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Un prêtre libéré mais trois civils exécutés dans l'est de la RDC


Des personnes prient dans une église catholique à Luofu, dans la province du Nord-Kivu, RDC, 16 juillet 2016.

Un prêtre enlevé depuis quatre jours a été libéré contre une rançon dans l'est de la République du Congo où trois autres civils enlevés ont été "exécutés" par leurs ravisseurs

"Nous venons d'obtenir la libération de l'abbé Célestin Ngango après beaucoup de tractations avec les ravisseurs", a déclaré à l'AFP l'abbé Louis de Gonzague Nzabanita, vicaire général du diocèse de Goma.

"Nous avons versé une rançon, ce qui a abouti à la libération de notre confrère", a-t-il ajouté, sans donné le montant versé aux ravisseurs qui exigeaient 500.000 dollars.

>> Lire aussi : Les ravisseurs d'un prêtre exigent une rançon de 500.000 dollars dans l'est de la RDC

Selon l'abbé Nzabanita, l'église a mené "seule" les démarches pour la libération du prêtre "sans assistance des autorités". Ces dernières n'ont pu être contactées dans l'immédiat par l'AFP.

Prêtre du diocèse de Goma dans le Nord-Kivu, l'abbé Célestin Ngango a été enlevé par "des hommes armés non identifiés" alors qu'il revenait d'une église de sa paroisse où il a prononcé la messe de Pâques, selon l'Église catholique.

En moins d'une semaine, dix personnes ont été enlevés dans ce territoire du Rutshuru dans le Nord-Kivu (dont l'abbé Ngango), selon un communiqué du centre d'études pour la promotion de la paix, la démocratie et les droits de l'homme (Cepadho).

Parmi eux, trois civils ont été "exécutés par leurs ravisseurs lundi 2 avril faute de versement de la rançon exigée", a ajouté le Cepadho.

>> Lire aussi : Un prêtre kidnappé après la messe de Pâques en RDC

"Cinq cultivateurs kidnappés par des inconnus armés dans leurs champs lundi (...) restent jusqu'à ce moment introuvables", ajoute le Cepadho. Une dixième personne enlevée lundi a été libérée mercredi soir.

En proie à la guerre puis à l'activité des groupes armés depuis 23 ans, le Nord-Kivu enregistre une reprise des violences depuis 2017.

Dernier signal en date: une équipe de Médecins sans frontières (MSF) affirme traiter 57 cas de violences sexuelles par mois dans le territoire de Masisi, contre 23 en 2017.

Avec AFP

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