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Trois morts dans une attaque de jihadistes présumés dans l'extrême-nord camerounais

Un soldat Cameroun, à droite, se tient à côté d'une ambulance utilisée pour transporter les victimes du déraillement d'un train vendredi à Eseka, Cameroun, 22 octobre 2016.

Trois membres d'un groupe d'auto-défense ont été abattus lundi par des combattants présumés de Boko Haram dans l'extrême-nord du Cameroun, où ces jihadistes multiplient les attaques, a-t-on appris auprès des autorités locales.

"Boko Haram a tué ce matin trois membres du comité de vigilance" du village de Kaliari, a affirmé à l'AFP Mahamat Chetima Abba, chef traditionnel et maire de la commune de Mozogo, ville à laquelle est rattachée Kaliari.

Ces groupes d'auto-défense, composés de civils, sont notamment chargés de fournir des renseignements ou de servir d'éclaireurs aux soldats.

Selon lui, les combattants jihadistes venaient du Nigeria.

Le bilan a été confirmé à l'AFP par un officier de police ayant requis l'anonymat. Il a précisé que les victimes étaient âgées de 25, 30 et 40 ans.

Les membres de Boko Haram et d'une branche dissidente, le groupe État Islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap), multiplient ces dernières années, les attaques meurtrières contre les forces de sécurité et les civils dans l'extrême-nord du Cameroun comme dans les régions limitrophes des trois pays voisins, le Nigeria, le Niger et le Tchad. Ils y enlèvent fréquemment des civils, notamment des femmes et des enfants.

Cent personnes ont été tuées ce week-end dans l'attaque de deux village de l'ouest du Niger.

L'insurrection de Boko Haram est née en 2009 dans le Nord-Est du Nigeria avant de se propager dans les pays voisins. Depuis, plus de 36.000 personnes (principalement au Nigeria) ont été tuées, et 3 millions ont dû fuir leur domicile, selon l'ONU.

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"Escalade des tensions" au royaume d'Eswatini, alertent les pays voisins

Les pays de la région Afrique australe (SADC) ont alerté mardi contre une "escalade des tensions" dans le petit royaume enclavé d'Eswatini, dernière monarchie absolue d'Afrique

Les pays de la région Afrique australe (SADC) ont alerté mardi contre une "escalade des tensions" dans le petit royaume enclavé d'Eswatini, dernière monarchie absolue d'Afrique, où un avocat respecté et opposant farouche a récemment été assassiné, provoquant l'indignation internationale.

"Des violences continues et sporadiques ont eu lieu au royaume d'Eswatini, signes d'une escalade des tensions", a déclaré le président namibien Hage Geingob, à la tête de l'Organe de défense et sécurité de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) lors d'une réunion extraordinaire dans la capitale namibienne Windhoek.

Thulani Maseko, 52 ans, a été tué le 21 janvier au soir à son domicile de Luhleko, à environ 50 kilomètres de la capitale Mbabane. Il avait passé une grande partie de sa vie à lutter contre la répression et défendre des opposants, et avait fait de la prison pour avoir critiqué le régime.

Ces incidents "regrettables" sont survenus "alors que la région s'efforce d'aider ce voisin à trouver et mettre en œuvre des solutions pacifiques" à ses problèmes, a poursuivi M. Geingob

Le royaume d'Eswatini est secoué depuis 2021 par une contestation pro-démocratie. En juin 2021, au moins 37 personnes ont été tuées lors de manifestations anti-régime violemment réprimées. Des protestations limitées et des grèves ont depuis continué de façon sporadique.

Quelques heures avant l'assassinat de Thulani Maseko, le roi Mswati III avait lancé un message public à ses opposant: "Les gens ne devraient pas se plaindre si des mercenaires les tuent. Ces gens ont commencé la violence en premier, mais lorsque l'Etat les réprime pour leurs actions, ils font beaucoup de bruit en accusant le roi Mswati".

L'ONU et les Etats-Unis ont réclamé une enquête "impartiale" sur l'assassinat de l'opposant. L'Union européenne a exprimé son inquiétude.

Petit pays pauvre encastré dans le territoire sud-africain et anciennement connu sous le nom de Swaziland, l'Eswatini est dirigé par Mswati III depuis 1986. Le souverain peut dissoudre le Parlement, le gouvernement et nommer ou démettre les juges. Il commande aussi la police et l'armée.

Les partis politiques, théoriquement autorisés, ne peuvent pas dans les faits participer aux élections. Les prochaines élections générales doivent être organisées cette année. La SADC regroupe 16 pays. Le président sud-africain Cyril Ramaphosa ainsi que le chef d'Etat zambien Hakainde Hichilema étaient notamment présents à la réunion mardi.

Un Chinois tué par des hommes armés dans la région éthiopienne de l'Oromia

ARCHIVES - Des policiers patrouillent le long d'une route à Addis-Abeba, en Éthiopie, le 21 février 2018.

Un ressortissant chinois a été tué par des hommes armés dans la région éthiopienne de l'Oromia, a annoncé mardi l'ambassade de Chine à Addis Abeba, demandant à ses citoyens d'évacuer les zones "à haut risque".

Neuf Chinois ont été attaqués lundi soir dans la localité de Gebre Guracha, à environ 160 kilomètres au nord de la capitale, a indiqué l'ambassade dans un communiqué.

"Malheureusement, l'un d'eux a été abattu", écrit-elle, sans donner de détails sur ces ressortissants. "Si vous êtes déjà dans une zone à haut risque, vous devez évacuer immédiatement vers une zone sûre", ajoute-t-elle.

Si les combats qui faisaient rage depuis novembre 2020 dans la région septentrionale du Tigré ont cessé, l'Oromia, la région la plus vaste et la plus peuplée d'Éthiopie, est en proie aux violences, en raison de divisions à caractères ethnique, politique, foncier.

Depuis 2018, les forces fédérales et régionales y affrontent notamment la rébellion de l'Armée de libération oromo (OLA), fer de lance du nationalisme oromo qui se nourrit d'un ressentiment croissant de la population locale envers Addis Abeba et le Premier ministre, lui-même oromo, Abiy Ahmed.

La région est aussi le théâtre de massacres ethniques dont les auteurs ne sont pas clairement identifiés entre Oromo et Amhara, les deux communautés ethno-linguistiques les plus nombreuses du pays, particulièrement dans les Wollegas, zone reculée de l'extrême ouest.

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken s'est dit préoccupé par l'instabilité en Oromia, dans un communiqué le 21 janvier suivant un entretien téléphonique avec Abiy Ahmed.

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Après deux fusillades de masse à quelques jours d'intervalle en Californie, le président Joe Biden a dit soutenir les mesures de contrôle des armes à feu introduites par la sénatrice démocrate Dianne Feinstein pour renouveler l'interdiction des armes d'assaut de 1994.

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