Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Mauritanie

Un nouveau gouvernement de techniciens inscrit dans la continuité

Mohamed Ould Ghazouani votant à Nouakchott, Mauritanie, 22 juin 2019.

Le Premier ministre du nouveau président mauritanien Mohamed Ould Ghazouani a désigné les membres de son gouvernement, qui conserve à des postes clés des figures de l'exécutif de l'ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Une semaine après sa désignation, le chef du gouvernement, Ismaïl Cheikh Sidiya, a rendu publique la liste des membres de son cabinet, composé de 25 ministres, dont cinq femmes contre sept dans l'équipe sortante, et de deux commissaires du gouvernement, chargés des droits de l'homme et de la sécurité alimentaire.

Six ministres du gouvernement sortant font partie de la nouvelle équipe, dont quatre conservent leur portefeuille, parmi les plus importants: Ismail Ould Cheikh Ahmed aux Affaires étrangères, Nani Ould Chrougha à la Pêche, Sidi Ould Salem à l'Enseignement supérieur et Mohamed Ould Abdel Vetah au Pétrole, selon un décret présidentiel publié dans la nuit de jeudi à vendredi.

Le Premier ministre sortant, Mohamed Salem Ould Bechir, conserve le rang de ministre mais dépendra directement du chef de l'Etat en tant que Secrétaire général de la présidence de la République.

Plusieurs ministres au profil de techniciens sont issus d'organisations intergouvernementales comme la Banque Mondiale ou l'Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS). Les membres du cabinet sont connus pour leur fidélité à l'Union pour la République (UPR, le parti présidentiel).

L'opposition islamiste ou proche des quatre candidats battus lors de la présidentielle du 22 juin, qui avaient contesté la victoire de M. Ghazouani, n'en font pas partie. Pas plus que d'ex-opposants ayant rallié M. Ghazouani pendant la campagne électorale.

Alors que le nouveau président s'est engagé, lors de sa prestation de serment le 1er août, à lutter contre les "disparités sociales", six de ses ministres sont issus de la communauté haratine (descendants d'esclaves de maîtres arabo-berbères, dont ils partagent la culture), dont le ministre de la Justice, Heimoud Ould Ramdhane, et celui de l'Intérieur, Mohamed Salem Ould Merzoug.

Toutes les actualités

Mauritanie: hommage à Aissata Kane, première femme ministre

Une femme se fait marquer le doigt à l’encre indélébile après avoir voté à Nouakchott, Mauritanie, 21 juin 2014.

De nombreux hommages ont été rendus en Mauritanie à Aissata Kane, première femme ministre de l'histoire de ce pays sahélien, militante féministe et écologiste, décédée à Nouakchott à 79 ans, a constaté jeudi l'AFP.

Née le 18 août 1938 à Dar El-Barka (sud), Aissatta Kane, mère de cinq enfants, est morte le 10 août dans un hôpital de Nouakchott.

Sa nièce, Ball Halimata Dem, a déclaré à l'AFP que sa tante avait "réalisé toutes ses passions avec humilité, courage et détermination. Elle tenait à ne déranger personne par son combat sur tous ces fronts à la fois".

Ismaïl Ould Bedda Ould Cheikh Sidiya, Premier ministre mauritanien, plusieurs de ses ministres, des chefs religieux et des représentants d'associations ont participé à ses funérailles.

L'association "Maurifemmes" a souligné sur son site "le rôle éminent joué par Aissata Kane dans la généralisation de la scolarisation des filles en Mauritanie et son combat pour les droits de la femme pour lesquels elle s'est dépensée sans compter".

Pour Mohamed Fall Ould Oumeir, directeur du journal La Tribune, "Aissata Kane a incarné l'émancipation de la femme mauritanienne, faisant émerger un féminisme islamique progressiste et très constructif".

Aissata Kane a été l'une des premières femmes scolarisées de Mauritanie, faisant ses études à Saint-Louis, alors capitale du Sénégal et de la Mauritanie.

Après des études de sociologie à Bruxelles, elle regagne son pays en 1960, à son indépendance: elle y fonde l'Union nationale des femmes de Mauritanie (UNFM) et adhère au Parti du peuple mauritanien (PPM), parti unique à l'époque.

Le premier président mauritanien, Moktar Ould Daddah, la nomme ministre de la Promotion de la famille et de la femme en 1975, poste qu'elle occupera jusqu'au coup d'Etat de 1978 qui renversa le président Ould Daddah.

C'était la première fois qu'une femme est nommée ministre dans ce pays musulman et traditionnaliste.

Elle contribue à son poste à améliorer de manière significative les droits des femmes de son pays.

Le putsch de 1978 l'éloigne de la vie politique mais elle n'en abandonne pas pour autant son combat national et international pour les droits de la femme, "sans violence et sans excès", disait-elle.

En 1988, elle participe à Paris à la création de l'Association internationale des femmes francophones (AIFF). Elle a également fondé et dirigé la revue "Mariemou" consacrée à l'émancipation de la femme mauritanienne.

Aissata Kane était aussi une écologiste convaincue et présidait une association mauritanienne pour la protection de l'environnement.

Une rue de Nouakchott avait été baptisée de son nom avant son décès.

Ballet diplomatique à Nouakchott pour l'investiture de Mohamed Ould Ghazouani

Ballet diplomatique à Nouakchott pour l'investiture de Mohamed Ould Ghazouani
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:33 0:00

Le bloggeur Mohamed Ould Mkheïtir libéré

Le bloggeur Mohamed Ould Mkheïtir libéré
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:02 0:00

Remise en liberté d'un blogueur accusé de blasphème détenu depuis 2014

Remise en liberté d'un blogueur accusé de blasphème détenu depuis 2014
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:56 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG