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Un ex-conseiller à la sécurité nie avoir détourné des fonds destinés à l'armée au Nigeria


L'ancien dirigeant nigérians Goodluck Jonathan salue la foule à Abuja, Nigeria, le 29 mai 2015.

Un ancien conseiller à la sécurité nationale du Nigeria a nié vendredi devant la justice avoir détourné des fonds destinés à lutter contre le groupe jihadiste Boko Haram pour financer la campagne électorale de l'ex-président Goodluck Jonathan en 2015.

Sambo Dasuki a affirmé devant la Haute cour fédérale d'Abuja qu'il n'avait "commis aucune action illégale en lien avec une transaction" avec Olisa Metuh, jugé pour corruption dans le cadre de l'affaire du "Arms Scam", scandale de détournement de fonds de 2 milliards de dollars.

Olisa Metuh, ancien porte-parole de la présidence sous M. Jonathan, est accusé d'avoir reçu une partie de cette somme, 400 millions de nairas (955.000 euros) de Sambo Dasuki, avant la présidentielle de 2015.

Cet argent aurait été prélevé par Sambo Dasuki, incarcéré depuis 2015, sur des fonds destinés à acheter des armes et des équipements pour l'armée nigériane, notamment pour lutter contre l'insurrection du groupe jihadiste Boko Haram, qui a provoqué la mort d'au moins 20.000 personnes depuis 2009.

L'argent aurait été utilisé pour financer la campagne présidentielle du Parti démocratique populaire (PDP), qui n'a finalement pas réussi à faire élire M. Jonathan en 2015, face à son rival, l'actuel président Muhammadu Buhari.

M. Buhari a lancé une vaste campagne pour tenter d'éradiquer la corruption généralisée qui mine le fonctionnement de l'administration nigériane.

Mais ses détracteurs l'accusent de mener une chasse aux sorcières visant surtout des membres de l'opposition et du gouvernement de l'époque Jonathan.

Sambo Dasuki, qui est également accusé d'avoir distribué des fonds à des membres éminents du Parti démocratique populaire (PDP), le parti au pouvoir sous la présidence Jonathan, et Olisa Metuh ont affirmé que M. Jonathan étaient au courant de ces versements.

Mais l'ancien président nigérian, au pouvoir de 2010 à 2015, a réclamé le versement de 2,4 millions d'euros à Olisa Metuh pour accepter de comparaître comme témoin lors de son procès.

Avec AFP

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