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Un prêtre agressé au couteau en Centrafrique


Le père Alain Blaise Bissialo, prêtre catholique et président du comité de paix, a été agressé au couteau à Bangassou, Centrafrique, sur une photo du 6 août 2016. (Facebook/Alain Blaise Bissialo)
Le père Alain Blaise Bissialo, prêtre catholique et président du comité de paix, a été agressé au couteau à Bangassou, Centrafrique, sur une photo du 6 août 2016. (Facebook/Alain Blaise Bissialo)

Un prêtre catholique a été agressé au couteau jeudi soir à Bangassou, ville de l'est de la Centrafrique, indiquent des sources concordantes

Bangassou, ville de l'est de la Centrafrique, est sous tension depuis mai 2017 et sa prise par des combattants antibalaka (antimachettes).

Le père Alain Blaise Bissialo est le président du comité de paix, organe rassemblant chrétiens et musulmans connu dans la zone pour avoir été médiateur entre différents groupes armés ces derniers mois.

Il a été agressé et poignardé jeudi par des hommes non identifiés, a dit à l'AFP au téléphone l'abbé Junior, abbé à Bangassou.

L'information a été confirmée par Mme Uwolowulakana Ikavi-Gbétanou, porte-parole de la mission de l'ONU en Centrafrique, la Minusca. "Il (le prêtre) a été transporté à Bangui sur un vol de la Minusca. Son état de santé s'est stabilisé", a déclaré Mme Ikavi-Gbétanou. Les patrouilles de la Minusca en ville ont été renforcées.

"Les agresseurs ont dérobé de l'argent dans un coffre-fort et l'ordinateur du prêtre", a expliqué l'abbé Junior.

Bangassou est aux mains de combattants antibalaka prétendant défendre les chrétiens depuis mai 2017. La Minusca et quelques missionnaires sont les seuls étrangers qui restent à Bangassou, ville de 35.000 habitants, après le départ de l'ONG Médecins sans frontières (MSF) en novembre dernier, à la suite d'un braquage à main armée.

Ces mêmes Casques bleus - gabonais, marocains et sénégalais notamment - tentent aujourd'hui de prévenir l'attaque par les antibalaka d'environ 2.000 déplacés musulmans qui ont trouvé refuge dans un séminaire catholique.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'était rendu fin octobre à Bangassou, où neuf Casques bleus ont été tués entre mai et juillet.

Plus de 600.000 personnes sont déplacées en Centrafrique et 500.000 sont réfugiées dans des pays voisins. Environ 2,4 millions de Centrafricains, soit la moitié de la population, dépendent de l'aide internationale.

Avec AFP

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