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Crimes/enquêtes

Un ex-joueur de rugby sud-africain tué à Hawaï dans des circonstances troubles

Un véhicule de police à Pahoa, Hawaii, le 26 mai 2018.

Lindani Sanele Myeni, ancien joueur de rugby sud-africain de 29 ans, a été abattu par la police de Honolulu, dans l'État de Hawaï, aux États-Unis. Les détails restent flous.

Le rugbyman de 29 ans, originaire du KwaZulu Natal a reçu au moins trois balles lors d'un incident qui a eu lieu le 14 avril. Selon les autorités, la police répondait à un appel qui faisait état d'un “cambriolage en cours”.

Selon la police, l'ex-joueur de rugby était entré dans une maison, s'était assis et avait enlevé ses chaussures, ce qui avait incité les occupants à appeler la ligne d'urgence 911.

La police d'Honolulu a publié des images de caméra corporelle floues et sombres montrant une partie de ce qui s'est passé lorsque les agents sont arrivés sur les lieux.

Myeni est assis dans un véhicule à l'extérieur d'une maison. Des policiers lui intiment l'ordre de s'allonger par terre, mais il marche plutôt vers ces derniers, rapporte ABC News. Une bagarre s'ensuit et quatre coups de feu retentissent.

Transporté à l'hôpital, Myeni ne reviendra jamais à la vie. Le médecin légiste d'Honolulu a déclaré la mort de l'ex-joueur comme un homicide.

Sa femme, Lindsay, doute de la version des faits relatés par la police.

"Évidemment, il n'est pas un cambrioleur... Nous ne manquons pas d'argent. Nous avons tout ce dont nous avons besoin", a-t-elle déclaré à Hawaii News Now.

Elle relate que son mari était sorti en voiture après une agréable journée en famille et qu'il n'était parti que 18 minutes plus tôt, pour s'éclaircir les idées, avant qu’elle n’apprenne qu'il a été abattu.

"S'il était de race blanche comme moi, les choses se seraient passées différemment", a-t-elle ajouté.

Pour sa part, l'avocat de la famille accuse la police de "cacher certains faits". Il précise que les agents ne s'étaient pas identifiés comme l'exige la loi, un fait que même la police a admis.

La dépouille de Lindani Myeni a été rapatriée en Afrique du sud le 30 avril 2021, pour être enterrée dans sa province d'origine. Les autorités sud-africaines se sont impliqués pour son rapatriement et le Premier ministre provincial, Sihle Zikalala, a appelé le président américain Joe Biden à intervenir pour éclaircir cet incident tragique.

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Saisie record de cannabis au Niger et en Afrique du Sud

Des sacs en plastique de marijuana saisie à des revendeurs locaux lors d'une visite du ministre français de l'Intérieur à Marseille, le 25 février 2021.

Des drogues d'une valeur marchande de près de 100 millions d'euros ont été saisies dans le cadre d'opérations en Afrique et au Moyen-Orient, y compris deux coups majeurs qui montrent comment les trafiquants emballent des charges plus importantes dans leurs envois, a déclaré lundi Interpol.

Interpol a travaillé avec des fonctionnaires des douanes et de la police de 41 pays pour deux opérations en mars et avril qui ont coordonné les mesures de répression aux frontières et dans d'autres points chauds.

Au Niger, les autorités ont saisi 17 tonnes de résine de cannabis, d'une valeur d'environ 31 millions d'euros (37 millions de dollars), dans des entrepôts de la capitale Niamey. Les drogues, destinées à la Libye, représentent la plus grande saisies de l'histoire de l'Afrique de l'Ouest, a déclaré Interpol dans un communiqué.

En Afrique du Sud, la police a saisi 973 briques de cocaïne d'une valeur d'environ 32 millions d'euros sur un bateau de pêche et arrêté 10 personnes, a indiqué Interpol. La police a déclaré que ce transport était l'un des plus importants d'Afrique du Sud.

Quelque 287 personnes ont été arrêtées dans le cadre de ces opérations et d'autres avec de plus petits trajets au cours des deux mois.

Jan Drapal, le coordinateur de l'unité antidrogue d'Interpol, a déclaré que les saisies montraient la manière dont les criminels envoyaient des envois plus importants en réponse aux restrictions de voyage COVID-19 et aux fermetures de frontières, qui ont limité leur capacité à se déplacer plus fréquemment.

L'augmentation de la consommation dans des endroits tels que l'Europe centrale et orientale et l'augmentation de la production de cocaïne en Amérique du Sud - qui sont toutes deux antérieures à la pandémie - ont également conduit à des expéditions plus importantes, a-t-il déclaré à Reuters.

"Ils ont décidé d'apporter autant de médicaments que possible à la fois", a expliqué Jan Drapal. "Récemment, nous avons vu non seulement en Afrique mais aussi dans d'autres pays de nombreuses saisies record."

"Ce qui a été confirmé par cette opération, c'est que le COVID-19 n'a rien arrêté", a-t-il dit.

L'Afrique, qui est principalement considérée comme une voie de transit pour les drogues illicites, telles que la cocaïne, sur le chemin de l'Amérique du Sud vers l'Europe, a enregistré une série de saisies records ces dernières années.

La police du Cap-Vert avait saisi un record de 9,5 tonnes de cocaïne sur un navire en 2019. Les autorités gambiennes avaient également saisi près de 3 tonnes en janvier dans une cargaison en provenance de l'Équateur.

Emprisonné 17 ans au Cameroun, Michel Thierry Atangana lutte pour sa réhabilitation en France

Le Français Michel Thierry Atangana, emprisonné depuis 1997 au Cameroun, arrive à l'aéroport de Roissy près de Paris, le 28 février 2014.

Près de sept ans après avoir été libéré d'une geôle à Yaoundé, où il a passé 17 ans pour "détournements de fonds", le Français d'origine camerounaise Michel Thierry Atangana se bat pour être officiellement réhabilité et retrouver une "existence normale".

Son histoire a donné lieu à un livre, "Otage judiciaire", co-écrit avec l'écrivaine Anna-Véronique El Baze, sorti le mois dernier (éditions Cherche Midi). Et elle a inspiré des propositions pour améliorer la sécurité des Français à l'étranger, sous forme d'amendements au projet de loi sur la confiance dans la justice examiné à partir de lundi à l'Assemblée nationale.

"Sept ans après ma libération et mon retour en France, je vis une situation toujours très éprouvante", raconte M. Atangana à l'AFP. "Mes comptes sont toujours bloqués, je n'ai pas la possibilité de travailler, je me heurte à des murs. Ce que j'ai vécu, une 'détention arbitraire' reconnue par l'ONU, aurait dû me permettre d'obtenir tout de suite une reconnaissance. Je n'imaginais pas avoir à faire ce long parcours de négociations, de palabres", ajoute l'ancien ingénieur.

"Je n'en sors pas, je tourne en rond. Je suis toujours un coupable aux yeux de l'administration, et je suis privé d'existence sociale et économique depuis près de 25 ans", raconte-t-il, des éclats de fébrilité dans la voix.

Envoyé au Cameroun en 1994 par son employeur pour des projets routiers, Michel Atangana avait été arrêté et condamné en 1997 à 15 ans de prison pour des détournements de fonds publics, qu'il a toujours niés. Selon ses soutiens, il payait sa proximité avec un opposant au président Paul Biya.

Dans des conditions jugées scandaleuses par la défense, il avait de nouveau été condamné à 20 ans en octobre 2012 pour les mêmes faits, avant d'être libéré -mais pas innocenté- en février 2014, après de longues années de silence sur son cas.

En 2013, le groupe de travail de l'ONU sur la détention arbitraire avait demandé sa libération et son indemnisation. Le président socialiste français François Hollande avait publiquement jugé sa détention "inadmissible". Dès 2005, le département d'Etat américain l'avait inscrit sur la liste des prisonniers politiques dans le monde.

1.200 Français détenus

"Michel Atangana a été abandonné par l'Etat français", estime Pierre-Alain Raphan, député LREM (majorité présidentielle) auteur des propositions sur l'amélioration de la sécurité des Français à l'étranger.

"A l'heure actuelle il y a 1.200 Français enfermés à l'étranger, et près de la moitié le sont sans cause connue. Il y a parmi eux des touristes, des entrepreneurs, des étudiants... ça peut arriver à tout le monde", explique-t-il à l'AFP.

"Quand les victimes ont la chance de pouvoir rentrer en France, elles ont le droit de demander réparation. Or, très souvent, comme ces cas sont très complexes, le juge va leur demander de prouver qu'elles ont été victimes de détention arbitraire, d'enlèvement ou de tortures".

La principale proposition du député est de faire admettre les avis des groupes de travail de l'ONU sur la détention arbitraire, les enlèvements ou la torture, comme des éléments de preuve acceptés par la justice française, afin d'accélérer le parcours de réhabilitation et d'indemnisation.

"Nos propositions serviront à des gens comme Benjamin Brière (détenu en Iran depuis un an pour "espionnage"), Fabien Azoulay (condamné en 2018 à 16 ans de prison en Turquie pour détention de stupéfiants et qui s'est dit victime de violences en prison)", poursuit M. Raphan.

Aider les Français lorsqu'ils reviennent, mais aussi les protéger en amont. "Je trouve la diplomatie française parfois timorée, en comparaison des Russes ou des Américains, qui font bien comprendre qu'il ne faut pas toucher un cheveu de leurs ressortissants", déclare M. Raphan, tout en admettant avoir reçu une oreille attentive du gouvernement et de la présidence à ses propositions.

"Ce que j'ai vécu ne doit plus se reproduire", martèle Michel Atangana, qui se remémore entre autres "l'humiliation" d'avoir eu à payer son billet d'avion de retour en France après sa libération.

"J'ai 25 ans de souffrance derrière moi. Je veux que cela soit dit officiellement, que cela soit acté, pour que je puisse reprendre le cours normal de mon existence", lâche-t-il.

Heurts entre musulmans à Kinshasa: 30 condamnations à mort

Des policiers montent la garde devant la Cour suprême à Kinshasa, le 18 novembre 2006.

Trente personnes ont été condamnées à mort en République démocratique du Congo (RDC) pour leur participation aux violences contre la police ayant marqué jeudi la fin du ramadan à Kinshasa, la capitale, a-t-on appris de sources judiciaires.

Le verdict a été prononcé au petit matin samedi dans le procès en flagrance tenu depuis vendredi à Kinshasa, selon un enregistrement dont l'AFP a eu copie. Un avocat des parties civiles, Me Chief Tshipamba, a confirmé à l'AFP ces trente condamnations à la peine capitale.

Régulièrement prononcée, notamment dans les affaires impliquant les groupes armés dans l'est du pays, la peine de mort n'est plus appliquée en RDC depuis un moratoire décidé en 2003, et systématiquement commuée en condamnation à la perpétuité.

Jeudi, de violents heurts avaient éclaté entre fidèles musulmans se disputant l'accès au stade des Martyrs, le grand stade de la capitale congolaise, pour y organiser la prière officielle de clôture du ramadan. Les protestataires s'en étaient pris en particulier à la police présente sur les lieux pour encadrer la cérémonie.

Un premier bilan officiel faisait état d'un policier tué, dont les images ont largement circulé sur les réseaux sociaux. Une policière est entre la vie et la mort, affirment désormais les autorités, tant que 46 autres policiers ont été blessés, dont huit sont dans un état critique. Une dizaine de véhicules de la police ont été endommagés, dont l'un complètement incendié.

Trente-huit personnes ont été interpellées sur les lieux des violences et jugées en comparution immédiate à partir du lendemain au Tribunal de grande instance de la commune de la Gombe, dans le centre de Kinshasa. Retransmise toute la journée en direct à la télévision publique, l'audience a duré jusqu'au petit matin samedi.

Les meurtres encore en hausse en Afrique du Sud

Un homme est arrêté par des membres de la police métropolitaine d'Ekurhuleni dans le canton de Johannesburg Katlehong, le 5 septembre 2019.

Le nombre de meurtres a une nouvelle fois augmenté au cours des trois premiers mois de l'année en Afrique du Sud qui, malgré une baisse sensible de la criminalité, reste un des pays les plus violents au monde, a annoncé vendredi la police sud-africaine.

Un total de 4.976 personnes ont été tuées pendant cette période au cours de laquelle le pays a progressivement assoupli les restrictions liées à la pandémie de Covid-19, soit 8,4% de plus que l'année précédente, a déclaré le ministre de la Police Bheki Cele devant la presse.

Près de la moitié de ces meurtres (2.378) sont survenus dans des lieux publics: rues, champs, parcs, plages et bâtiments abandonnés.

Le trimestre précédent, fin 2020, les homicides avaient déjà augmenté de 6,6%, avait déjà affirmé le ministre.

La criminalité a toutefois globalement baissé de 8,5% pendant cette période, avec notamment une diminution de 4% des viols, alors qu'en moyenne 110 cas sont déclarés chaque jour à la police.

Entre janvier et mars, 9.518 personnes ont déclaré avoir subi un viol, soit 387 de moins que l'année dernière. Plus de la moitié ont eu lieu au domicile de la victime ou du violeur présumé, a précisé M. Cele.

Les cambriolages de domiciles ont connu une baisse significative (-20,5%), tout comme les vols de véhicules (-17,2%).

Les agressions ont également baissé de 9%, mais plus de 75.000 cas de coups et blessures volontaires ont été rapportés à la police.

Dans plus de 2.800 cas, "il a été confirmé que la victime, l'auteur ou les deux avaient consommé de l'alcool", a souligné le ministre de la Police.

L'Afrique du Sud avait connu un répit des violences lors du confinement le plus strict entre mars et mai 2020, lié à la pandémie, qui incluait l'interdiction de vente et de consommation d'alcool dans les lieux publics.

Un fidèle et un policier tués dans des affrontements entre musulmans à Kinshasa

Un fidèle et un policier tués dans des affrontements entre musulmans à Kinshasa
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