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Un Royaume-Uni dans la tourmente déroule le tapis rouge à Trump

Le président américain Donald Trump et la première dame Melania Trump à l’aéroport de Tokyo Haneda à Tokyo, le 25 mai 2019.

Le Royaume-Uni déroule lundi le tapis rouge pour Donald Trump, attendu pour une visite d'Etat de trois jours dans un contexte de crise politique que les nouvelles critiques du dirigeant américain sur le Brexit risquent d'exacerber.

M. Trump et son épouse Melania seront accueillis au palais de Buckingham pour une cérémonie suivie d'un déjeuner avec la reine Elizabeth II puis d'un banquet officiel dans la soirée.

Mais derrière la pompe de cet accueil, le pays est dans la tourmente avec une Première ministre conservatrice sur le départ pour avoir échoué à mettre en oeuvre la sortie de l'Union européenne, trois ans après le référendum du Brexit.

Fidèle à sa réputation, le dirigeant républicain n'a pas hésité à mettre les pieds dans le plat avant son arrivée: dans des entretiens avec la presse britannique, il a critiqué la manière dont Theresa May a mené les négociations avec Bruxelles, recommandé à son futur successeur de quitter l'UE sans accord et fait de l'ex-ministre des Affaires étrangères Boris Johnson, partisan d'un Brexit dur, son champion pour la remplacer. Il a aussi tressé des lauriers au populiste Nigel Farage, leader du Parti du Brexit qui a raflé la mise aux élections européennes.

Ces propos ont été dénoncés par Jeremy Corbyn, le chef du Labour, principal parti d'opposition britannique, comme "une ingérence inacceptable dans notre démocratie".

Comme ses prédécesseurs, M. Trump devrait insister sur la "relation spéciale" anglo-américaine. Mais cette dernière est soumise à rude épreuve dans plusieurs dossiers, dont l'Iran avec la volonté affichée du Royaume-Uni de défendre l'accord nucléaire qu'il a remis en cause, ou l'environnement.

Washington fait aussi pression sur Londres pour exclure Huawei de son réseau 5G. Dimanche, dans le Sunday Times, Donald Trump a demandé à Londres de se montrer "très prudent" quant au rôle qu'elle compte accorder au géant chinois des télécoms.

"Notre relation a renforcé la sécurité et la prospérité de nos pays pendant des années et continuera de le faire pour les générations qui viennent", a pour sa part déclaré Mme May qui le recevra à Downing Street mardi, à quelques jours de sa démission, prévue le 7 juin même si elle restera en poste jusqu'à la nomination de son successeur.

La relation commerciale avec les Etats-Unis, cruciale pour le Royaume-Uni post-Brexit, occupera sans doute une grande partie de leur discussion, même si certains au Royaume-Uni craignent qu'elle ne tourne à leur désavantage.

"Nous avons le potentiel d'être un partenaire commercial incroyable pour le Royaume-Uni", a promis M. Trump dimanche, affirmant être prêt à négocier un accord de libre-échange rapidement.

- Manifestations -

Comme lors de son précédent voyage au Royaume-Uni, en juillet 2018, qui avait fait descendre des dizaines de milliers de personnes dans la rue, sa visite a suscité de nombreux appels à manifester.

Jeremy Corbyn a lui exclu de participer au banquet offert par la reine, dénonçant un président "qui déchire des traités internationaux vitaux, soutient le déni du changement climatique et use d'une rhétorique raciste et misogyne".

La fin de la visite présidentielle sera centrée sur le 75e anniversaire du Débarquement, avec une cérémonie à Portsmouth (sud de l'Angleterre) mercredi en présence de la reine et du président français Emmanuel Macron.

Donald et Melania Trump feront ensuite un bref passage en Irlande avant de se rendre, le 6 juin, en Normandie pour les commémorations organisées par la France.

Mais de ce voyage, "à mon avis, ce que le président attend avec le plus d'impatience ce sont ses interactions avec la famille royale", a estimé Heather Conley, du Center for Strategic and International Studies.

A l'été 2018, Donald Trump avait pris le thé avec la monarque britannique dans le château de Windsor mais n'avait pas eu droit à tout le faste d'une visite d'Etat.

Une rencontre avec sa compatriote Meghan, épouse du prince Harry, n'est pas à l'agenda. L'ancienne actrice américaine avait critiqué Donald Trump lors de sa campagne présidentielle.

"Que puis-je dire ? Je ne savais pas qu'elle était méchante", a-t-il déclaré au tabloïd The Sun, estimant toutefois qu'elle saurait "très bien" endosser son nouveau rôle royal.

Avec AFP

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Le favori centriste Biden combatif dans un vif débat démocrate

L'ancien vice-président Joe Biden, entouré d'autres candidat de la primaire démocrate.

Attendu sur sa pugnacité, le favori de la primaire démocrate Joe Biden a opté pour l'offensive jeudi lors d'un débat télévisé, taclant ses principaux rivaux, les sénateurs Elizabeth Warren et Bernie Sanders, sans se laisser déstabiliser par les plus petits candidats.

Après un été marqué par des erreurs et propos confus qui ont réveillé des doutes sur sa forme physique et intellectuelle, Joe Biden, 76 ans, s'est montré incisif dans ce débat marathon de trois heures, défendant farouchement ses positions centristes face aux deux candidats plus à gauche.

"Nous sommes les Etats-Unis d'Amérique. Jamais, lorsque nous nous sommes décidés à faire quelque chose, avons nous été incapables de le faire", a-t-il déclaré, comme pour prouver sa détermination.

L'ancien vice-président de Barack Obama a également revendiqué, à plusieurs reprises, ses liens avec le premier président noir des Etats-Unis encore très populaire dans l'électorat démocrate.

Malgré ses faux pas, Joe Biden reste solidement en tête des sondages(26,8% selon la moyenne établie par le site RealClearPolitics), bénéficiant d'un grand capital sympathie, de son image de modéré capable de battre Donald Trump en 2020 et du fort soutien des Noirs.

Juste derrière lui dans les sondages, Bernie Sanders, 78 ans (17,3%) et Elizabeth Warren, 70 ans (16,8%), ont maintenu un front uni lors de ces échanges, à Houston (Texas).

Dans un moment remarqué, un petit candidat, plafonnant à 1% des sondages, a attaqué M. Biden: "Avez-vous déjà oublié ce que vous avez dit il y a deux minutes?", a lancé Julian Castro, ancien ministre de Barack Obama, s'attirant des huées dans le public. Biden a ignoré la pique.

- "cassé" -

Etoile montante de la primaire, Elizabeth Warren a évité de s'en prendre à ses rivaux.

Se démarquant par sa veste rouge vif parmi les costumes sombres, elle a joué sur son image de candidate au programme déjà très étoffé.

"Je sais ce qui est cassé, je sais comment le réparer et je vais mener la lutte pour le faire", a-t-elle affirmé, en déclinant ses promesses très à gauche.

Après plusieurs fusillades très meurtrières cet été dont deux au Texas, les questions sur les armes à feu ont donné certains des moments forts, l'ex-élu de la Chambre des représentants Beto O'Rourke, originaire de cet Etat, a plaidé pour la confiscation des fusils d'assaut, dans un pays où la question du droit au port d'armes divise profondément.

"Bien sûr qu'on va prendre votre AR-15, votre AK-47", a-t-il lancé sous des applaudissements nourris.

Cinq mois avant les premiers votes de la primaire, dans l'Iowa, cette émission marque le vrai coup d'envoi de la rentrée, et l'accélération de cette longue campagne. Vingt candidats sont toujours en lice, un record.

- Tous contre Trump -

Pour les petits candidats, tous loin derrière, ce débat marque l'une des dernières occasions de grimper dans les sondages... et de s'attirer les financements indispensables pour poursuivre la campagne.

Après un coup d'éclat face à Biden en juin, la sénatrice Kamala Harris est retombée dans les sondages (6,5%).

Complètent la liste le jeune maire de South Bend, Pete Buttigieg (4,8%), l'homme d'affaires et seul non-professionnel de la politique sur scène Andrew Yang (3%), Beto O'Rourke (2,8%), le sénateur Cory Booker (2,3%), la sénatrice Amy Klobuchar (1,2%) et l'ancien ministre d'Obama Julian Castro (1%).

Derrière les échanges souvent vifs sur la santé ou le commerce international, un seul sujet a fait l'unanimité parmi les dix candidats à l'investiture démocrate sur le plateau de ce débat : l'impératif de battre Donald Trump.

"Le président le plus dangereux de l'Histoire", un "extrémiste blanc", un homme d'affaires qui profite des troupes pour s'enrichir: les attaques ont fusé contre le milliardaire républicain.

En face, Donald Trump fait campagne pour sa réélection en dépeignant ses opposants comme des "socialistes" menaçant le "rêve américain".

Pendant que les démocrates débattait, lui s'en moquait lors d'un dîner avec des élus républicains à Baltimore près de Washington, en reprenant les surnoms dont il les affuble régulièrement: "Joe l'endormi", "Pocahontas" en référence à la polémique sur les origines amérindiennes longtemps revendiquées par Elizabeth Warren et "Bernie le fou".

Avec AFP

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