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Un couple lapidé pour concubinage au Mali


Kidal, dans le nord du Mali, le 11 juillet 2017.

Un homme et une femme ont été tués dans la région de Kidal par des jihadistes qui leur reprochaient de vivre en concubinage en violation de "la loi musulmane".

Les jihadistes occupent depuis quatre mois une grande partie de la région de Kidal et en profitent pour appliquer la charia ou loi islamique.

C'est ainsi qu'un couple a été lapidé à Aguelhoc, cercle Tessalit. Cette lapidation s'est produite sur la place publique le 14 mai au matin.

Selon nos sources, les islamistes accusaient la jeune femme d'avoir eu un enfant hors mariage.

Jusqu'à mercredi en fin de journée, aucun commentaire n'avait pu être obtenu de responsables maliens sur cette exaction, qui a été dénoncée par l'Association malienne de défense des droits de l'homme (AMDH).

Le 29 juillet 2012, alors que le nord du Mali était sous le joug des jihadistes, des membres du groupe Ansar Dine avaient lapidé en public à Aguelhoc un homme et une femme auxquels ils reprochaient d'avoir eu des enfants sans être mariés.

En septembre 2012, cinq hommes accusés de vol ont été amputés, chacun d'une main et d'un pied, à Gao (nord-est) par un autre groupe, le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao). D'autres villes ont connu la même année des scènes de flagellation publique de présumés alcooliques ou fumeurs.

Le nord du Mali est tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda à la faveur d'une rébellion touareg, d'abord alliée à ces groupes qui l'ont ensuite évincée.

Les jihadistes ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France, et qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, régulièrement visées par des attaques. Et depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et au sud du pays.

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