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Kenosha: Pas de poursuites contre le policier qui a tiré sur Jacob Blake

Des manifestants défilent avec la famille de Jacob Blake lors d'un rassemblement contre le racisme et la brutalité policière à Kenosha, dans le Wisconsin, le 29 août 2020.

Les policiers impliqués dans les tirs ayant grièvement blessé l'Afro-Américain Jacob Blake ne seront pas poursuivis, a annoncé mardi le procureur chargé de cette affaire, qui avait ravivé la colère antiraciste aux Etats-Unis à la fin de l'été.

"Sur la base des faits et de la loi, nous avons décidé qu'aucun chef d'inculpation ne serait retenu" contre les trois agents impliqués dans le drame, a déclaré le procureur local, Michael Graveley lors d'une conférence de presse.

Anticipant cette annonce, le conseil municipal de Kenosha a décrété l'état d'urgence dans cette ville de 100.000 habitants de la région des Grands Lacs et 500 membres de la Garde nationale sont prêts à être déployés, si des violences devaient éclater.

"C'est une claque", a commenté Justin Blake, un des oncles de la victime, lors d'un point-presse. "Ce qui se passe perpétue un racisme systémique" aux Etats-Unis, a-t-il ajouté.

Le 23 août, Jacob Blake, 29 ans, avait reçu plusieurs balles dans le dos sous les yeux de ses trois fils, alors qu'il tentait de prendre place dans une voiture. Grièvement blessé, il a perdu l'usage de ses jambes.

La scène, filmée par un témoin, avait rapidement été mise en ligne sur internet.

Sport et politique

L'affaire avait provoqué trois nuits d'émeutes à Kenosha et avait culminé le 25 août quand un jeune homme de 17 ans lié à des milices d'autodéfense avait tiré au fusil semi-automatique sur trois manifestants, faisant deux morts.

Son arrestation le lendemain avait ramené un calme précaire dans cette ville du Wisconsin.

Ce jeune homme, Kyle Rittenhouse, a plus tard été remis en liberté contre le versement d'une caution de deux millions de dollars. Mardi, il a plaidé non coupable.

Le dossier avait entraîné une forte mobilisation dans le monde du sport, avec le report de plusieurs rencontres de la NBA notamment.

A deux mois de l'élection présidentielle, ce drame avait été fortement politisé, avec les visites sur place de Donald Trump et Joe Biden. Le républicain avait axé son discours sur le rétablissement de "la loi et de l'ordre", le démocrate avait dénoncé le "racisme sous-jacent" qui ronge, selon lui, les Etats-Unis.

Le pays connaît un mouvement historique de protestation contre le racisme et les violences policières depuis la mort de George Floyd, un Afro-Américain asphyxié par un policier blanc le 25 mai à Minneapolis.

"Injustifiable"

Le procureur Michael Graveley a toutefois estimé que son rôle n'était pas d'entrer dans cette discussion mais de vérifier si les agents avaient fait un usage légitime de la force. Et, selon lui, l'auteur des tirs, Rusten Sheskey, a bien agi dans un état de légitime défense.

Jacob Blake était visé par un mandat d'arrêt pour des violences conjugales, quand son ex a contacté les policiers, a-t-il dit. Quand les agents ont voulu l'interpeller, "il a résisté avec un couteau", a expliqué M. Graveley.

Selon lui, un agent a tiré quand le jeune homme a effectué un mouvement de rotation "rapide" vers lui, ce qu'il a perçu comme "une menace".

Mais ses arguments n'ont pas convaincu les défenseurs de Jacob Blake. "Ils essaient de justifier l'injustifiable", a dénoncé l'avocat de la famille B'Ivory Lamarr.

"C'est une immense déception", a-t-il poursuivi. "Cela montre qu'en 2021, il y a toujours trois systèmes de justice: un pour les Noirs, un pour les policiers et un pour les autres Américains".

Mais pour la puissante association de défense des droits civiques ACLU, "ce n'est pas une surprise" et cela confirme que "le système pénal fonctionne au détriment des personnes noires".

Toutes les actualités

Au moins 6 morts et 7 blessés dans un attentat en Somalie

Des civils marchent près de la scène où un tir de mortier a détruit des maisons à l'extérieur d'un complexe tentaculaire qui abrite la base de la Mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM) à l'aéroport de Mogadiscio, en Somalie, le 25 mars 2021.

Au moins six personnes ont été tuées et sept autres blessées après qu'un kamikaze se soit fait exploser samedi à l'entrée d'un salon de thé à Baidoa en Somalie, selon la police pour qui l'opération visait le gouverneur régional.

L'attaque s'est déroulée à Baidoa, la capitale de l'Etat régional de Bay située à environ 250 km au nord-ouest de Mogadiscio, dans un salon de thé où se trouvait le gouverneur Ali Wardheere.

"Un kamikaze s'est fait détoner à la cafétéria Suweys et a tué six personnes", a déclaré à l'AFP par téléphone un responsable policier local, Mohamud Adan.

"Il ciblait le gouverneur Ali Wardheere qui a survécu à l'attaque. Deux de ses gardes du corps figurent parmi les blessés, dont un grièvement, et cinq autres (blessés) sont des civils", a ajouté le policier.

"Le kamikaze a été stoppé à la porte d'entrée par les gardes mais malheureusement, il s'est soudainement fait exploser. Le gouverneur a survécu avec quelques éraflures", a précisé la même source.

"La police a bouclé la zone et j'ai vu les cadavres de cinq personnes être transportés des lieux. Les policiers ont interrompu la circulation pendant qu'ils évacuaient le gouverneur qui avait l'air paniqué", a pour sa part rapporté un témoin, Ismail Muktar. La sixième victime est décédée à l'hôpital.

L'attentat a été revendiqué par les islamistes radicaux shebab dans un court message posté sur un site affilié à leur mouvement et confirmant que la cible de l'attaque était le gouverneur.

Les shebab mènent depuis 2007 une insurrection meurtrière pour renverser le fragile gouvernement fédéral somalien, soutenu à bout de bras par la communauté internationale.

Ils ont été chassés de Mogadiscio en 2011 par la force de l'Union africaine (UA), l'Amisom, mais contrôlent toujours de larges portions de la Somalie.

Des hommes armés non identifiés tuent 11 militaires dans l'Etat de Benue

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Projet d'attentat déjoué en France en 2016: Réda Kriket condamné

Une patrouille de police au tribunal de Paris, en France.

Réda Kriket, accusé d'avoir projeté un attentat jihadiste en France, déjoué avec la saisie en mars 2016 d'un arsenal de guerre dans un appartement de la région parisienne, a été condamné vendredi à Paris à 24 ans de réclusion criminelle. 

La cour d'assises spéciale, qui a assorti cette peine d'une période de sûreté des deux tiers, n'a pas donné les motivations de sa décision.

Après sept heures de délibéré, les cinq magistrats professionnels ont condamné à la même peine de 24 ans de réclusion deux coaccusés de Réda Kriket, Anis Bahri et Abderrahmane Ameuroud, présentés par l'accusation comme "le trio à la manœuvre" d'un projet d'attaque qui "s'annonçait meurtrière".

Le parquet national antiterroriste avait réclamé la réclusion criminelle à perpétuité à l'encontre des trois hommes. Tous trois sont restés stoïques dans leur box à l'énoncé du verdict.

Le 24 mars 2016, deux jours après les attentats de Bruxelles, la police avait saisi dans un logement loué depuis huit mois sous un faux nom par Réda Kriket à Argenteuil (région parisienne) un arsenal "d'une ampleur inédite": treize armes dont cinq fusils d'assaut, une quantité de munitions, des explosifs, ainsi que des milliers de billes métalliques.

Les trois principaux accusés, "acquis aux thèses jihadistes" selon l'accusation et dont les profils génétiques ont été mis en évidence dans l'appartement d'Argenteuil, notamment sur des armes, ont toujours contesté tout projet d'attaque terroriste.

"Je n'avais aucune intention de faire un attentat, ni d'aider à faire un attentat", a clamé une dernière fois Réda Kriket vendredi matin, avant que la cour ne se retire pour délibérer. "Mon intention était de faire du banditisme", a-t-il ajouté.

Pour l'accusation, le projet d'action violente "s'inscrivait dans la vague d'attentats perpétrés" en 2015 et 2016 en France et en Europe, "en lien avec l'Etat islamique".

Les avocates générales ont fixé le point de départ des "préparatifs" en janvier 2015, avec le séjour en Syrie "hautement probable" de Réda Kriket et d'Anis Bahri, un voyage également contesté par les accusés.

Quatre autres hommes étaient aussi jugés depuis le 8 mars, accusés de soutien logistique.

La cour d'assises en a acquitté deux et a ordonné leur remise en liberté. Les deux autres ont été condamnés respectivement à huit et douze ans de prison.

Un mort et plusieurs blessés dans une fusillade au Texas

Un policier de Bryan bloque l'accès à un parc industriel près du lieu d'une fusillade de masse à Bryan, au Texas, le 8 avril 2021.

Une personne est morte jeudi et plusieurs ont été blessées, dont quatre grièvement, dans une fusillade dans un magasin d'ameublement au Texas, quelques heures après la présentation par le président américain Joe Biden d'un plan pour lutter contre la violence par armes à feu aux Etats-Unis.


Larry Bollin, 27 ans, a été arrêté par la police. Il a été désigné comme le principal suspect de la fusillade et accusé de meurtre, selon un tweet du département de police de Bryan, ville où a eu lieu la fusillade.

M. Bollin était employé chez le fabricant de meubles dans lequel il a ouvert le feu, a déclaré le chef de la police Eric Buske.

"A environ 14h30 nous avons été informés d'une fusillade, (...) les agents sont intervenus et ont trouvé plusieurs victimes sur place", avait relaté plus tôt devant la presse Jason James, porte-parole de la police de Bryan, ville située entre Houston et Dallas.

"Une personne est décédée sur place", a déclaré M. Buske aux journalistes, et quatre autres victimes ont été transportées à l'hôpital "dans un état critique".

Le département de police de Bryan a confirmé un total de sept victimes, dont une personne avec une blessure mineure et une autre avec un problème médical distinct "lié à l'incident".

Le ministère de la Sécurité publique du Texas a indiqué qu'un officier a été blessé par balle "alors qu'il poursuivait un individu soupçonné d'être impliqué dans la fusillade à Bryan. Il reste dans un état grave mais stable".

Il n'était pas clair dans l'immédiat si l'officier faisait partie du décompte du département de police de Bryan.

Ces faits sont intervenus quelques heures après que le président Joe Biden a dévoilé à la Maison Blanche des mesures ciblées visant à limiter la prolifération des armes à feu aux Etats-Unis, où les fusillades sont un fléau récurrent.

"La violence par arme à feu dans ce pays est une épidémie, c'est une honte internationale", a fustigé le président Biden, en annonçant depuis la Maison Blanche six décrets de portée réduite.

Une de ces mesures vise à lutter contre les "armes fantômes", qui sont fabriquées de manière artisanale, parfois avec une imprimante 3D, et n'ont pas de numéro de série.

La tension monte en RCA: poursuites judiciaires contre 4 députés

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