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Un prêtre catholique tué par de présumés miliciens dans l'Est de la RDC


Un prêtre distribue l’eucharistie au cours d’une messe dans un camp des personnes déplacées à la périphérie de Goma, Nord-Kivu, 25 novembre 2012.

Un prêtre catholique a été tué dimanche après avoir dit la messe, par de présumés miliciens dans l'est de la République démocratique du Congo en proie à un regain de violences.

"L'abbé Étienne Sengiyumva, curé de la paroisse de Kitchanga, a été tué ce dimanche par les +Maï-Maï Nyatura+, à Kyahemba où il a célébré la grande messe de baptême et un mariage", a déclaré à l'AFP l'abbé Louis de Gonzague Nzabanita, vicaire général du diocèse de Goma dans la province du Nord-Kivu.

Les "Maï Maï" (groupe d'auto-défense) Nyatura sont supposés défendre les Hutus rwandophones du Nord-Kivu.

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Âgé de 38 ans, l'abbé Sengiyumva avait "partagé un repas avec les chrétiens et c'est juste après qu'on lui a logé une balle dans la tête" alors qu'il se préparait à retourner à Goma, a expliqué le vicaire général, ajoutant que le corps du défunt était encore à Kitchanga.

Kyahemba est une localité du territoire de Masisi située à 87 km au sud-ouest de Goma, capitale du Nord-Kivu, contrôlée par les miliciens Nyatura, en l'absence de toute présence policière et de l'armée congolaise.

>> Lire aussi : Les ravisseurs d'un prêtre exigent une rançon de 500.000 dollars dans l'est de la RDC

En proie à la guerre puis à l'activité des groupes armés depuis 23 ans, le Nord-Kivu enregistre une reprise des violences depuis fin 2016-début 2017.

Vendredi, un autre prêtre, l'abbé Célestin Ngango, enlevé par des hommes armés non identifiés, a été libéré contre rançon dans le territoire voisin de Rutshuru où trois autres civils enlevés ont été exécutés par leurs ravisseurs.

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Une équipe de Médecins sans frontières (MSF) affirme traiter une moyenne de 57 cas de violences sexuelles par mois dans le territoire de Masisi, contre 23 en 2017.

Pour les deux Kivus, 106 meurtres, 80 enlèvements et 52 accrochages entre belligérants ont été enregistrés en février d'après le "Baromètre sécuritaire" tenu par les experts du Groupe d'études sur le Congo (GEC) de l'Université de New York.

Avec AFP

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