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Le pape au Panama pour des JMJ centrées sur le sort des migrants

Les pèlerins en liesse, dans l'attente de la cérémonie d'ouverture et de la messe de la Journée mondiale de la jeunesse, organisée à Panama, le mardi 22 janvier 2019. Le pape François se rendra au Panama du 23 au 27 janvier. (AP Photo / Arnulfo Franco)

Le pape François arrive mercredi au Panama, où l'attendent quelque 200.000 jeunes catholiques de 150 pays, pour une nouvelle édition des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) axées sur les crises migratoires qui déchirent la région.

Pour le premier pape latino-américain de l'Histoire, ce bain de jouvence sur ses terres ressemble à une parenthèse au milieu du torrent de scandales d'abus sexuels secouant l'Église.

Drapeaux sur les épaules, chantant et multipliant les selfies, des groupes de pèlerins ont envahi cette capitale hérissée de gratte-ciels qui borde le Pacifique. "C'est celle-là, la jeunesse du pape!", scandent-ils.

François "nous parle à nous, les jeunes, d'une façon simple et il nous pousse à être de meilleurs chrétiens (...), à être de meilleurs citoyens dans nos pays respectifs", déclare à l'AFP James Muphy, 23 ans, originaire de Tonga.

Après Rio de Janeiro en 2013, l'année de son élection, Cracovie en 2016, Jorge Bergoglio, 82 ans, assistera aux troisièmes JMJ de sa papauté dans ce petit pays de quatre millions d'habitants, premier État d'Amérique centrale à les organiser.

L'avion papal doit quitter Rome à 9H35 locales (08H35 GMT) et atterrir à 16H30 locales (21H30 GMT) à Panama.

Le souverain pontife ne manquera pas d'y aborder des sujets propres à cette région, comme la pauvreté, la corruption ou l'émigration.

Mardi soir, lors de la messe de bienvenue, l'archevêque de Panama, Mgr José Domingo Ulloa a dit espérer que cette visite "soit un baume pour la situation difficile" que connaissent de nombreux jeunes.

Parmi eux, ceux qui émigrent "à cause des perspectives quasi nulles dans leur pays d'origine, qui les poussent à placer leurs espoirs dans d'autres pays, les exposant au narcotrafic, la traite d'êtres humains, la délinquance et tant d'autres maux", a-t-il ajouté.

- Progression des évangélistes -

Des caravanes de milliers de migrants centraméricains marchant désespérément vers les États-Unis, à l'exode massif de Vénézuéliens fuyant la crise économique et politique dans leur pays, l'année 2018 a été marquée par des flux migratoires sans précédent dans la région.

Autre sujet d'importance sur ce continent qui compte le plus de catholiques au monde: la progression des églises évangéliques. À un jet de pierre de la cathédrale de Panama où le pape officiera samedi prochain, pas moins de six temples évangélistes dans un rayon de 200 mètres tiennent la paroisse catholique d'un quartier populaire en virtuel état de siège.

Avant le coup d'envoi de cette 34e édition des JMJ (un rendez-vous institué par Jean-Paul II), le pape François a demandé aux jeunes via un message vidéo de se mettre au service des autres, "une révolution qui peut vaincre les grandes puissances" et "changer le monde".

Le septième voyage du pape argentin sur ses terres d'Amérique latine comprendra jeudi, au lendemain de son arrivée, des rencontres avec les autorités gouvernementales du Panama puis avec les évêques du pays, avant un premier bain de foule avec des jeunes au bord de l'océan. D'ici à son départ dimanche, François se rendra aussi dans un centre accueillant des jeunes atteints du sida, ainsi que dans une prison pour mineurs.

Son déplacement s'inscrit dans le prolongement d'une assemblée mondiale d'évêques (synode) consacrée spécifiquement aux jeunes en octobre. Les prélats avaient été appelés à mieux écouter une génération qui fuit l'Église, bousculée ces derniers mois par les scandales d'abus sexuels.

Si aucune rencontre avec des victimes d'agressions par le clergé ne figure au programme officiel à Panama, deux Costariciens ont demandé à rencontrer le pape. Ils disent avoir été victimes d'un prêtre et accusent l'archevêque de San José d'avoir couvert ces crimes.

Le dernier voyage du pape sur son continent l'avait mené en janvier 2018 au Chili, où il avait maladroitement soutenu un évêque soupçonné d'avoir tu les agissements d'un vieux prêtre pédophile. Le déplacement s'était transformé en fiasco et avait marqué un tournant dans sa papauté.

François, qui n'a eu de cesse depuis lors d'affirmer son intransigeance face aux "abominations" de la pédophilie, prépare pour la fin février au Vatican une réunion mondiale de prélats, très attendue, sur "la protection des mineurs" au sein de l'Église.

Avec AFP

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Virus: plus de 100 morts en Chine, l'évacuation d'étrangers s'organise

Des voyageurs portent des masques pour se protéger contre la propagation du coronavirus à leur arrivée à l'aéroport international de Los Angeles, Californie, le 22 janvier 2020.

Plusieurs pays, dont les Etats-Unis et la France, se mobilisaient mardi pour organiser l'évacuation de leurs ressortissants de Wuhan, épicentre d'une épidémie de pneumonie virale dont le bilan dépasse désormais 100 morts en Chine et qui a contaminé plus de 4.500 personnes.

Wuhan, métropole du centre du pays où est apparu en décembre le nouveau coronavirus, puis la quasi-totalité de la province du Hubei sont coupés du monde depuis jeudi par les autorités dans l'espoir d'endiguer l'épidémie. Quelque 56 millions d'habitants sont concernés.

Alors que ce confinement a pris au piège des milliers d'étrangers dans la région, plusieurs pays comme les Etats-Unis, la France, le Japon ou le Maroc préparent l'évacuation de leurs ressortissants.

Un vol pour évacuer le personnel du consulat des Etats-Unis à Wuhan partira mercredi matin, heure chinoise, à destination de la Californie, a annoncé le département d'Etat. Sur ce vol, initialement prévu mardi, des sièges seront proposés à d'autres ressortissants américains "en fonction des places disponibles".

La France prépare de son côté une évacuation aérienne de ses ressortissants ainsi que d'autres Européens, avec un vol "a priori au milieu de la semaine".

Environ 500 Français sont inscrits sur la liste consulaire locale, mais leur nombre total pourrait être de l'ordre du millier, Wuhan accueillant, outre des usines de Renault et PSA, de nombreux étudiants français.

Les personnes rapatriées seront soumises à une période de quarantaine.

Le Japon prépare de son côté sa propre opération, et d'autres pays comme l'Allemagne ou la Thaïlande ont dit réfléchir eux aussi à des évacuations.

- Voyages déconseillés -

Le nombre de victimes a bondi à 106 morts et celui des cas confirmés dépasse 4.500 dans toute la Chine, selon un bilan des autorités mardi. La ville de Pékin a fait état lundi de son premier décès, un homme de 50 ans revenu de Wuhan.

Une cinquantaine d'autres malades ont été répertoriés dans le reste du monde, et une douzaine de pays ont été atteints par le virus, de l'Asie et l'Australie à l'Europe et à l'Amérique du Nord.

Un premier cas de contamination a été confirmé lundi en Allemagne, qui devient le deuxième pays touché en Europe après la France.

De nombreux pays ont renforcé les mesures de précaution à leurs frontières, la Mongolie devenant le premier à fermer les points de passage routiers avec la Chine.

Dans le même temps, les personnes originaires du Hubei ont été interdites de séjour en Malaisie. Si plusieurs déconseillaient déjà de se rendre dans le Hubei, l'Allemagne a franchi un cap lundi en déconseillant carrément de se rendre en Chine. Washington lui a peu après emboîté le pas.

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui juge la menace "élevée" sans toutefois déclencher une alerte sanitaire internationale, a indiqué lundi qu'elle ne savait pas encore si les personnes infectées étaient contagieuses avant de présenter les symptômes de la maladie, comme l'affirment certains responsables sanitaires chinois.

La menace de propagation est d'autant plus grande que le maire de Wuhan a déclaré dimanche que 5 millions de personnes avaient quitté cette métropole de 11 millions d'habitants avant le Nouvel an chinois, tombé cette année le 25 janvier.

- Reprise des cours reportée -

Les autorités chinoises ont décidé de prolonger de trois jours, jusqu'au 2 février, les longs congés du Nouvel an (sept jours fériés), afin de retarder les retours massifs vers les villes de centaines de millions de travailleurs migrants et réduire les risques d'extension de l'épidémie.

De même, le début du semestre de printemps dans les écoles, collèges, lycées et universités a été reporté, a indiqué mardi le ministère de l'Education, sans avancer de date pour la reprise des cours.

A Wuhan, une atmosphère de ville morte plane sur la cité des bords du Yangtsé, où la plupart des commerces sont fermés et la circulation interdite aux véhicules non essentiels, selon une équipe de l'AFP présente sur les lieux.

Dans les hôpitaux, la situation reste chaotique: les patients doivent attendre des heures avant de voir un médecin. La construction de deux sites supplémentaires pouvant accueillir chacun plus de mille lits doit être achevée la semaine prochaine.

Comme pour mettre du baume au coeur des habitants, un gratte-ciel proclamait lundi soir en grands caractères roses la phrase "Allez Wuhan!".

Un slogan repris par le chef du gouvernement chinois Li Keqiang, en visite lundi dans la ville -- le premier haut responsable du régime communiste à se rendre sur place depuis le début de l'épidémie.

"La capacité de propagation du virus s'est renforcée", ont déclaré dimanche de hauts responsables sanitaires chinois, même s'il ne s'avère pas "aussi puissant que le Sras", un précédent coronavirus qui avait fait des centaines de morts au début des années 2000.

La crise fait craindre une fragilisation supplémentaire de l'économie chinoise, voire mondiale, entraînant lundi un décrochage des Bourses au Japon, en Europe et à Wall Street. Tokyo perdait encore 0,86% mardi en milieu de matinée.

Trump en guerre contre le "tourisme de naissance"

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Chine: le Premier ministre en visite à Wuhan, épicentre du virus

Une rue de Wuhan après l'annonce par le gouvernement dela mise en quarantaine de la ville le 26 janvier 2020.

Le Premier ministre chinois, Li Keqiang, était en visite lundi à Wuhan, ville épicentre de l'épidémie du nouveau coronavirus qui a déjà contaminé plus de 2.700 personnes dans tout le pays, a indiqué le gouvernement.

M. Li est dans la capitale du Hubei (centre) pour "enquêter et guider" les efforts des autorités pour endiguer le virus, mais également pour "rencontrer les patients et personnels médicaux sur la ligne de front" de l'épidémie, a précisé le gouvernement.

Il s'agit de la première visite d'un très haut responsable du régime communiste dans la ville depuis le début de l'épidémie du nouveau coronavirus, qui a tué 80 personnes et contaminé au moins 2.744 personnes en Chine depuis décembre.

Sur les photographies officielles diffusées par le gouvernement, M. Li apparaît habillé d'une blouse de plastique bleu, le visage recouvert par un masque de même couleur, examinant sur un écran un patient alité.

Li Keqiang a été nommé à la tête d'un "groupe de travail" chargé de superviser la lutte contre l'épidémie, qui a commencé en décembre dans un marché de Wuhan où étaient vendus des animaux sauvages.

La période de congés à l'occasion du Nouvel An chinois, qui devait prendre fin le 30 janvier, a été prolongée jusqu'au 2 février afin de "limiter les mouvements de population", ont par ailleurs indiqué les médias d'Etat.

La période du Nouvel an se traduit habituellement par des déplacements massifs de population à travers le pays.

Alors que Wuhan et sa région se trouvent de facto mises en quarantaine et coupées du reste du monde, plusieurs grandes villes du nord du pays - Pékin, Tianjin, Xian - ainsi que la province du Shandong ont annoncé la suspension des lignes d'autocars longue distance.

Alors que l'épidémie s'étend désormais à une dizaine de pays, le directeur de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a de son côté annoncé qu'il se rendait en Chine pour discuter avec les autorités des moyens d'endiguer le virus.

Proche-Orient: Trump assure qu'il dévoilera son plan de paix d'ici mardi

Le président américain Donald Trump, au Forum économique mondial à Davos, en Suisse, le 22 janvier 2020.

Le président américain Donald Trump a annoncé jeudi qu'il dévoilerait son plan pour mettre fin au conflit israélo-palestinien avant la visite la semaine prochaine à Washington du Premier ministre Benjamin Netanyahu et de son rival Benny Gantz.

Le président américain Donald Trump a annoncé jeudi qu'il dévoilerait probablement son plan de paix pour le Proche-Orient avant la visite mardi à Washington du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Nous le rendrons probablement public un peu avant", a déclaré M. Trump à bord de l'avion présidentiel Air Force One. "C'est un excellent plan", a-t-il ajouté. "J'aimerais vraiment parvenir à un accord".

La Maison Blanche a annoncé que Benjamin Netanyahu et son rival politique Benny Gantz se rendraient la semaine prochaine à Washington.

Interrogé sur d'éventuels contacts entre son administration et les Palestiniens, qui ont déjà jugé le texte mort-né, M. Trump est resté évasif.

"Nous leur avons parlé brièvement", a-t-il répondu, sans autres précisions. "Je suis certain qu'ils réagiront peut-être de manière négative au début, mais c'est en réalité très positif pour eux", a-t-il ajouté.

L'Autorité palestinienne a réitéré jeudi son rejet du projet de paix de la Maison Blanche, mettant en avant le fait que Donald Trump avait reconnu Jérusalem comme capitale d'Israël.

Les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l'Etat auquel ils aspirent, mais Israël considère Jérusalem comme sa capitale "unifiée et indivisible".

Les députés russes commencent à examiner les amendements de Poutine

Le président russe Vladimir Poutine, à Moscou, le 03 mars 2018.

Pas de temps à perdre: les députés russes examinent jeudi en première lecture les amendements constitutionnels annoncés la semaine dernière par Vladimir Poutine et soumis lundi au Parlement, une réforme qui ne devrait rencontrer aucune opposition sérieuse.

Le président russe a pris tout le monde de court le 15 janvier avec cette refonte de la Constitution qui promet entre autre de donner de nouvelles prérogatives au Parlement, limiter à deux le nombre de mandats que peut exercer le chef de l'Etat et créer un Conseil d'Etat aux pouvoirs accrus.

Depuis, les séquences s'enchaînent à une vitesse inhabituelle dans le train-train politique russe: l'ex-Premier ministre Dmitri Medvedev a démissionné, immédiatement remplacé par un haut-fonctionnaire inconnu du grand public, Mikhaïl Michoustine, qui a nommé mardi son nouveau cabinet où les postes clés n'ont pas changé de main.

Dans une Douma - la chambre basse du Parlement russe - entièrement contrôlée par les forces pro-Kremlin, l'adoption des amendements voulus par Vladimir Poutine ne fait guère de doute.

Ceux-ci ont été proposés lundi, à peine cinq jours après la formation d'un "groupe de travail" censé plancher sur cette réforme mais qui ne s'est réuni que deux fois. Une de ses membres, Elena Alchanskaïa, a clairement laissé entendre que la loi avait été écrite à l'avance.

"Je n'ai pas travaillé" sur les amendements, a écrit sur Facebook cette présidente d'un fonds d'aide aux orphelins: "Très clairement, notre rôle est seulement représentatif".

La Douma doit adopter ce projet de loi en trois lectures. Selon le chef de la commission des lois, Pavel Kracheninnikov, la deuxième lecture aura lieu dès mi-février.

Le texte sera ensuite approuvé par le Conseil de la Fédération, la chambre haute du Parlement, puis signé par le président Poutine. Le Kremlin a aussi promis qu'un vaste débat public serait organisé et que les Russes auront à se prononcer sur le texte par un vote.

- "Régime présidentiel fort" -

Dans son adresse à la Nation, Vladimir Poutine avait exposé ses réformes en les jugeant "importantes pour le développement futur de la Russie" et le texte soumis au Parlement reprend les grandes lignes de son discours.

Il propose ainsi de transférer certaines prérogatives au Parlement, comme celle de choisir le Premier ministre. Il muscle aussi le rôle d'un organe jusqu'alors consultatif, le Conseil d'Etat, laissant place à des spéculations selon lesquelles celui-ci pourrait devenir le coeur du régime.

Autre innovation, les juges, les élus et responsables politiques au niveau fédéral auront l'interdiction de posséder une nationalité étrangère ou un permis de séjour permanent dans un autre pays. Le texte renforce aussi certains pouvoirs du président, qui pourra par exemple refuser de signer une loi adoptée par deux tiers des députés.

Pour beaucoup d'analystes, Vladimir Poutine organise avec cette réforme l'après 2024, en se laissant le maximum de portes ouvertes pour préserver son influence dans le pays qu'il pilote depuis 20 ans.

En visite mercredi dans la région de Lipetsk, au sud de Moscou, le président a répété que la Russie "a besoin d'un régime présidentiel fort". Si certains experts estiment que la réforme renforcera en effet le caractère présidentiel du système politique, d'autres assurent que celui-ci ne sera modifié qu'à la marge.

Et pour le politologue Gleb Pavlovsky, Vladimir Poutine n'a aucune intention de quitter son poste avant 2024, comme certaines rumeurs l'affirment: "Ce qu'il fait là, c'est un acte de pouvoir et pas de sortie. Il crée un système de pouvoir encore plus compliqué où seul lui pourra être le guide".

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