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Un championnat d'Afrique de foot inédit dans des prisons marocaines

Des détenus du Maroc et de la Guinée à la prison d'Oukacha participent à un mini tournoi de football organisé par des prisonniers africains pour coïncider avec la compétition CHAN-2018, à Casablanca, Maroc, 1er février 2018.

"Africa pour toujours", clame une banderole sur la porte d'entrée métallique et austère du centre pénitentiaire pour mineurs de Casablanca: ici se joue la finale d'un championnat d'Afrique des nations inédit "au profit des détenus africains au Maroc".

Organisé en écho au CHAN-2018 qui se déroule actuellement dans ce pays d'Afrique du Nord, le mini-tournoi pénitentiaire réunit de jeunes prisonniers originaires d'une douzaine de pays africains.

Dans la cour de l'établissement, sur un terrain en dur entouré de hauts murs gris, le Cameroun et le Mali croisent le fer pour la troisième place.

Sur une estrade aménagée pour l'occasion, des officiels de la Fédération royale marocaine de football et de la direction pénitentiaire, les deux promoteurs du tournoi, assistent à la rencontre.

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Les drapeaux des douze pays représentés dans la compétition flottent sous les rouleaux de barbelé qui surplombent les murs.

Alignés en rang derrière les buts, quelques dizaines de mineurs du centre de détention donnent de la voix à pleins poumons, sous l'oeil vigilant des gardiens.

Ils reprennent avec frénésie les chants des ultras du Raja, l'un des deux grands clubs de football Casablanca, les rythmant avec des battements de derbouka.

Des détenus de la prison d'Oukacha aperçus depuis une grille lors d’un mini tournoi de football organisé par des prisonniers africains pour coïncider avec la compétition CHAN-2018, à Casablanca, Maroc, 1er février 2018.
Des détenus de la prison d'Oukacha aperçus depuis une grille lors d’un mini tournoi de football organisé par des prisonniers africains pour coïncider avec la compétition CHAN-2018, à Casablanca, Maroc, 1er février 2018.

Au bout d'une trentaine de minutes de jeu --durée officielle des matches de ce mini-tournoi-- et de quelques tacles vigoureux, le Cameroun parvient à battre le Mali.

"On voulait jouer la finale mais on ne l'a pas mérité. On a quand même joué et gagné la petite finale, ça ne nous dérange pas", sourit Francis, le gardien de but de l'équipe des détenus camerounais.

Ce trentenaire à la carrure d'athlète purge une peine d'un an à la prison de Marrakech (ouest) pour une "faute": "j'ai fait la bagarre en état d'ivresse", murmure-t-il.

Il tient à remercier "tout le staff technique" et le roi Mohammed VI "qui pense à nous les prisonniers africains".

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"Il a très bien parlé!", commente un employé de l'administration pénitentiaire chargé de rester à proximité des journalistes invités pour l'occasion.

- 'Exutoire' -

Francis et ses compagnons laissent la place aux finalistes, le Maroc et la Guinée.

Abderrahmane, un Marocain de 29 ans qui purge une peine de dix ans pour meurtre, s'échauffe une dernière fois avant de "jouer pour le titre".

Ce défenseur aux tacles rugueux est "heureux (...) de représenter son pays" en finale, confie-t-il à une équipe de l'AFP. "C'est un exutoire!", lâche ce gaillard dans sa tenue de footballeur rouge vif, qui tranche avec la grisaille ambiante.

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Le tournoi a impliqué "plus de cent détenus africains, répartis dans quatre prisons", à Tanger (nord), Marrakech (sud), Agadir (sud) et Casablanca (ouest), les quatre villes qui ont accueilli le 5e Championnat d'Afrique des nations, détaille le chef du service social de l'administration pénitentiaire et de la réinsertion du Maroc, Benacer Bennaissa.

Chaque "équipe nationale" a ainsi réuni pour l'occasion des détenus issus de ces quatre prisons. Selon le centre pénitentiaire où se tenaient les matches, les prisonniers-footballeurs ont été transférés pour pouvoir jouer ensemble.

C'est le centre pour mineurs de Casablanca, adossé à la vaste prison pour adultes d'Oukacha, qui a été choisi pour accueillir les deux derniers matchs.

Le Maroc compte environ 75.000 détenus dans 77 centres de détention. Plusieurs sont surpeuplés, comme Oukacha qui compte 8.000 prisonniers pour 5.800 places, selon un récent rapport de l'Observatoire marocain des prisons.

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Quand les joueurs marocains entrent sur le terrain pour la finale, l'accueil est triomphal et les détenus oublient un instant leur quotidien.

Main sur le cœur, tous chantent l'hymne national sous les applaudissements des spectateurs.

A la grande joie de ses supporters, l'équipe marocaine bat la Guinée, remporte la finale et se voit remettre la coupe par l'ancien international tunisien Adel Chadly, venu en invité d'honneur.

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"Il y a des de vrais talents dans les prisons, des joueurs de haut niveau", s'extasie Abdelmoumen Cherif, un ancien joueur de foot d'un petit club local, membre du staff technique du tournoi et affilié à la Fédération marocaine de football.

Son souhait? Que le Maroc, qui joue la finale du "vrai CHAN" dimanche face au Nigeria, "soulève aussi la coupe".

Avec AFP

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NBA: Golden State punit les Clippers

Kevin Durant, Houston, Texas, le 14 mai 2018.

Golden State a effacé l'affront: trois jours après avoir dilapidé 31 points d'avance et s'être inclinés 135 à 131 à domicile, les Warriors ont pris leur revanche et écrasé les Los Angeles Clippers 132 à 105 dans leur salle, jeudi.

Kevin Durant a remis les points sur les i. Bousculé par le marquage et l'agressivité, parfois limite, de Patrick Beverley lors du match N.2, le longiligne ailier de Golden State a redonné l'avantage à son équipe qui mène deux victoires à une.

"KD" a marqué 38 points, dont 27 avant la pause, en seulement 30 minutes de jeu.

Méconnaissable lors du précédent match durant lequel il avait été limité à huit tirs et avait perdu neuf ballons, Durant a assommé les Clippers d'entrée en réussissant ses cinq premiers shoots.

"On a tous joué avec beaucoup plus d'intensité. Mais il faudra continuer avec cette même intensité contre ces Clippers qui sont capables de mieux jouer", a-t-il prévenu.

Les double champions NBA en titre, qui ont toujours fait la course en tête, comptaient déjà 17 points d'avance après le premier quart-temps et ont eu jusqu'à 33 longueurs d'avance dans le 3e quart-temps.

- Simmons fait oublier Embiid -

Mais il n'y a pas eu cette fois d'effondrement ou d'excès de confiance qui avait permis lundi aux Clippers de réaliser un come-back improbable, le plus important de l'histoire des play-offs de la NBA.

Stephen Curry n'a pas eu à forcer son talent: il a marqué 21 points, dont quatre paniers à trois points, en vingt minutes de jeu.

L'absence --sans doute jusqu'au terme de la saison-- du pivot DeMarcus Cousins, blessé, n'a eu aucun impact. L'Australien Andrew Bogut a marqué huit points et a surtout capté 14 rebonds, tandis que le jeune Kevon Lonney a inscrit dix points.

Philadelphie, pourtant privée de Joël Embiid, s'est imposée 131 à 115 sur le parquet de Brooklyn et a pris l'avantage pour la première fois (2-1) dans ce duel du 1er tour.

En l'absence d'Embiid, ménagé en raison de la tendinite au genou gauche qui l'empoisonne depuis plusieurs semaines, Ben Simmons a pris ses responsabilités.

Le meneur australien a marqué 31 points (11 sur 13 aux tirs) et a distillé neuf passes décisives en 38 minutes.

Simmons, 22 ans, n'a pas été perturbé par l'accueil des supporters des Nets qui l'ont conspué à chaque fois qu'il avait le ballon, pour s'être moqué d'un de leurs joueurs après le précédent match.

- Nouveau revers de Denver à San Antonio -

"On sait tous dans cette équipe que nous avons toutes les cartes en mains pour gagner des matches", a insisté Simmons.

Tobias Harris a marqué 29 points et JJ Redick en a ajouté 26, dont 16 dans le seul 3e quart-temps.

A San Antonio, Derrick White en a fait voir de toutes les couleurs à Denver.

Le meneur des Spurs, 24 ans, a marqué 36 points, dont 26 avant la pause, et a coulé les Nuggets qui se sont inclinés 118 à 108.

"Il n'est pas mauvais", a plaisanté Gregg Popovich, l'emblématique entraîneur de San Antonio.

"Je ne sais pas quoi dire d'autre sinon qu'il a été exceptionnel aussi bien en attaque qu'en défense", a insisté "Pop", dont l'équipe mène deux victoires à une, avant le match N.4 samedi qui aura lieu de nouveau dans la salle des Spurs.

San Antonio ne réussit décidement pas à Denver: les Nuggets, 2e de la conférence Ouest à l'issue de la saison régulière, se sont inclinés pour la 14e fois de suite à l'AT&T Center où ils ne se sont plus imposés depuis mars 2012.

- Résultats des matches du 1er tour des play-offs de la Ligue nord-américaine de basket (NBA), disputés jeudi:

. CONFERENCE EST

A Brooklyn,

Philadelphie bat Brooklyn 131 à 115

Philadelphie mène 2 victoires à 1

. CONFERENCE OUEST

A Los Angeles,

Golden State bat LA Clippers 132 à 105

Golden State mène 2 victoires à 1

A San Antonio,

San Antonio bat Denver 118 à 108

San Antonio mène 2 victoires à 1

NB: chaque série se dispute au meilleur des sept matches, la première équipe à quatre victoires étant qualifiée pour le tour suivant.

La page des sports du 18 avril 2019

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NBA: Milwaukee et Houston en toute sérénité

Giannis Antetokounmpo des Milwaukee Bucks, NBA All-Star, Charlotte, Caroline du Nord, le 17 février 2019. (AP Photo/Streeter Lecka, Pool)

Milwaukee et Houston ont pris le large dans leur série du 1er tour des play-offs NBA mercredi, en dominant pour la deuxième fois respectivement Detroit (120-99) et Utah (118-98).

Comme largement anticipé, Detroit ne fait pas le poids face à Milwaukee et n'arrive pas à freiner l'intenable Giannis Antetokounmpo.

L'ailier grec des Bucks, candidat au titre de meilleur joueur de la saison (MVP), a marqué 26 points (11 sur 18 au tir) et capté 12 rebonds en 30 minutes.

Mais il n'est pas le seul joueur des Bucks à martyriser les Pistons: Bledsoe a ajouté 27 points (11 sur 19 au tir) et Khris Middleton a contribué à la large victoire de son équipe avec 24 points.

Detroit n'a pas démérité: la franchise du Michigan a effacé une catastrophique 1ère période (38-27) en ralliant les vestiaires à la pause avec un point d'avance (59-58).

Andre Drummond a marqué 18 points et capté 16 rebonds, mais l'absence de Blake Griffin, meilleur marqueur des Pistons, blessé au genou gauche, est difficile à digérer.

Milwaukee a repris l'ascendant dans un 3e quart-temps à sens unique durant lequel Antetokounmpo a marqué 13 points, et n'a plus été inquiété.

"C'était bien d'avoir été mis en difficulté dans les deux premières périodes, on a dû se remettre en question à la pause", a déclaré Mike Budenholzer, l'entraîneur de Milwaukee.

Comme Milwaukee, Houston mène deux victoires à zéro après les deux premiers matches à domicile.

Les Rockets n'ont jamais été inquiétés par Utah, bien trop timoré et trop maladroit à trois points (21,1% de réussite).

James Harden a marqué 32 points, dont 25 avant la pause, et s'est offert un "triple double" (trois catégories de statistiques à dix unités et plus) avec 13 rebonds et dix passes décisives.

- 37 points pour Irving -

Les Rockets, battus par Golden State (4-3) en finale de la conférence Ouest l'année dernière, ont encore impressionné les observateurs avec leur efficacité à trois points (17 sur 42, nouveau record de la franchise en play-offs), dont six pour le seul Harden.

Mais "The Beard" (littéralement "La barbe") refuse de s'emballer malgré ces deux nettes victoires à domicile.

"C'est notre défense qui nous a offert ces deux victoires, empêcher une équipe comme Utah de dépasser les 100 points, ce n'est pas rien", a-t-il constaté.

"Mais on sait que c'est une équipe qui joue bien devant son public, il faudra qu'on soit plus concentré et qu'on joue mieux encore, car on a perdu trop de ballons", a prévenu le MVP en titre.

A l'image de Donovan Mitchell (11 pts, 5 sur 19 au tir) et dans une moindre mesure de Rudy Gobert (11 pts et 12 rbds), le Jazz est pour l'instant sans réponse face à Houston.

Boston aussi a doublé la mise, face à Indiana, mais les Celtics peuvent remercier leur meneur Kyrie Irving.

Il a marqué 37 points (15 sur 26 au tir) et a complètement éteint durant le 4e quart-temps les Pacers qui comptaient pourtant encore douze points d'avance (82-70) en début de l'ultime période.

La franchise d'Indianapolis est resté muette pendant plus de sept minutes, période durant laquelle Boston est revenu à sa hauteur, avant de prendre le large.

Avant le match N.3 qui aura lieu vendredi à Indianapolis, Boston a pris le contrôle de la série qui se dispute au meilleur des sept matches.

"C'est le genre de victoire qui donne confiance pour la suite, cela nous montre qu'on peut gérer n'importe quelle situation", s'est réjoui Irving, sacré champion NBA avec Cleveland en 2016.

- Résultats des matches du 1er tour des play-offs de la Ligue nord-américaine de basket (NBA), disputés mercredi:

. CONFERENCE EST

A Milwaukee,

Milwaukee bat Detroit 120 à 99

Milwaukee mène deux victoires à zéro

A Boston,

Boston bat Indiana 99 à 91

Boston mène deux victoires à zéro

. CONFERENCE OUEST

A Houston,

Houston bat Utah 118 à 98

Houston mène deux victoires à zéro

NB: chaque série se dispute au meilleur des sept matches, la première équipe à quatre victoires étant qualifiée pour le tour suivant.

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Ligue Europa : Naples aussi veut sa "rimonta"

L'attaquant néerlandais de l'AS Rome Justin Kluivert (à gauche) devance le milieu de terrain italien du SPAL Filippo Costa lors du match de football italien de Serie A AS Roma contre SPAL 2013 au stade olympique de Rome, le 20 octobre 2018.

La Roma y est parvenue l'an dernier contre Barcelone et la Juventus cette saison face à l'Atlético Madrid : battue 2-0 à l'aller par Arsenal, Naples doit à son tour renverser une situation impossible pour atteindre jeudi le dernier carré de la Ligue Europa.

Remontada en espagnol, rimonta en italien. Carlo Ancelotti et ses hommes connaissent le chemin : comme avant eux les Romains (1-4 ; 3-0 en quart de finale de la C1 2017-18) et les Turinois (0-2 ; 3-0 en 8e de finale cette année), ils doivent marquer trois buts sans en encaisser un pour atteindre le dernier carré de la C3.

Et si leurs collègues de Série A y sont parvenus, alors pourquoi pas eux ?

"Bien sûr qu'on y croit ! Et au stade, ça va être du délire", a assuré à l'AFP Daniele "Decibel" Bellini, le fameux speaker du stade San Paolo, qui aura forcément un rôle à jouer face aux Gunners.

Le vieux stade napolitain ne sera pourtant malheureusement pas plein. C'est le paradoxe du San Paolo, impressionnant pour les adversaires, mais cher et pas pratique, il n'est pas beaucoup plus accueillant pour les locaux.

Mais il sera un atout pour Ancelotti, qui sait tout de même que son équipe devra faire beaucoup mieux qu'à l'aller, quand une première période totalement ratée avait permis aux Londoniens de prendre le large.

"C'est plus difficile après l'aller, mais certainement pas impossible. Arsenal n'est pas imperméable en défense et ils ont toujours pris des buts en déplacement, donc on doit rester optimistes", a déclaré Ancelotti la semaine dernière.

Depuis, les Gunners ont enfin gagné un match de championnat à l'extérieur sans encaisser de but, en allant battre Watford 1-0.

- 'Soirée des miracles' -

Mais l'équipe d'Unai Emery a effectivement tangué toute la saison loin de ses bases, avec notamment des revers lors des tours précédents à Borisov et à Rennes.

Le technicien espagnol a lui aussi connu une "remontada", la plus célèbre de toutes, et il était du mauvais côté quand le Barça a infligé à son Paris SG l'invraisemblable 6-1 de 2017.

La qualité de son effectif devrait théoriquement le préserver d'un tel désastre, mais Naples, qui a montré sa valeur en Ligue des Champions face à des adversaires du niveau de Liverpool et du PSG, jouera ses cartes, avec sans doute une composition très offensive et les titularisations conjointes de Milik, Insigne, Mertens et Callejon.

Pour le reste, il y aura donc San Paolo et la foi napolitaine, racontée mardi dans le Corriere dello Sport par le journaliste et écrivain Mimmo Carratelli. "Ce sera la soirée des miracles, fais attention, le stade est plein et il crie, il chante une chanson. Ce sera une soirée typiquement napolitaine, de passion dévorante et de vibrant désespoir", a-t-il promis.

Plus terre à terre, les tifosi du club ont de leur côté déployé une grande banderole sur les grilles du stade : "Nous demandons la Coupe de l'UEFA", peut-on y lire.

Car Naples a déjà réussi l'exploit d'effacer une défaite 2-0. C'était face à la Juventus Turin, sur la route du sacre en Coupe de l'UEFA 1989.

Les Napolitains s'étaient imposés 3-0 en inscrivant le but de la victoire à la dernière minute de la prolongation dans une ambiance qu'on imagine. C'est donc faisable, mais il y avait alors Maradona.

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