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Les catholiques appellent à une nouvelle marche anti-Kabila le 25 février en RDC


Des Congolais brandissent des pancartes lors d'une manifestation à Kinshasa, le 12 janvier 2018.

Le Comité laïc de coordination (CLC) appelle à une nouvelle marche le 25 février en RDC, selon un communiqué vu par VOA Afrique.

Ce collectif proche de l'Eglise catholique était à l’initiative de deux précédentes marches anti-Kabila, les 31 décembre et 21 janvier, dont le bilan tourne autour d’une quinzaine de morts.

"Ce 25 février 2018, où que nous soyons, au Congo ou à l'étranger, sans distinction d'appartenances religieuses ou politiques, levons-nous et marchons pour dire non à la dictature", indique le texte du CLC).

Le Comité des laïcs catholique dénonce "la persistance de l’arrogance" du pouvoir, mais aussi "son mépris et son insouciance" comme réponse aux deux précédentes marches.

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Plus de 3.000.000 Congolais avaient, selon le CLC, marché lors de ces deux précédentes marches "pour exiger l’application intégrale de l’Accord de la Saint-Sylvestre" (signé le 31 décembre 2016 entre le pouvoir et l’opposition sous la médiation des évêques catholiques enfin de résoudre la crise causée par la non-tenue des élections).

"Le pouvoir a choisi une répression sanglante", soutient le CLC.

"Soyons prêts à affronter le pire pour arracher le meilleur", prévient le collectif pour la troisième marche.

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Le gouvernement a interdit toute manifestation depuis novembre dernier.

Vendredi lors d’une messe à Kinshasa à la mémoire des victimes du 21 janvier, l'Eglise catholique avait évoqué de prochaines marches.

Au total, une quinzaine de personnes ont été tuées dans la répression des marches du 31 décembre et du 21 janvier, d'après les Nations unies et l'épiscopat. Les autorités ne reconnaissent que deux morts le 21. La Commission nationale des droits de l'Homme de la RDC a fait état vendredi de sept morts le 31 décembre et quatre le 21 janvier.

"Notre peuple ne croit plus en la volonté politique des dirigeants actuels d'assurer une alternance pacifique du pouvoir", ajoute le CLC dans son communiqué.

Des élections sont prévues le 23 décembre pour organiser le départ du président Kabila, dont le deuxième et dernier mandat de cinq ans a pris fin le 20 décembre 2016.

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Le CLC interpelle "le Conseil de sécurité des Nations unies, l'Union africaine et l'Union européenne afin qu'ils aillent au-delà des condamnations de principe, parce qu'ils sont témoins non seulement du blocage du processus électoral par le président Kabila, mais aussi des atrocités et de la barbarie".

La marche des chrétiens ne s'arrêtera pas", avait déclaré vendredi dans son sermon l'abbé François Luyeye, sous les applaudissements de l'assistance dans la cathédrale Notre-Dame à Kinshasa.

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"Les initiatives du Comité laïc de coordination sont à applaudir, et nous en attendons d'autres", avait poursuivi l'abbé lors de la cérémonie célébrée par l'archevêque de Kinshasa, Laurent Monsengwo, 78 ans, très critique envers le régime.

Dans leurs précédents appels, les catholiques demandaient au président Kabila de déclarer publiquement qu'il ne se représentera pas à la présidentielle prévue le 23 décembre, et le respect des libertés fondamentales.

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