Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Afrique

Un proche de Goodluck Jonathan demande son témoignage dans une affaire de corruption

L'ancien dirigeant nigérian Goodluck Jonathan salue la foule à Abuja, Nigeria, le 29 mai 2015.

Un proche de Goodluck Jonathan, inculpé dans une grave affaire de corruption, a demandé lundi au tribunal de présenter l'ex-président nigérian comme témoin lors de son procès, affirmant qu'il agi sur les ordres de la présidence.

Olisa Metuh, ancien porte-parole de la présidence sous M. Jonathan, est accusé par la Commission des crimes économiques et financiers (EFCC) d'avoir reçu 400 millions de nairas (945.000 euros) de Sambo Dasuki, le conseiller à la sécurité, dans le cadre d'un scandale sur une affaire de vente d'armes.

L'argent, selon la EFCC, aurait été utilisé pour financer la campagne présidentielle du Parti démocratique populaire (PDP), qui n'a finalement pas réussi à faire élire M. Jonathan en 2015, face à son rival, Muhammadu Buhari.

Onyechi Ikpeazu, avocat de M. Metuh, a déjà réussi à faire apparaître Sambo Dasuki comme témoin à la barre.

"L'autre témoin dont nous souhaitons la présence est Goodluck Jonathan, ancien président de la République Fédérale du Nigeria", a-t-il lancé devant la haute cour fédérale d'Abuja.

"Nous lui avons fait parvenir une lettre, à laquelle il n'a pas répondu", a fait savoir l'avocat lors de l'audience de lundi, affirmant que son client n'avait agi que sur les ordres de la présidence.

Pour Me Ikpeazu, l'ex-président est un "témoin indispensable" et s'il ne peut être entendu à barre, son client devrait être acquitté des charges qui pèsent contre lui.

De son côté, M. Dasuki apparaît dans un autre procès, accusé d'avoir détourné 2 milliards de dollars destinés à équiper l'armée nigériane, notamment pour la lutte contre l'insurrection du groupe jihadiste Boko Haram.

Selon l'enquête de la EFCC, cet argent a ensuite été distribué à des membres éminents du PDP, ancien parti dirigeant.

M. Dasuki avait assuré également lors de l'une de ses audiences à la Cour que le président était au courant de cette affaire de détournements.

En janvier 2016, dans un entretien avec l'AFP, l'avocat de M. Dasuki, Ahmed Raji, avait assuré "ne pas pouvoir parler de cette affaire, sans parler du président Jonathan".

M. Jonathan a déclaré à l'époque être prêt à être interrogé, mais ne souhaitait pas s'exprimer d'avantage pour ne pas influencer les procès en cours.

Le président Buhari a promis de mener une guerre sans répit à la corruption, un "cancer", qui gangrène le géant pétrolier d'Afrique de l'Ouest.

De nombreuses affaires, menées par l'EFCC ont éclaté au grand jour depuis 2015, et de nombreux proches de l'ex-président - notamment son épouse, son cousin et son ancienne ministre du pétrole - ont été directement visés par des enquêtes et de nombreux biens et comptes bancaires saisis.

Le PDP accuse le parti au pouvoir de mener une chasse aux sorcières contre l'opposition, désormais totalement affaiblie.

Avec AFP

See all News Updates of the Day

Un groupe armé attaque un village dans l'ouest

La mairie d’Alindao, à 400 km au sud-est de Bangui, Centrafrique, 29 novembre 2018. (VOA/ Felix Yepassis-Zembrou)

Des éléments du groupe armé Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) ont attaqué lundi le village de Lokoti, dans l'ouest du pays, où ils ont incendié des véhicules et pris en otage onze personnes, a appris mercredi l'AFP de la gendarmerie locale.

"Ils sont entrés dans le village, ont incendié deux camions ainsi qu'une moto", a indiqué à l'AFP une source à la gendarmerie de Bouar, ville située à environ 70 km de Lokoti.

Onze personnes ont été prises en otage par les éléments du FDPC, les autres villageois ont réussi à prendre la fuite, a précisé cette source.

"Les casques bleus sont dans une phase d'action et de recherche dans la zone", a indiqué mercredi à la presse le porte-parole de la MINUSCA (mission des Nations unies pour la stabilisation de la Centrafrique) Vladimir Monteiro.

Début avril, une opération militaire avait été lancée par la Minusca dans la zone contre ce groupe implanté localement, mais sans influence nationale.

L'ONU reprochait au groupe armé d'avoir érigé des barricades sur la route nationale 1, la seule permettant d'approvisionner Bangui depuis le Cameroun, et volé une dizaine de pick-up.

Le Premier ministre centrafricain, Firmin Ngrebada, avait alors "appelé à la raison" le FPDC. " (Nous) n'avons pas signé un accord de paix pour revenir à la guerre", avait-il déclaré.

Après la signature d'un accord de paix début février entre Bangui et 14 groupes armés, dont le FDPC, ce dernier avait érigé des barricades en signe de mécontentement vis-à-vis des autorités qui, selon lui, n'avaient "pas respecté" l'accord dans la formation du gouvernement.

Un nouveau round de négociations avait eu lieu mi-mars en Ethiopie, et un nouveau gouvernement avait été nommé le 22 mars.

Si le leader du groupe, Abdoulaye Miskine, avait décliné le poste ministériel qui lui était destiné, l'un de ses proches avait été nommé "conseiller spécial" à la Primature et l'autre préfet de la Nana-Mambéré, région de l'ouest.

L'accord de Khartoum, soutenu par tous les partenaires de Bangui et préparé depuis 2017 par l'Union africaine, est le huitième signé depuis le début de la crise marquée par le renversement en mars 2013 du président François Bozizé.

Riche en ressources naturelles, la Centrafrique est déchirée par la guerre, qui a forcé près d'un quart des 4,5 millions d'habitants à fuir leur domicile.

Ghassan Salamé espère une avancée dans ses contacts avec les belligérants lybiens

Le nouvel émissaire de l'ONU pour la Libye, Ghassan Salamé, à gauche, lors d’une conférence de presse aux côtés du Premier ministre du gouvernement libyen de l’accord national (GNA) Fayej Seraj, et ministre des affaires étrangères Taher Siala à Tripoli, L

L'envoyé spécial des Nations unies pour la Libye, Ghassan Salamé, a dit mercredi à Rome espérer que les contacts qu'il a pu avoir avec les belligérants sur le terrain "portent leurs fruits" avant le ramadan.

"J'espère que les contacts que nous avons rétablis avec les deux belligérants puissent porter leurs fruits avant le début du ramadan", a déclaré M. Salamé lors d'un point de presse à l'issue d'une rencontre avec le ministre italien des Affaires étrangères Enzo Moavero Milanesi.

Le ramadan, période de jeûne pour les musulmans, débute cette année le 5 mai au soir.

M. Salamé n'a pas caché les difficultés qu'il reste à résoudre avant que le processus de stabilisation de ce pays en proie au chaos depuis 2011 puisse reprendre avec quelque chance de réussite.

Tout était prêt pour la conférence nationale, prévue mi-avril et censée préparer le terrain à des élections en Libye, avant que le maréchal Khalifa Haftar ne lance son offensive contre la capitale Tripoli, a affirmé l'envoyé de l'Onu.

Elle est aujourd'hui en suspens, mais pas annulée, a-t-il ajouté, précisant toutefois qu'il fallait aussi "un fort soutien de la part de la communauté internationale". Or, a-t-il déploré, celle-ci est divisée, notamment au niveau du Conseil de sécurité de l'Onu, qui n'est pas parvenu à se mettre d'accord sur un projet de résolution sur la Libye.

Sur le terrain, les combats s'enlisaient près de trois semaines après le début de l'offensive de Khalifa Haftar contre Tripoli, siège du gouvernement reconnu par la communauté internationale.

Production record de coton de plus de 700.000 tonnes

Production record de coton de plus de 700.000 tonnes
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:47 0:00

51 morts dans des inondations en Afrique du Sud

51 morts dans des inondations en Afrique du Sud
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:00 0:00

Au Soudan, les militaires veulent négocier avec les leaders de la contestation

Au Soudan, les militaires veulent négocier avec les leaders de la contestation
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:59 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG