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"Un mur est un mur!": Trump ne veut plus utiliser d'autres mots

Le président américain Donald Trump, dans le bureau ovale de la Maison Blanche à Washington, le 31 janvier 2019. REUTERS / Jim Young

Mur en béton? Barrière en acier? Donald Trump a une nouvelle fois fait évoluer sa rhétorique sur son projet emblématique de campagne au moment où les négociations en quête d'un compromis budgétaire reprennent au Congrès.

Depuis plusieurs semaines, certains élus républicains, mais aussi Donald Trump lui-même à l'occasion, mettent en avant le mot de "barrière" à la frontière avec le Mexique avec l'espoir de rendre le projet plus acceptable aux yeux des démocrates et d'éviter un nouveau "shutdown".

Jeudi matin, le président américain a estimé que cela ne servait à rien.

"Appelons-les désormais des murs et arrêtons les jeux politiques!", a-t-il tweeté, comme s'il s'adressait à ses propres conseillers. "Un MUR est un MUR!", a-t-il ajouté, majuscules à l'appui.

Dans une rafale de tweets, il a aussi estimé que les élus républicains perdaient leur temps à négocier: "Les démocrates (...) ne débloqueront pas d'argent pour construire le mur dont nous avons désespérément besoin".

La présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, lui a donné raison en conférence de presse: "Il n'y aura pas un sou pour le mur dans la loi" de financement qui naîtra des négociations en cours, a martelé la puissante élue, forte de sa majorité à la chambre basse.

"S'il n'y a pas de mur dedans, je ne veux même pas perdre mon temps à la lire", a rétorqué plus tard Donald Trump, dans le Bureau ovale.

Interrogée sur les questions de sémantique, Nancy Pelosi a souligné qu'il existait déjà des centaines de kilomètres de "clôture" en métal à la frontière que les démocrates seraient prêts à renforcer ou réparer si besoin.

"Si le président veut appeler ça un mur, il peut dire que c'est un mur", a-t-elle ironisé, remarquant que quand Donald Trump affirmait que des centaines de kilomètres de mur avaient déjà été construits, il faisait certainement référence à ces barrières.

M. Trump a lui réaffirmé que le mur sortirait de terre "d'une façon ou d'une autre", laissant une nouvelle fois entendre qu'il pourrait déclarer le pays en situation "d'urgence". Cette mesure lui permettrait d'activer des pouvoirs extraordinaires afin de contourner le Congrès.

"Je pourrais le faire", a-t-il souligné devant les journalistes.

Pour sortir du "shutdown" le plus long de l'histoire américaine, Donald Trump a fini par céder face aux démocrates, Nancy Pelosi en tête, fin janvier, en acceptant le financement temporaire des services fédéraux sans que le moindre dollar ait été débloqué pour le mur.

Mais le répit prendra fin le 15 février.

D'ici là, républicains --qui contrôlent le Sénat-- et démocrates du Congrès doivent trouver un compromis budgétaire de longue durée.

Leurs réunions en comité ont démarré mercredi, avec des "déclarations prometteuses", a estimé Nancy Pelosi.

Nouvelle illustration du dialogue de sourds dans lequel semblent être engagés les deux dirigeants, Donald Trump a lui réaffirmé peu après depuis la Maison Blanche: "Je ne pense pas qu'ils parviendront à un accord".

Avec AFP

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Washington et Londres déplorent les décisions de la Cour Constitutionnelle congolaise

Le Président de la Cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo, Noël Funga (C), à Kinshasa, le 15 janvier 2019.

Les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Suisse et le Canada, ont déploré vendredi "l'aggravation des tensions politiques en République démocratique du Congo" dues aux "récentes décisions de la Cour constitutionnelle" qui a invalidé l'élection de députés de l'opposition.

"Les récentes décisions de la Cour constitutionnelle, prises en dehors des échéances prescrites par la loi, nuisent à un climat politique apaisé", indique une "déclaration commune" des quatre chefs de mission à Kinshasa.

"Nous regrettons vivement l'incertitude et la méfiance créées par ces décisions", insistent Washington, Londres, Berne et Ottawa.

"Nous condamnons les confrontations récentes et appelons les acteurs politiques du pays à proscrire l'usage de toute forme de violence", ajoute leur déclaration commune.

La Cour constitutionnelle a annulé cette semaine les élections de plus de 30 parlementaires, "la plupart d'entre eux étant des membres de l'opposition", est-il rappelé.

Ces parlementaires sont plus particulièrement membres de la coalition Lamuka de l'opposant Martin Fayulu, qui revendique la victoire à l'élection présidentielle du 30 décembre et refuse de reconnaître l'élection de son ex-allié dans l'opposition, Félix Tshisekedi, proclamé vainqueur de l'élection.

En réaction aux décisions de la Cour constitutionnelle, M. Fayulu a annoncé "la suspension des activités parlementaires de tous les parlementaires de Lamuka (sa coalition) jusqu'à nouvel ordre".

Lamuka a organisé jeudi un sit-in devant la Cour constitutionelle à Kinshasa et prévoit d'autres actions dans tout le pays le dimanche 30 juin, jour de la fête de l'Indépendance.

M. Fayulu a accusé l'actuel chef de l'Etat, Félix Tshisekedi, et son prédécesseur, Joseph Kabila, de "forfaiture" et d'avoir "assassiné l'Etat de droit".

L'Union européenne (UE) ne s'est pas associée à la déclaration commune alors qu'elle a dans le passé signé des prises de position communes sur la RDC avec les quatre pays signataires.

L'UE a sanctionné une quinzaine de personnalités congolaises début 2017 à l'époque où l'ancien président Kabila était encore au pouvoir au-delà de la fin de son mandat constitutionnel.

Trump annonce le départ de sa porte-parole, Sarah Sanders

President Donald Trump welcomes White House press secretary Sarah Sanders to the stage as he pauses from speaking about second chance hiring to publicly thank the outgoing press secretary in the East Room of the White House, June 13, 2019, in Washington.

Donald Trump a annoncé jeudi le prochain départ de Sarah Sanders, porte-parole de la Maison Blanche, louant la combativité de cette "guerrière", proche collaboratrice depuis la campagne de 2016.

Farouche avocate du président américain en toutes circonstances, cette femme brune de 36 ans au style direct a hérité à l'été 2017 du poste prestigieux --mais très exposé-- de "Press Secretary".

Régulièrement interrogée sur les tweets provocateurs ou les sorties agressives de Donald Trump à l'encontre des médias, elle s'est souvent retrouvée en position délicate et a été critiquée pour ses approximations, voire ses contre-vérités, dans ses interactions parfois tendues avec les journalistes.

En rupture avec une tradition solidement établie depuis des décennies, elle a depuis plusieurs mois abandonné le briefing quotidien dans la salle de presse de la Maison Blanche, lui préférant des séances de questions/réponses improvisées et souvent cacophoniques, à l'image de celles dont raffole le milliardaire républicain.

"Notre merveilleuse Sarah Sanders quittera la Maison Blanche et rentrera chez elle dans l'Etat de l'Arkansas à la fin du mois", a tweeté M. Trump, sans donner la moindre indication sur le nom de celui ou celle qui pourrait la remplacer.

L'ex-magnat de l'immobilier a ajouté espérer qu'elle soit un jour candidate à la fonction de gouverneur de cet Etat, un poste qu'a occupé son père Mike Huckabee, personnage marquant de la politique américaine. "Elle serait fantastique!", a-t-il lancé.

- Loyauté -

Peu après, à l'occasion d'une cérémonie sur la réforme de la justice en présence de la vedette de télé-réalité Kim Kardashian, M. Trump lui a rendu un hommage particulièrement appuyé, ce qui est plutôt rare de la part d'un président en froid avec nombre de ses anciens collaborateurs.

Saluant "une amie, une magnifique personne", il a estimé qu'elle avait fait "un travail incroyable".

Disant, des larmes dans la voix, sa fierté d'avoir travaillé pour Donald Trump, Sarah Sanders a assuré qu'elle resterait l'un de ses soutiens les plus "loyaux". Et s'est dite convaincue que le milliardaire républicain remporterait la présidentielle de 2020 et avait, par conséquent, encore "six années incroyables" devant lui à la Maison Blanche.

Les Américains ont découvert cette femme à l'accent du Sud marqué, née dans la petite ville de Hope (espoir, en anglais), dès les débuts de l'administration de Donald Trump, en tant qu'adjointe du porte-parole Sean Spicer.

Petite, elle baignait déjà dans la politique grâce à son père, dont elle fut la directrice de campagne lors de la primaire républicaine pour la présidentielle de 2016 avant de rejoindre l'équipe de Donald Trump.

Sarah Sanders évoquait régulièrement sa foi. Interrogée au podium sur le comportement et le langage du président sur Twitter, elle avait ainsi répondu: "En tant que croyante, nous n'avons qu'un seul modèle parfait, Dieu... Personne n'est parfait, un seul l'est".

Elle parlait par ailleurs régulièrement de sa famille. Evoquant jeudi les deux années écoulées, elle a estimé que la seule chose qui surpassait "de peu" l'intensité de son expérience à la Maison Blanche était le fait d'avoir "trois enfants extraordinaires".

"Donald Trump perd une porte-parole de grande qualité", a tweeté son père, Mike Huckabee. "Je dis cela avec la même objectivité que celle de CNN-Fake-News vis-à-vis du président", a ajouté l'ancien gouverneur, coutumier, comme Donald Trump, de violentes attaques contre les journalistes.

Avec AFP

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