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États-Unis

Un policier new-yorkais inculpé pour avoir malmené une manifestante

Les manifestants se rassemblent devant la Cour pénale du comté de Queens le lundi 8 juin 2020, dans le quartier de Queens à New York.

Un policier new-yorkais a été inculpé mardi pour avoir violemment repoussé une manifestante le 29 mai, première inculpation d'un agent new-yorkais depuis le début des manifestations contre les violences policières et le racisme qui ébranlent les Etats-Unis.  

Lors d'une audience virtuelle au tribunal d'Etat de Brooklyn, le policier, Vincent D'Andraia, 28 ans, a été formellement inculpé de plusieurs délits mineurs, dont agression, harcèlement, comportement menaçant et méfaits, a indiqué un porte-parole du procureur de Brooklyn.

"En tant que procureur, je ne peux pas tolérer l'utilisation d'une force excessive contre quiconque exerce un droit (de manifester, ndlr) protégé par la Constitution", a déclaré Eric Gonzalez, dans un communiqué. "C'est particulièrement vrai pour ceux qui ont prêté serment de nous protéger et de défendre le droit. Je suis très troublé par cette agression. L'accusé devra rendre des comptes."

Une vidéo avait circulé sur les réseaux sociaux où on voit M. D'Andraia insulter une manifestante et la pousser violemment, la faisant tomber sur la chaussée. Le policier continue alors à marcher.

La manifestante, qui s'est identifiée comme Dounya Zayer, 20 ans, a elle publié une autre vidéo, où on la voit brièvement filmer le policier avec son téléphone.

Le policier lui demande de "dégager la rue", elle répond, "Pourquoi?" et on le voit esquisser un geste pour la repousser avant que l'enregistrement s'arrête.

M. D'Andraia a été relâché en attendant une prochaine audience fixée au 15 octobre prochain.

En cas de condamnation, la sanction pourrait aller d'une "suspension conditionnelle jusqu'à une incarcération", a indiqué un porte-parole du procureur, qui a cependant souligné qu'une peine de prison n'était "généralement pas" infligée dans de tels cas.

C'est la première inculpation d'un policier new-yorkais depuis le début des manifestations du mouvement Black Lives Matter (les vies noires comptent) provoquées par la mort de George Floyd, asphyxié par un policier à Minneapolis le 25 mai.

Comme d'autres services de police municipaux, la police new-yorkaise, la plus importante du pays avec quelque 36.000 agents, a été très critiquée après des vidéos montrant des interventions brutales d'agents contre les manifestants.

Après avoir défendu l'attitude de la police, le maire Bill de Blasio a promis que tous les incidents feraient l'objet d'une enquête, que les sanctions nécessaires seraient prises et rendues publiques.

Très critiqué - des centaines de manifestants ont appelé à sa démission lundi soir - il a par ailleurs annoncé mardi que cinq rues de la ville - une dans chacun des districts de Manhattan, Bronx, Brooklyn, Queens et Staten Island - seraient peintes puis rebaptisées au nom Black Lives Matter.

La maire démocrate de la capitale fédérale Washington, Muriel Bowser, avait vendredi fait peindre en lettres capitales le même slogan sur une artère menant à la Maison Blanche.

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Des pirates diffusent une vidéo pornographique durant l'audience de l'adolescent accusé d'avoir piraté Twitter

Logo de Twitter : le 15 juillet, les comptes de certaines des personnalités les plus connues du monde ont été piratés. Un garçon de 17 ans a été arrêté en relation avec ce piratage.

Une audience, en téléconférence, de l'Américain de 17 ans accusé d'être le cerveau du piratage à la mi-juillet de comptes Twitter de personnalités a été interrompue mercredi par une vidéo pornographique, des cris et de la musique rap, rapportent des médias américains.

Organisée sur Zoom, elle devait permettre de discuter de la caution de 725.000 dollars fixée pour le résident de Tampa, en Floride, qui avait plaidé non coupable la veille de la spectaculaire attaque contre le réseau social.

Les interruptions ont été tellement fréquentes que le juge du tribunal local devant lequel l'adolescent comparaissait virtuellement a été contraint de suspendre temporairement l'audience, selon le journal Tampa Bay Times.

Elle a repris peu après et, malgré les nouvelles intrusions répétées de hackers usant de pseudonymes comme "CNN" ou "BBC", le juge a pu se prononcer contre la réduction de la caution demandée par les avocats du jeune homme.

Ce dernier a été arrêté vendredi avec deux jeunes de 19 et 22 ans, dont l'un réside au Royaume-Uni, et est inculpé notamment de fraude électronique.

Les enquêteurs le considèrent comme le cerveau de cette cyberattaque qui aurait permis de récolter plus de 100.000 dollars en crypto-monnaie.

Les pirates ont, selon Twitter, ciblé une poignée de salariés via une opération de hameçonnage par téléphone, afin d'obtenir leurs identifiants.

Ils ont ensuite attaqué 130 comptes, dont ceux de l'ancien président américain Barack Obama, du candidat démocrate à la présidentielle Joe Biden et des fondateurs d'Amazon, Jeff Bezos, de Microsoft, Bill Gates, ou de Tesla, Elon Musk.

A partir de ces comptes, ils ont envoyé des messages aguicheurs incitant les abonnés à envoyer des bitcoins, une crypto-monnaie, soi-disant en échange du double de la somme envoyée.

L'attaque a écorné l'image de Twitter et relancé les débats sur la sécurité informatique à trois mois de la présidentielle américaine.

Les points de contrôle à New York pour faire appliquer la quarantaine covid-19

Des gens sont assis devant le Metropolitan Museum of Art le samedi 2 mai 2020 à New York, en respectant la distanciation sociale afin de prévenir la propagation du coronavirus. (Photo AP / Ron Blum)

New York va mettre en place des postes de contrôle aux accès clés de la ville afin de s'assurer que les voyageurs en provenance d'Etats américains très affectés par le coronavirus respectent bien la quarantaine qui leur est imposée, a annoncé le maire de la ville mercredi.

Les visiteurs venus de 35 Etats connaissant une forte recrudescence de l'épidémie, comme les très peuplés Etats de Floride et du Texas, sont actuellement soumis à une quarantaine de deux semaines à leur arrivée à New York.

Afin de tenter de mieux faire respecter cette mesure, le maire Bill de Blasio a annoncé que les forces de l'ordre allaient installer "des points d'enregistrement des voyageurs" au niveau des principaux ponts et tunnels menant à la métropole à partir de jeudi.

Les voyageurs en provenance des Etats problématiques devront alors remplir un formulaire de santé. Celui-ci doit aussi aider les autorités à faire un suivi des contacts en cas d'infection.

Les personnes arrivant dans les aéroports de New York doivent déjà remplir ce formulaire. Quiconque refuse de le faire risque une amende de 2.000 dollars.

"La ville de New York tient bon contre le Covid-19, et les New-Yorkais ont montré une discipline exemplaire", a déclaré M. de Blasio. "Nous n'allons pas laisser cet effort nous filer entre les doigts et nous allons continuer à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour protéger la santé et la sécurité des New-Yorkais."

Les individus ne respectant pas la quarantaine imposée risquent une amende de 10.000 dollars.

Plus de 32.000 personnes sont mortes du Covid-19 dans l'Etat de New York, selon l'université Johns Hopkins.

La ville a été l'épicentre de l'épidémie américaine au printemps, mais a ensuite réussi à la maintenir sous contrôle, même lorsque les cas sont repartis à la hausse dans d'autres parties du pays à partir de la fin juin.

Les autorités américaines imposent des sanctions à un homme d'affaires zimbabwéen

Le président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa et le président russe Vladimir Poutine posent pour une photo lors du sommet Russie-Afrique dans la station balnéaire de la mer Noire à Sotchi, Russie, mercredi 23 octobre 2019. (AP Photo/Sergei Chirikov, pool photo via AP)

Le Trésor américain a imposé mercredi des sanctions financières contre l’homme d’affaires Zimbabwéen Kudakwashe Regimond Tagwirei, pour actes de corruption présumée.

Sa société, Sakunda Holdings, fait aussi l’objet de sanctions américaines, selon un communiqué des autorités fédérales.

"M. Tagwirei et d'autres membres de l’élite zimbabwéenne ont fait dérailler le développement économique du pays et ont porté préjudice au peuple zimbabwéen par des actes de corruption", a déclaré le secrétaire adjoint au Trésor, Justin G. Muzinich, dans un communiqué de presse.

Le communiqué indique que M. Tagwirei s’est appuyé sur ses liens avec des hauts fonctionnaires pour remporter des marchés publics. Il aurait aussi bénéficié d’un accès privilégié à des devises, qui sont pourtant en pénurie depuis des années au Zimbabwe.

Homme d'affaires prospère, M. Tagwirei est depuis longtemps lié au parti ZANU-PF au pouvoir au Zimbabwe et à de hauts fonctionnaires, tels que le président Mnangagwa et le premier vice-président Constantino Chiwenga. Ces deux personnalités figurent déjà sur la liste des sanctions américaines.

En vertu des sanctions annoncées mercredi, tous les biens et intérêts de M. Tagwirei et de sa société Sakunda Holdings qui se trouvent aux États-Unis ou qui sont sous le contrôle de ressortissants américains doivent être bloqués et signalés au Trésor.

Le Zimbabwe a été plongé dans la tourmente ces dernières semaines. Des citoyens, encouragés par le mouvement "Black lives matter", sont descendus dans la rue pour protester contre les violations des droits de l'homme et le manque d'aide du gouvernement alors que l'économie vacille sous le coup de la pandémie du nouveau coronavirus.

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