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Un groupe armé anti-balaka centrafricain dément avoir signé l'accord de paix à Rome

  • VOA Afrique

Un membre de l'armée anti-Balaka à Bocaranga, en Centrafrique, le 28 avril 2017.

La "coordination anti-balaka", groupe armé centrafricain, a démenti jeudi avoir envoyé des émissaires aux négociations de Rome, conduites sous l'égide de Sant'Egidio, et à l'issue desquelles deux signataires se réclamant du groupe armé ont signé l'accord de paix en Centrafrique.

"Les signataires qui disent avoir signé n'ont pas eu d'autorisation de ma part d'aller à Rome. (On) n'est pas signataire", a expliqué à l'AFP Edouard Patrice Ngaissona, responsable de la "coordination anti-balaka", un groupe armé membre du mouvement anti-balaka qui avait lancé une contre-offensive envers les rebelles séléka après le coup d'État de 2013.

Le 19 juin, 13 groupes armés, dont la "coordination anti-balaka", et les anti-balaka dits "tendance Mokom", du nom d'un ancien chef de la coordination ayant fait scission en mai 2015, ont signé à Rome un accord prévoyant un cessez-le-feu immédiat en Centrafrique, sous le parrainage de la communauté catholique Sant'Egidio.

Les deux signataires de la "coordination anti-balaka" à Rome "ont signé en leur propre nom", dénonce Igor Lamaka, porte-parole du groupe armé, joint au téléphone depuis Libreville.

Les anti-balaka dits "tendance Mokom" ont signé le texte de leur côté.

"Nous ne connaissons pas les tenants et les aboutissants de Sant'Edigio, la coordination générale anti-balaka rejette tout ce qui a été fait (à Rome) mais nous sommes pour la paix en Centrafrique", a continué M. Lamaka, porte-parole de la branche affiliée à Patrice Ngaissona.

Contacté par l'AFP, un des deux signataires se réclamant de la "coordination anti-balaka" tendance Ngaissona affirme quant à lui que "Edouard Patrice Ngaissona (lui) a demandé d'y aller".

Le 27 juin, la Conférence épiscopale centrafricaine (CECA) avait déclaré n'avoir mandaté personne à Rome, alors qu'un signataire de l'accord de cessez-le-feu immédiat se réclamait de la CECA.

Dès le lendemain de la conclusion de l'accord, le cessez-le-feu avait été rompu à Bria (centre) où de violents affrontements ont fait une centaine de morts, selon les autorités locales et des sources sécuritaires.

Avec AFP

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