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Un nouveau musée à Washington offre une plongée dans l'histoire des Africains-Americains

En construction , le musée national de l'histoire et de la culture africaine-américaine à Washington, le 9 juin 2015.

Des cabanes d'esclaves, réminiscences de la traite négrière, à Martin Luther King, symbole de la lutte des Noirs pour les droits civiques, un nouveau musée de Washington offre un puissant panorama de la tumultueuse relation qu'entretiennent les Etats-Unis avec leur communauté africaine-américaine.

Le musée national de l'histoire et de la culture africaine-américaine, un imposant bloc couleur bronze posé sur la grande artère au coeur de la capitale américaine, doit ouvrir ses portes au public le 24 septembre.

Son ouverture, aussi attendue que symbolique dans un pays où les tensions raciales sont toujours latentes, est le fruit d'un projet centenaire longtemps repoussé. Le président Barack Obama, premier président noir des Etats-Unis, viendra couper le ruban lors de l'inauguration du NMAAHC, actuellement en chantier et présenté jeudi à la presse.

L'édifice se divise en deux parties, la première souterraine, consacrée à l'histoire et l'émancipation des Noirs, la seconde, aux étages supérieurs, à la culture et à la société.

Dès l'entrée dans le hall du bâtiment, le visiteur est invité à emprunter un ascenseur qui le fait descendre dans les entrailles de l'histoire américaine, en commençant par sa face la plus sombre: la traite négrière.

Il se trouve alors face à une cabane d'esclaves en bois patiné typique du début des années 1800, importée de l'ancienne plantation de Point of Pine, en Caroline du Sud et minutieusement restaurée planche après planche.

Ce genre d'objet, qui fait partie de l'exposition "esclavage et liberté", invite à "penser à l'énergie des personnes qui y vivaient", explique Mary Elliott, curatrice au musée. Mais aussi, dit-elle, à l'esclavage, qui a pris ses racines avec l'installation en Virginie des premiers colons britanniques et fin en 1865 avec l'adoption du XIIIe amendement de la Constitution américaine, né des ravages de la guerre de Sécession et de la proclamation d'émancipation.

Une tour de guet de la prison Angola en Louisiane, qui servait dans les années 1930 et qui tient son surnom des esclaves originaire du pays d'Afrique australe qui travaillaient sur l'ancienne plantation, ainsi que la voiture d'un train qui opérait sous la ségrégation font également partie des plus de 30.000 objets à exposer.

Plus haut, le visiteur arrive à l'étage consacré à la lutte des noirs américains pour l'obtention de leurs droits civiques, qui fait une large place au pasteur baptiste Martin Luther King ainsi qu'aux mouvements qui ont lutté pour l'émancipation des Noirs.

"Contribution des Noirs"

Le musée, toutefois, ne se veut pas une critique de l'histoire américaine. Se dessine, au fil de la visite, "le début de la culture que nous avons construite ensemble", explique Ralph Appelbaum, un des architectes du projet.

"A mesure que vous avancez, vous voyez de plus en plus de symboles d'intégration, de liberté", dit-il à l'AFP, sous l'avion suspendu des Tuskegee airmen, surnom donné à un groupe de pilotes noirs originaires de l'Alabama et qui ont combattu dans l'aviation américaine durant la Seconde Guerre mondiale.

L'architecture du bâtiment de quelque 37.000 m2, elle, est une "interprétation de cette histoire version 21e siècle", souligne David Adjaye, autre architecte qui a salué la position "unique" du musée, entouré d'un concentré d'histoire américaine: Maison Blanche, obélisque du Washington Monument, Capitole...

La seconde partie du NMAAHC, qui compte huit des onze expositions, est consacrée au sport, à la musique, aux arts visuels, à la nourriture ou encore à la culture populaire.

L'idée est de remonter "aux origines de ces pratiques et traditions, dont beaucoup sont héritées de moments historiques comme l'esclavage ou le mouvement pour les droits civiques", explique Joanne Hippolite, conservatrice de ces expositions, évoquant notamment des gestes entrés dans le quotidien des noirs américains comme le "fist bump", consistant à se saluer en se cognant le poing.

Finir la visite par cette partie culturelle, où l'on peut voir l'emblématique Cadillac rouge du guitariste Chuck Berry ou encore des objets liés aux Jackson Five est une façon "de célébrer la contribution des Noirs dans l'histoire américaine", confie-t-elle à l'AFP.

"Cela tire vers le haut et montre la ténacité des noirs américains", ajoute Joanne Hippolite, au dernier étage du musée où des vitrines encore vides aux noms de Michael Jackson, Duke Ellington, Ray Charles, Prince ou encore Ella Fitzgerald n'attendent que d'être garnies.

Cet étage, qui offre une vue panoramique imprenable sur les plus beaux musées de Washington, est également un lieu propice à la réflexion sur l'histoire américaine, expliquent les responsables du NMAAHC.

Peut-être pour poursuivre celle de Felix Haywood, fils d'esclaves, qui orne les murs du musée: "Nous étions libres, soudainement, nous étions libres. Mais nous ne savions pas ce qui allait se passer ensuite".

Avec AFP

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Le basketteur Kobe Bryant intronisé au Hall of Fame

Kobe Bryant des Los Angeles Lakers contre les Boston Celtics pendant le deuxième trimestre d'un match de basket de la NBA à Boston le mercredi 30 décembre 2015. (AP Photo / Winslow Townson)

Le quintuple champion de la NBA Kobe Bryant, décédé dans un accident d'hélicoptère fin janvier, fait partie, sans surprise, des joueurs qui seront intronisés cette année au Hall of Fame, le panthéon du basket américain, selon la liste révélée samedi.

La légende des Los Angeles, disparue à 41 ans dans un crash qui a également coûté la vie à sa fille de 13 ans Gianna et sept autres personnes, figure parmi les neuf noms de la promotion 2020, en compagnie notamment de l'ancien joueur de San Antonio Tim Duncan (43 ans), cinq fois titré en NBA, et Kevin Garnett, champion en 2008 avec Boston.

"La promotion 2020 est sans aucun doute l'une des plus historiques de tous les temps et le talent et l'influence sociale de ces neuf lauréats est sans commune mesure", a déclaré John Doleva, directeur général du Hall of Fame.

"En 2020, la communauté du basket a subi la perte inimaginable de figures emblématiques: le commissaire de la NBA David Stern (ndlr: mort en janvier à 77 ans des suites d'une hémorragie cérébrale) et Kobe Bryant, ainsi que la perte du jeu lui-même en raison du COVID-19." La saison de la NBA a été suspendue le mois dernier devant la propagation du coronavirus.

"C'est un accomplissement et un honneur incroyable, nous sommes extrêmement fiers de lui", a réagi l'épouse de Kobe Bryant, Vanessa. "Chaque étape dans sa carrière d'athlète a été un tremplin pour être ici (au Hall fo Fame)", a-t-elle ajouté.

La tragédie frappe encore la famille Kennedy

Le gouverneur du Maryland, Larry Hogan, lors d'une conférence de presse le 3 avril 2020 à Annapolis. (AP/Brian Witt)

Les recherches pour retrouver deux membres de la famille Kennedy, disparus lors d'une balade en canoë, n'ont pas permis de les retrouver et ils sont présumés morts, ont annoncé leurs proches.

Il s'agit d'un nouveau drame pour la plus célèbre dynastie des Etats-Unis, régulièrement frappée par la tragédie depuis l'assassinat en 1963 à Dallas du président démocrate John Fitzgerald Kennedy (JFK).

Sa petite-nièce Maeve Kennedy McKean, 40 ans, n'est pas revenue jeudi d'une sortie en canoë avec son fils Gideon, 8 ans, dans la baie de Chesapeake, dans la région de Washington, ont annoncé vendredi les autorités.

Des garde-côtes, des policiers et des pompiers ont immédiatement tenté de les retrouver, mais sans succès.

"Les chances qu'ils aient survécu sont extrêmement faibles. Il est clair que Maeve et Gideon sont morts", en a conclu son époux David McKean dans un message posté dans la nuit sur Facebook.

Les recherches lancées par les autorités "ne sont plus une opération de secours mais de récupération" des corps, a ajouté dans un communiqué la mère et grand-mère des victimes, Kathleen Kennedy Townsend.

Cette dernière est la fille aînée de l'ancien ministre de la Justice Robert Kennedy, le frère de John, qui fut tué en 1968 alors qu'il était bien placé pour remporter les primaires démocrates pour la présidentielle.

La famille a subi d'autres drames: un des fils de Robert Kennedy, David, est mort à l'âge de 28 ans d'une overdose de cocaïne dans un hôtel de Floride, en 1984.

Un autre de ses fils, Michael, a succombé à une collision avec un arbre lors d'une descente à ski en 1997 dans le Colorado.

En 1999, le fils de "JFK" est mort avec sa femme Carolyn et sa belle-soeur Lauren dans le crash de l'avion qu'il pilotait dans le Massachusetts.

Saoirse Kennedy Hill, une petite-fille de Robert Kennedy, est également décédée l'année dernière d'une overdose, à l'âge de 22 ans.

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Melania Trump passe un coup de fil à Brigitte Macron

Les premières dames américaine et française Melania Trump et Brigitte Macron sur les marches du Palais de l’Elysée à Paris, le 10 novembre 2018, lors des commémorations du centenaire marquant la fin de la Première Guerre mondiale. (AP Photo/Jacquelyn Martin)

La Première dame des Etats-Unis Melania Trump a exprimé vendredi, lors d'un échange téléphonique avec Brigitte Macron, la solidarité de son pays avec la France.

L'épouse de Donald Trump a transmis à l'épouse d'Emmanuel Macron ses condoléances "pour ceux qui ont perdu la vie en raison du coronavirus en France", a indiqué la Maison Blanche dans un compte-rendu de l'appel.

"Elle a également réaffirmé que les Etats-Unis étaient aux côtés des Français et s'est dite optimiste sur la capacité (des deux pays) à surmonter ensemble cette période difficile", ajoute le texte.

Les deux femmes, qui se sont rencontrées à de nombreuses reprises, ont prévu de rester en contact au cours "des jours et des semaines" à venir.

Arrivée d’un navire-hôpital à New York

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