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Un dirigeant chiite parti se faire soigner en Inde rentre au Nigeria après une querelle sur son traitement

Des étudiants iraniens et nigériens brandissent des affiches du religieux chiite nigérian, l'ayatollah Ibrahim Zakzaky, lors d'une manifestation devant l'ambassade du Nigéria à Téhéran le 17 juillet 2019.

Un dirigeant de la minorité chiite du Nigeria qui avait été autorisé à se rendre en Inde pour y être soigné a pris l'avion vendredi pour revenir dans son pays après une querelle à propos de son traitement médical, a-t-on appris auprès de sa famille et ses partisans.

Ibrahim Zakzaky, fondateur du Mouvement islamique du Nigeria (MIN, pro-iranien) et son épouse Zeenah Ibrahim ont embarqué à New Delhi sur un vol d'Ethiopian Airlines, ont précisé ses proches.

"Ils ont pris un vol Ethiopian Airlines", a déclaré à l'AFP Suhailah Zakzaky, fille du dirigeant chiite.

Ibrahim Zakzaky avait été autorisé le 5 août par la justice à se rendre sous caution en Inde pour se faire soigner, après des mois de manifestations parfois sanglantes pour réclamer sa libération. Le fondateur du MIN et son épouse étaient détenus depuis leur arrestation en décembre 2015 après la répression d'une manifestation qui avait fait plusieurs centaines de morts.

Le couple était parti lundi pour l'Inde. Mais une querelle est survenue sur les conditions du traitement, le MIN se plaignant que M. Zakzaky se soit vu refuser l'accès aux médecins de son choix et ait été placé sous surveillance étroite. Jeudi, M. Zakzaky a annoncé s'être vu enjoindre de quitter l'Inde.

Selon les avocats du dirigeant chiite qui serait âgé d'environ 65 ans, il a perdu son œil droit et risque de perdre le gauche. Il a aussi dans le corps des éclats de balle reçues en 2015.

Le MIN est un groupe représentant la minorité chiite du Nigeria où la majorité des musulmans est d'obédience sunnite.

Inspiré par la révolution iranienne et revendiquant des millions de fidèles dans le nord du Nigeria, il a manifesté quasi quotidiennement ces derniers mois dans la capitale Abuja pour obtenir la libération de son dirigeant.

Au moins huit personnes, six manifestants, un journaliste et un policier, avaient été tués le 22 juillet dans des violences pendant une marche. Le MIN, qui avance un bilan de 20 morts dans ses rangs, a été interdit par la présidence nigériane quelques jours plus tard et le groupe qualifié d’"organisation "terroriste" par la police.

L'organisation de défense des droits de l'homme Amnesty International a affirmé qu'au moins trois personnes arrêtées pendant les manifestations du 22 juillet étaient mortes des suites de blessures par balle, après s'être vues refuser tous soins en détention.

Le MIN, apparu comme un mouvement étudiant en 1978 avant de muer en groupe révolutionnaire, est aujourd'hui encore proche de Téhéran et suscite une grande hostilité au Nigeria, où l'élite musulmane sunnite ne cache pas ses affinités avec l'Arabie saoudite.

La minorité chiite nigériane compterait environ 4 millions de fidèles sur les quelque 190 millions d'habitants du pays dont le Sud est majoritairement chrétien.

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Le Nigeria saisit des propriétés de plusieurs dirigeants du foot

Amaju Pinnick, 2e à gauche, est félicité après sa réélection comme président de la Fédération nigériane de football (NFF), à Abuja, Nigeria, 20 septembre 2018. (Twitter/The NFF)

L'Etat a décidé lundi la saisie d'une douzaine de propriétés de plusieurs hauts responsables de la Fédération nigériane de football, parmi lesquels le premier d'entre eux, son président Amaju Pinnick, dans la cadre d'une vaste enquête pour corruption.

Des agents de la commission indépendante anticorruption (ICPC) ont procédé à la saisie de douze propriétés dont la moitié appartiennent à Pinnick, incluant une résidence à Londres.

Cette saisie est le dernier épisode d'une enquête ciblant des hauts responsables de la Fédération nigériane de football (NFF), accusés du blanchiment de plusieurs millions de dollars, qui doivent être entendus par la justice le 26 septembre.

"Plusieurs officiels de la NFF font actuellement l'objet d'une enquête. Ce qu'ils possèdent est disproportionné par rapport à ce qu'ils sont censés gagner", a déclaré le porte-parole de l'ICPC, Rasheedat Okoduwa.

Les hauts responsables de la NFF, dirigée par Pinnick, sont actuellement sous le coup de trois enquêtes distinctes, et doivent répondre de 17 chefs d'accusation, allant de l'omission de déclaration d'actifs au détournement de 8,4 millions de dollars (7,5 millions d'euros) versés à la NFF par la Fifa.

Dans une autre enquête, Pinnick, le secrétaire général de la NFF Mohammed Sanusi et trois de ses comptables ont également été accusés par la justice d'un vol présumé de plus de 10 millions de dollars de subventions de la Fifa et de la Confédération africaine de football (CAF), destinées au développement du football dans le pays.

Au mois de juillet, la CAF avait exclu Pinnick de son poste de vice-président à cause des charges pesant contre lui. Le dirigeant nigérian et la NFF avaient alors nié les faits, parlant d'une "chasse aux sorcières".

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