulement 250 invités, migrants et secouristes, il a souligné lors d'une homélie que "les plus faibles et les plus vulnérables doivent être aidés".

"Les migrants sont avant tout des personnes humaines", a insisté le pape François, les qualifiant de "symbole de tous les exclus de la société globalisée".

"Ce sont des personnes. Il ne s'agit pas seulement de questions sociales ou migratoires ! Ce ne sont pas seulement des migrants !", a-t-il dit.

Faisant référence à "l'option préférentielle pour les derniers qui doivent être mis à la première place" dans la tradition catholique, il a évoqué les conditions de vie des migrants. "Ce sont les derniers abusés et abandonnés qui meurent dans le désert; ce sont les derniers torturés, maltraités et violentés dans les camps de détention; ce sont les derniers qui défient les flots d'une mer impétueuse; ce sont les derniers abandonnés dans des camps pour un accueil trop long pour être appelé provisoire", a-t-il énuméré.

Le 8 juillet 2013, quatre mois après son élection mais avant les vagues d'arrivées massives et les grands naufrages des années 2013-2017, le pape François s'était déplacé sur le petite île italienne (située entre la Libye et la Sicile) pour dénoncer "la mondialisation de l'indifférence" envers les migrants.

Depuis lors, le pape n'a eu de cesse de multiplier les appels en faveur des migrants fuyant guerres et misère économique, semonçant souvent durement la vieille Europe tout en admettant que les Etats doivent aussi tenir compte de leur capacité d'accueil et d'intégration des étrangers.

"Malheureusement, les périphéries existentielles de nos villes sont peuplées de personnes exclues, marginalisées, opprimées, discriminées, abusées, exploitées, abandonnées, pauvres et souffrantes", a encore déploré François lundi.

A la sortie de la messe, des migrants ont fait part de leur émotion à l'AFP TV. "On a passé une semaine en mer, cela a été très, très difficile et aujourd'hui c'est le pape François qui nous a invités pour la journée, une grande journée pour les immigrés", a déclaré Matthieu, un migrant malien.

Seynabou, une Sénégalaise également invitée par le pape, a jugé qu'il avait fait "un beau discours pour les immigrés qui meurent dans la mer, qui ont des problèmes", ajoutant: "il a à coeur d'aider les immigrés".

Voir plus

XS
SM
MD
LG