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Les journalistes tchadiens menacent de cesser leurs activités face aux violences policières

L'une des principales rues de N'Djamena, le 6 janvier 2020. (VOA/André Kodmadjingar)

Au Tchad, la population de N’Djamena vit au rythme du confinement pour contenir la propagation du Covid 19. Les journalistes menacent de cesser toute activité si les autorités ne prennent pas un acte pour les protéger des bavures policières.

Depuis le 1er janvier 2021 à minuit, le décret portant confinement de la ville de N’Djamena et instaurant le couvre-feu de 18 heures à 5 heures du matin est entré en vigueur.

La présence massive des éléments de forces de l’ordre dans les ronds-points et grandes artères suscite un certain nombre d’interrogations.

Ces éléments empêchent, quasiment par tous les moyens dont la violence, les citoyens de sortir, y compris ceux qui veulent exercer des activités informelles pour assurer leur survie. Plusieurs journalistes ont également été brutalisés.

Le président de l’Union des Journalistes tchadiens, Abbas Mahamoud Tahir, appelle au bon sens du gouvernement et invite les autorités à permettre aux journalistes de vaquer à leurs occupations pendant cette période d’exception. Sans quoi, dit-il, il sera "dans l’obligation d’appeler tous les journalistes, les communicateurs et les techniciens à rester chez eux jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée".

Le ministre de la santé publique, Abdoulaye Sabre Fadoul, tente de calmer le jeu. Pour lui, le décret fait mention plutôt de confinement de la ville et non de la population.

"Quand vous dites aux gens de ne pas aller au travail, quand vous dites aux étudiants et aux élèves de ne pas aller à l’école, quand vous dites aux gens de fermer leur boutique, de ne pas voyager, quand vous fermez les frontières terrestres et aérienne etc, ce n’est pas un confinement?", s’interroge Dr Sitack Yombatina Beni, professeur d'université.

Pour lui, la mise en application du décret doit être suspendue.

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L'UA mise sur les radios pour contrer la désinformation dans le domaine de la santé

Débat avec des invités dans un studio de radio de Malawi Capital Radio à Lilongwe, au Malawi.

Les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique), un organe de l’Union africaine (UA), ont organisé début mai à Arusha en Tanzanie un atelier de formation en journalisme de santé publique à l’intention des radios communautaires du continent.

Venant de toutes les régions d’Afrique, 22 journalistes de radios ont bénéficié de cette formation mise en œuvre en partenariat avec l’UNESCO et l’Association Mondiale des Radios Communautaires en Afrique (AMARC Afrique).

L’objectif du CDC Afrique était d’instruire une première cohorte de professionnels de la presse susceptibles de former à leur tour des journalistes de radios communautaires capables de traiter avec pertinence et professionnalisme l’information sur les maladies et les épidémies en la rendant compréhensible aux populations souvent analphabètes ou exposées aux fausses informations.

Ainsi, l’Atelier a porté sur les techniques et pratiques du journalisme médical consistant à traiter et à diffuser des informations de qualité sur les causes, les symptômes, les caractéristiques, les manifestations de la maladie ou de l’épidémie et sur les traitements ou vaccins indiqués pour permettre aux populations de faire les bons choix en matière de santé publique.

Par ailleurs, les journalistes ont également été sensibilisés sur la prolifération de la désinformation et la circulation des fausses nouvelles lors des épidémies d’Ebola et de COVID 19. Il leur a été recommandé d’inscrire la détection et la dénonciation de la désinformation et de la mauvaise information au cœur de leur pratique professionnelle.

À Goma, une salle de rédaction occupée à 100% par des femmes
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Les journalistes ont été encouragés à soutenir les plaidoyers des usagers des services publics de santé pour une meilleure qualité des prestations et pour que le personnel médical et les responsables administratifs et politiques soient éventuellement redevables de leurs manquements.

Les sites Internet du CDC Afrique et celui de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ainsi que d’autres plateformes numériques leur ont été recommandés comme source d’information et de documentation de premier plan sur toutes les maladies et épidémies qui affectent l’Afrique.

Créé début 2017, le CDC Afrique a pour mission de renforcer les capacités des pays africains en matière de santé publique en les aidant à détecter, prévenir et contrôler les menaces sanitaires et à y répondre de manière rapide et efficace.

Constatant que la radio représente la principale source d’information pour 61% des Africains et que, pour une partie importante de ceux-ci, particulièrement dans les zones rurales, ce sont les 3000 radios communautaires qui y pourvoient, le CDC Afrique a établi depuis un an un partenariat avec l’UNESCO pour renforcer les capacités des radios communautaires africaines.

Arrestations de neuf membres de médias travaillant en Amhara

Les autorités de l'Amhara ont affirmé que plus de 4.000 suspects avaient été arrêtés dans le cadre d'une opération de maintien de l'ordre. (photo d'archives)

Neuf personnes travaillant dans la région éthiopienne de l'Amhara (Nord) ont été arrêtées par les autorités locales, ont affirmé lundi leurs employeurs Nisir International Broadcasting Corporation et Ashara.

Ces organisations couvrant l'actualité éthiopienne via des chaînes YouTube ont affirmé que ces arrestations ont eu lieu dans le cadre de raids de leurs studios en Amhara.

Nisir affirme dans un communiqué que quatre de ses employés, des journalistes et membres des services administratifs, ont été arrêtés et leurs équipement confisqués jeudi et vendredi dans la ville de Bahir Dar par la police locale et des forces de sécurité. Deux d'entre eux se trouveraient dans une prison de la capitale régionale, et les deux autres à environ 185 kilomètres de celle-ci, dit l'organisation.

"Nous demandons au gouvernement de relâcher immédiatement nos journalistes et de rendre nos équipements", écrit Nisir.

L'autre média, Ashara, a déclaré que cinq de ses membres avaient été arrêtés jeudi lors d'une descente dans ses locaux amhara et se trouvaient dans un centre de détention à l'extérieur de Bahir Dar. "Nous n'avons reçu aucune alerte, ou information préalable, selon laquelle cette arrestation de masse de nos employés était sur le point de se produire", a observé Ashara dans un communiqué.

Les autorités de l'Amhara, deuxième région la plus peuplée d'Ethiopie, ont affirmé que plus de 4.000 suspects avaient été arrêtés dans le cadre d'une opération de maintien de l'ordre. "Le gouvernement va continuer cette intiative de maintien de la paix de manière renforcée", a déclaré dans un communiqué Desalegn Tassew, directeur du bureau de paix et de sécurité de l'Amhara.

Dimanche, la Commission éthiopienne des droits humains (EHRC, un organisme public indépendant) a exprimé son inquiétude concernant les vagues d'arrestations qui ont touché "les journalistes et les militants".

L'EHRC a souligné que de nombreux détenus "ont été incarcérés illégalement, n'ont pas été présentés devant un tribunal et n'ont pas reçu de visite de leur famille. En particulier dans la région Amhara, de nombreux détenus ont été incarcérés dans des centres de détention loin de leur foyer et arbitrairement détenus, ce qui rend difficile pour leur famille de savoir où ils se trouvent".

Le journaliste Solomon Shumye, qui présente une émission sur YouTube, a également été arrêté vendredi dans la capitale fédérale Addis Abeba et accusé d'incitation à la violence, a affirmé sa soeur Tigist Shumye.

Les autorités amhara ont soutenu le Premier ministre Abiy Ahmed et l'armée fédérale dans le conflit qui les oppose aux rebelles de la région voisine du Tigré depuis novembre 2020. Mais des divisions ont émergé quant à la gestion de la guerre par M. Abiy.

Une journaliste d'Al Jazeera tuée par balle lors d'un raid israélien en Cisjordanie

Des Palestiniens tiennent des photos de la journaliste d'Al Jazeera Shireen Abu Akleh, qui a été tuée par des tirs de l'armée israélienne lors d'un raid, à Naplouse, en Cisjordanie occupée par Israël, le 11 mai 2022.

Selon al-Jazeera, Shireen Abu Akleh a été tuée "de sang froid" par les forces israéliennes.

La journaliste américano-palestinienne Shireen Abu Akleh, une des plus connues de la chaîne panarabe al-Jazeera, a été tuée par balle mercredi matin alors qu'elle couvrait une opération de l'armée israélienne dans un secteur tendu de la Cisjordanie occupée.

Le ministère palestinien de la Santé et la chaîne al-Jazeera ont annoncé le décès de la journaliste vedette par un tir de l'armée israélienne lors de ces affrontements à Jénine, bastion des factions armées palestiniennes dans le nord de la Cisjordanie occupée.

Un photographe de l'AFP sur place a fait état des tirs de l'armée israélienne et a vu le corps de la reporter qui portait un gilet pare-balles sur lequel était inscrit le mot "presse". Il a indiqué ne pas avoir vu de miliciens palestiniens à proximité de la scène où la journaliste a été tuée.

Un autre journaliste, Ali al-Samoudi, blessé lors de ces affrontements, a accusé l'armée israélienne d'avoir ouvert le feu sur les journalistes. "Nous étions en chemin pour couvrir l'opération de l'armée lorsqu'ils ont ouvert le feu sur nous (...) Une balle m'a atteint. La seconde balle a touchée Shireen", a-t-il déclaré.

L'armée israélienne a indiqué avoir mené au cours des dernières heures des opérations dans le camp palestinien de Jénine, et d'autres secteurs de Cisjordanie, afin "d'appréhender des personnes soupçonnées de terrorisme".

"Durant ces activités de contreterrorisme dans le camp palestinien de Jénine, des dizaines d'hommes armés palestiniens ont ouvert le feu et lancé des objets explosifs en direction des forces israéliennes, menaçant leur vie. Les soldats ont répliqué. Des personnes ont été atteintes", a indiqué l'armée israélienne.

"L'armée mène une enquête sur ces événements et envisage la possibilité que les journalistes ont été atteints par des hommes armés palestiniens", ont ajouté les militaires. "Selon les informations que nous avons réunies, il semble probable que des Palestiniens armés, qui ont ouvert le feu sans discernement à ce moment, sont responsables de la mort malheureuse de la journaliste", a plus tard renchéri le Premier ministre israélien Naftali Bennett.

Palestinienne, chrétienne, âgée d'une cinquantaine d'années et ayant aussi la nationalité américaine, Shireen Abu Akleh avait travaillé à "La Voix de la Palestine", Radio Monte-Carlo, avant de rejoindre la chaîne al-Jazeera, où elle s'est fait connaître à travers le Moyen-Orient pour ses reportages sur le conflit israélo-palestinien.

En milieu de journée, des Palestiniens déposaient des fleurs aux abords de la route au passage de la voiture transportant sa dépouille dans le nord de la Cisjordanie occupée, a constaté un journaliste de l'AFP.

Une balle "au visage"

Dans un communiqué, la chaîne al-Jazeera a affirmé que Shireen Abu Akleh a été tuée "de sang froid" par les forces israéliennes.

"Al-Jazeera condamne ce crime odieux, qui a pour objectif d'empêcher les médias de faire leur travail", a indiqué la chaîne qatarie, appelant la communauté internationale à "tenir pour responsables les forces d'occupation israéliennes pour avoir intentionnellement ciblé et tué Shireen", qui a reçu une balle "au visage" selon les autorités qataries.

Israël a offert aux Palestiniens une "enquête conjointe" sur la mort de la journaliste, a déclaré son ministre des Affaires étrangères, Yaïr Lapid.

Le gouvernement palestinien a appelé à une "enquête internationale" sur la mort de la journaliste, a indiqué à l'AFP son porte-parole, Ibrahim Melhem, alors que le président Mahmoud Abbas avait de son côté accusé le "gouvernement israélien d'être entièrement responsable" du décès de Shireen Abu Akleh.

L'ambassadeur américain en Israël Tom Nides a quant à lui appelé à une "enquête approfondie" sur la mort de la journaliste "américano-palestinienne", aussi condamnée par l'émissaire de l'ONU au Proche-Orient, Tor Wennesland.

Un an après Gaza

La mort de Shireen Abu Akleh intervient près d'un an jour pour jour après la destruction de la tour Jalaa, où étaient situés les bureaux de la chaîne qatarie dans la bande de Gaza, lors d'une frappe aérienne israélienne en pleine guerre entre le mouvement islamiste palestinien Hamas et l'Etat hébreu.

Cette guerre de 11 jours avait fait 260 morts côté palestinien parmi lesquels de nombreux combattants et des enfants, et 14 décès en Israël, incluant un soldat et deux mineurs.

Un an après la guerre à Gaza, la tension demeure entre l'Etat hébreu et le Hamas. Mercredi, un cadre du Hamas, Ghazi Hamad, a accusé les forces israéliennes d'avoir "intentionnellement tué" la journaliste d'al-Jazeera, ce que l'armée a nié.

Depuis le 22 mars dernier, Israël a été la cible d'une série d'attaques ayant fait au moins 18 morts. Deux de ses attaques ont été perpétrées par des Arabes israéliens, et quatre d'entre elles par des Palestiniens, dont trois jeunes originaires de Jénine, où l'armée israélienne a multiplié les opérations ces dernières semaines.

Dans la foulée de ces attaques anti-israéliennes, 31 Palestiniens incluant des assaillants et un jeune de 18 ans mercredi près de Ramallah, ont été tués dans des incidents avec l'armée israélienne.

Kenya: 65% des femmes journalistes subissent le harcèlement sexuel

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Au Kenya, les femmes sont les plus harcelées dans leur rédaction. C’est du moins ce qu’indique une étude internationale sur les médias...

À Goma, une salle de rédaction occupée à 100% par des femmes

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