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Le pape exprime ses "deux douleurs, la Colombie et la Méditerranée"

Le pape célèbre la messe à Dublin, en Irlande, le 26 août 2018.

Le pape François a exprimé dimanche ses "deux douleurs, la Colombie et la Méditerranée" après l'attentat meurtrier qui a frappé Bogota cette semaine et le nouveau drame au large de la Libye où des dizaines de migrants ont péri.

"J'ai deux douleurs dans le coeur, la Colombie et la Méditerranée", a dit le pape lors de la traditionnelle prière de l'Angélus à Rome.

"Je veut assurer de ma proximité le peuple colombien après la grave attaque terroriste de jeudi dernier à l'école nationale de la police, d'abord pour les victimes et pour leurs familles. Et je continue à prier pour le chemin de la paix en Colombie", a ajouté le pape attendu cette semaine à Panama pour les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ).

Un attentat à la voiture piégée visant l'école de la police, jeudi à Bogota, a fait 20 morts et près de 70 blessés. L'attaque a été attribuée à la guérilla de l'Armée de libération nationale (ELN).

"Je pense aux 170 victimes naufragées de la Méditerranée. Elles cherchaient un futur pour leur vie, victimes peut-être de trafiquants d'êtres humains", a poursuivi le pape François.

"Prions pour eux pour ceux qui ont la responsabilité de ce qui est arrivé", a-t-il conclu.

Plusieurs dizaines de migrants sont morts ces derniers jours en Méditerranée au cours de deux naufrages, a annoncé samedi le Haut Commissariat des Nations Uniespour les réfugiés (UNHCR) évoquant un bilan de 170 morts.

Un premier naufrage survenu en fin de semaine au large des côtes libyennes aurait fait 117 victimes selon les témoignages de trois rescapés, rapportés samedi par l'Organisation internationale sur les migrations (OIM).

Le UNHCR a également évoqué un autre naufrage survenu en mer d'Alboran (entre Espagne et Maroc) dans lequel 53 personnes auraient trouvé la mort.

L'organisation onusienne a toutefois précisé qu'elle n'a "pas été en mesure de vérifier les nombres de victimes pour les deux naufrages".
Avec AFP

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Chine: le Premier ministre en visite à Wuhan, épicentre du virus

Une rues de Wuhan après l'annonce par le gouvernement dela mise en quarantaine de la ville le 26 janvier 2020. cnsphoto via REUTERS

Le Premier ministre chinois, Li Keqiang, était en visite lundi à Wuhan, ville épicentre de l'épidémie du nouveau coronavirus qui a déjà contaminé plus de 2.700 personnes dans tout le pays, a indiqué le gouvernement.

M. Li est dans la capitale du Hubei (centre) pour "enquêter et guider" les efforts des autorités pour endiguer le virus, mais également pour "rencontrer les patients et personnels médicaux sur la ligne de front" de l'épidémie, a précisé le gouvernement.

Il s'agit de la première visite d'un très haut responsable du régime communiste dans la ville depuis le début de l'épidémie du nouveau coronavirus, qui a tué 80 personnes et contaminé au moins 2.744 personnes en Chine depuis décembre.

Sur les photographies officielles diffusées par le gouvernement, M. Li apparaît habillé d'une blouse de plastique bleu, le visage recouvert par un masque de même couleur, examinant sur un écran un patient alité.

Li Keqiang a été nommé à la tête d'un "groupe de travail" chargé de superviser la lutte contre l'épidémie, qui a commencé en décembre dans un marché de Wuhan où étaient vendus des animaux sauvages.

La période de congés à l'occasion du Nouvel An chinois, qui devait prendre fin le 30 janvier, a été prolongée jusqu'au 2 février afin de "limiter les mouvements de population", ont par ailleurs indiqué les médias d'Etat.

La période du Nouvel an se traduit habituellement par des déplacements massifs de population à travers le pays.

Alors que Wuhan et sa région se trouvent de facto mises en quarantaine et coupées du reste du monde, plusieurs grandes villes du nord du pays - Pékin, Tianjin, Xian - ainsi que la province du Shandong ont annoncé la suspension des lignes d'autocars longue distance.

Alors que l'épidémie s'étend désormais à une dizaine de pays, le directeur de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a de son côté annoncé qu'il se rendait en Chine pour discuter avec les autorités des moyens d'endiguer le virus.

Proche-Orient: Trump assure qu'il dévoilera son plan de paix d'ici mardi

Le président américain Donald Trump, au Forum économique mondial à Davos, en Suisse, le 22 janvier 2020.

Le président américain Donald Trump a annoncé jeudi qu'il dévoilerait son plan pour mettre fin au conflit israélo-palestinien avant la visite la semaine prochaine à Washington du Premier ministre Benjamin Netanyahu et de son rival Benny Gantz.

Le président américain Donald Trump a annoncé jeudi qu'il dévoilerait probablement son plan de paix pour le Proche-Orient avant la visite mardi à Washington du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Nous le rendrons probablement public un peu avant", a déclaré M. Trump à bord de l'avion présidentiel Air Force One. "C'est un excellent plan", a-t-il ajouté. "J'aimerais vraiment parvenir à un accord".

La Maison Blanche a annoncé que Benjamin Netanyahu et son rival politique Benny Gantz se rendraient la semaine prochaine à Washington.

Interrogé sur d'éventuels contacts entre son administration et les Palestiniens, qui ont déjà jugé le texte mort-né, M. Trump est resté évasif.

"Nous leur avons parlé brièvement", a-t-il répondu, sans autres précisions. "Je suis certain qu'ils réagiront peut-être de manière négative au début, mais c'est en réalité très positif pour eux", a-t-il ajouté.

L'Autorité palestinienne a réitéré jeudi son rejet du projet de paix de la Maison Blanche, mettant en avant le fait que Donald Trump avait reconnu Jérusalem comme capitale d'Israël.

Les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l'Etat auquel ils aspirent, mais Israël considère Jérusalem comme sa capitale "unifiée et indivisible".

Les députés russes commencent à examiner les amendements de Poutine

Le président russe Vladimir Poutine, à Moscou, le 03 mars 2018.

Pas de temps à perdre: les députés russes examinent jeudi en première lecture les amendements constitutionnels annoncés la semaine dernière par Vladimir Poutine et soumis lundi au Parlement, une réforme qui ne devrait rencontrer aucune opposition sérieuse.

Le président russe a pris tout le monde de court le 15 janvier avec cette refonte de la Constitution qui promet entre autre de donner de nouvelles prérogatives au Parlement, limiter à deux le nombre de mandats que peut exercer le chef de l'Etat et créer un Conseil d'Etat aux pouvoirs accrus.

Depuis, les séquences s'enchaînent à une vitesse inhabituelle dans le train-train politique russe: l'ex-Premier ministre Dmitri Medvedev a démissionné, immédiatement remplacé par un haut-fonctionnaire inconnu du grand public, Mikhaïl Michoustine, qui a nommé mardi son nouveau cabinet où les postes clés n'ont pas changé de main.

Dans une Douma - la chambre basse du Parlement russe - entièrement contrôlée par les forces pro-Kremlin, l'adoption des amendements voulus par Vladimir Poutine ne fait guère de doute.

Ceux-ci ont été proposés lundi, à peine cinq jours après la formation d'un "groupe de travail" censé plancher sur cette réforme mais qui ne s'est réuni que deux fois. Une de ses membres, Elena Alchanskaïa, a clairement laissé entendre que la loi avait été écrite à l'avance.

"Je n'ai pas travaillé" sur les amendements, a écrit sur Facebook cette présidente d'un fonds d'aide aux orphelins: "Très clairement, notre rôle est seulement représentatif".

La Douma doit adopter ce projet de loi en trois lectures. Selon le chef de la commission des lois, Pavel Kracheninnikov, la deuxième lecture aura lieu dès mi-février.

Le texte sera ensuite approuvé par le Conseil de la Fédération, la chambre haute du Parlement, puis signé par le président Poutine. Le Kremlin a aussi promis qu'un vaste débat public serait organisé et que les Russes auront à se prononcer sur le texte par un vote.

- "Régime présidentiel fort" -

Dans son adresse à la Nation, Vladimir Poutine avait exposé ses réformes en les jugeant "importantes pour le développement futur de la Russie" et le texte soumis au Parlement reprend les grandes lignes de son discours.

Il propose ainsi de transférer certaines prérogatives au Parlement, comme celle de choisir le Premier ministre. Il muscle aussi le rôle d'un organe jusqu'alors consultatif, le Conseil d'Etat, laissant place à des spéculations selon lesquelles celui-ci pourrait devenir le coeur du régime.

Autre innovation, les juges, les élus et responsables politiques au niveau fédéral auront l'interdiction de posséder une nationalité étrangère ou un permis de séjour permanent dans un autre pays. Le texte renforce aussi certains pouvoirs du président, qui pourra par exemple refuser de signer une loi adoptée par deux tiers des députés.

Pour beaucoup d'analystes, Vladimir Poutine organise avec cette réforme l'après 2024, en se laissant le maximum de portes ouvertes pour préserver son influence dans le pays qu'il pilote depuis 20 ans.

En visite mercredi dans la région de Lipetsk, au sud de Moscou, le président a répété que la Russie "a besoin d'un régime présidentiel fort". Si certains experts estiment que la réforme renforcera en effet le caractère présidentiel du système politique, d'autres assurent que celui-ci ne sera modifié qu'à la marge.

Et pour le politologue Gleb Pavlovsky, Vladimir Poutine n'a aucune intention de quitter son poste avant 2024, comme certaines rumeurs l'affirment: "Ce qu'il fait là, c'est un acte de pouvoir et pas de sortie. Il crée un système de pouvoir encore plus compliqué où seul lui pourra être le guide".

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Climat: à Davos, Trump fustige les "prophètes de malheur" devant Greta Thunberg

Le président Donald Trump, à l'ouverture du Forum économique mondial, le 21 janvier 2020, à Davos, en Suisse.

Le président américain Donald Trump a fustigé les "prophètes de malheur" et les "prédictions d'apocalypse" lors d'un discours mardi à Davos, auquel assistait la militante du climat Greta Thunberg.

"Nous devons rejeter les éternels prophètes de malheur et leurs prédictions de l'apocalypse", a-t-il dit lors du Forum économique mondial, peu après que la jeune Suédoise eut regretté que "rien n'ait été fait" pour enrayer le changement climatique.

Après avoir débité sur un ton plutôt monocorde une longue liste de réussites économiques et sociales, ayant valu aux Etats-Unis "un boom comme on n'en a jamais vu auparavant", le président américain a vanté l'abondante production d'hydrocarbures des Etats-Unis, "numéro un mondial du gaz et du pétrole", et leur indépendance énergétique. Sans jamais mentionner les énergies renouvelables.

A terme de ce véritable discours de campagne, le milliardaire, qui brigue sa réélection et qui fait face à un procès pour destitution, a estimé que "la peur et le doute (n'étaient pas) de bons modes de pensée", louant l'innovation technologique plutôt que la régulation.

Difficile de ne pas voir dans son allocution un message aux activistes de l'environnement et en particulier à Greta Thunberg, qui, selon le New York Times, devrait elle répéter dans l'après-midi dans une allocution qu'il est temps de "paniquer" parce que la "maison brûle".

Ces expressions avaient déjà impressionné l'élite économique et politique de Davos lors de la première participation l'an dernier de la jeune Suédoise.

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