Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

"Un mur est un mur!": Trump ne veut plus utiliser d'autres mots

Trump assiste à une réunion avec le gouverneur de Porto Rico, Ricardo Rossello, après son arrivée à la base de la garde nationale aérienne Luis Muñiz, à Porto Rico, le 3 octobre 2017.

Mur en béton? Barrière en acier? Donald Trump a une nouvelle fois fait évoluer sa rhétorique sur son projet emblématique de campagne au moment où les négociations en quête d'un compromis budgétaire reprennent au Congrès.

Depuis plusieurs semaines, certains élus républicains, mais aussi Donald Trump lui-même à l'occasion, mettent en avant le mot de "barrière" à la frontière avec le Mexique avec l'espoir de rendre le projet plus acceptable aux yeux des démocrates et d'éviter un nouveau "shutdown".

Jeudi matin, le président américain a estimé que cela ne servait à rien.

"Appelons-les désormais des murs et arrêtons les jeux politiques!", a-t-il tweeté, comme s'il s'adressait à ses propres conseillers. "Un MUR est un MUR!", a-t-il ajouté, majuscules à l'appui.

Dans une rafale de tweets, il a aussi estimé que les élus républicains perdaient leur temps à négocier: "Les démocrates (...) ne débloqueront pas d'argent pour construire le mur dont nous avons désespérément besoin".

La présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, lui a donné raison en conférence de presse: "Il n'y aura pas un sou pour le mur dans la loi" de financement qui naîtra des négociations en cours, a martelé la puissante élue, forte de sa majorité à la chambre basse.

"S'il n'y a pas de mur dedans, je ne veux même pas perdre mon temps à la lire", a rétorqué plus tard Donald Trump, dans le Bureau ovale.

Interrogée sur les questions de sémantique, Nancy Pelosi a souligné qu'il existait déjà des centaines de kilomètres de "clôture" en métal à la frontière que les démocrates seraient prêts à renforcer ou réparer si besoin.

"Si le président veut appeler ça un mur, il peut dire que c'est un mur", a-t-elle ironisé, remarquant que quand Donald Trump affirmait que des centaines de kilomètres de mur avaient déjà été construits, il faisait certainement référence à ces barrières.

M. Trump a lui réaffirmé que le mur sortirait de terre "d'une façon ou d'une autre", laissant une nouvelle fois entendre qu'il pourrait déclarer le pays en situation "d'urgence". Cette mesure lui permettrait d'activer des pouvoirs extraordinaires afin de contourner le Congrès.

"Je pourrais le faire", a-t-il souligné devant les journalistes.

Pour sortir du "shutdown" le plus long de l'histoire américaine, Donald Trump a fini par céder face aux démocrates, Nancy Pelosi en tête, fin janvier, en acceptant le financement temporaire des services fédéraux sans que le moindre dollar ait été débloqué pour le mur.

Mais le répit prendra fin le 15 février.

D'ici là, républicains qui contrôlent le Sénat et démocrates du Congrès doivent trouver un compromis budgétaire de longue durée.

Trump consent à rouvrir le gouvernement pour 3 semaines
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:45 0:00

Leurs réunions en comité ont démarré mercredi, avec des "déclarations prometteuses", a estimé Nancy Pelosi.

Nouvelle illustration du dialogue de sourds dans lequel semblent être engagés les deux dirigeants, Donald Trump a lui réaffirmé peu après depuis la Maison Blanche: "Je ne pense pas qu'ils parviendront à un accord".

Toutes les actualités

Donald Trump pourrait se présenter à nouveau en 2024, selon un expert

Donald Trump pourrait se présenter à nouveau en 2024, selon un expert
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:24 0:00

Covid-19: Biden, Obama, Bush et Clinton prêts à se faire vacciner publiquement

Le 21 octobre 2017, l'ancien président George W. Bush (à g.), son successeur Barack Obama et l'ancien président Bill Clinton lors d'un concert caritatif à College Station, Texas.

Le président élu Joe Biden et les anciens présidents américains Barack Obama, George W. Bush, Bill Clinton se sont dits prêts à se faire vacciner publiquement contre le Covid-19 afin d'encourager leurs concitoyens à en faire de même.

Barack Obama, 59 ans, a affirmé faire "entièrement confiance" aux autorités sanitaires du pays, dont l'immunologue Anthony Fauci, figure scientifique très respectée aux Etats-Unis.

"Si Anthony Fauci me dit que ce vaccin est sûr et peut protéger du Covid, je n'hésiterai pas à me le faire injecter", a-t-il déclaré dans un entretien radio à SiriusXM, dont des extraits ont été partagés mercredi sur YouTube.

"Je promets que lorsqu'il sera disponible pour les personnes moins vulnérables, je me ferai vacciner. Je pourrais le faire à la télévision ou faire en sorte que ce soit filmé, afin que les gens puissent voir que je fais confiance à la science", a-t-il ajouté.

Une tribune dans le Washington Post appelait le président élu Joe Biden, 78 ans, et sa future vice-présidente Kamala Harris, 56 ans, à se faire vacciner en direct à la télévision afin de convaincre les sceptiques, nombreux aux Etats-Unis face à la vitesse de développement des vaccins contre le Covid-19.

Interrogé sur le sujet, Joe Biden a dit jeudi qu'il serait "heureux" de se faire vacciner en public dès que le Dr Fauci recommanderait de le faire.

Un représentant de George W. Bush a fait savoir à CNN que l'ancien président républicain de 74 ans était lui aussi disposé à faire la promotion des vaccins contre le Covid-19.

"Les vaccins doivent dans un premier temps avoir été jugés sûrs et administrés aux populations prioritaires", a dit ce représentant, Freddy Ford. "Le président Bush attendra ensuite son tour et se fera volontiers vacciner devant les caméras".

Le porte-parole de Bill Clinton, Angel Urena, a également indiqué à CNN que l'ancien président démocrate, lui aussi âgé de 74 ans, se ferait vacciner publiquement "si cela pouvait inciter tous les Américains à en faire de même".

De nombreux républicains doutent de la sincérité des élections

De nombreux républicains doutent de la sincérité des élections
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:32 0:00

Le confinement fait renaitre l'amour du vélo

Le confinement fait renaitre l'amour du vélo
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:33 0:00

Covid-19 : les autorités américaines recommandent de réduire la quarantaine à 10 jours

Covid-19 : les autorités américaines recommandent de réduire la quarantaine à 10 jours
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:23 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG