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Le Maroc voit le CHAN 2018 comme un "échauffement" pour sa candidature au Mondial 2026

Lors du match entre le Maroc et le Soudan pour le CHAN 2018.

Le Maroc cherche à promouvoir le déroulement du CHAN sur son sol comme un atout pour sa candidature au Mondial 2026, même si ses chances de décrocher l’organisation d’un des plus grands évènements sportifs de la planète semblent minces.

"Notre succès dans l'organisation du Championnat d'Afrique des nations est la preuve que nous sommes aptes à abriter des événements sportifs internationaux": pour le président de la Fédération marocaine (FRMF), Faouzi Lekjaa, le CHAN, qui se déroule jusqu'au 4 février dans le royaume, est un test réussi, un "échauffement" en vue de la Coupe du monde 2026, selon ses propres mots.

La compétition en cours met en lumière "nos capacités organisationnelles et nos infrastructures", a renchéri le président du comité de candidature Mondial-2026, Moulay Hafid Elalamy, lors de la récente présentation du projet marocain.

Par quatre fois candidat malheureux à l'organisation de l'épreuve reine (1994, 1998, 2006 et 2010), le Maroc a annoncé en août sa décision de repartir pour une nouvelle campagne. Face à la candidature conjointe Etats-Unis/Canada/Mexique, il fait toutefois figure de simple oustider.

Pour renforcer ses chances, le royaume a présenté sa candidature au nom de "tout le continent africain", arguant également de sa stabilité, de sa situation géographique -l'Europe est à deux pas- et de son fuseau horaire, par rapport au continent américain.

Avec le CHAN, compétition réservée aux joueurs évoluant dans des clubs du continent, le Maroc entend aussi faire oublier de récentes mésaventures en terme d'organisation d'évènements sportifs.

En décembre 2014, les conditions de jeu désastreuses du Mondial des clubs, organisé pour la deuxième année consécutive au Maroc, avaient suscité une vive polémique - au point de coûter son poste au ministre marocain des Sports de l'époque.

Un mois plus tôt, le royaume avait connu une autre déconvenue: la CAN 2015, la plus importante compétition sportive du continent, lui avait été retirée par la Confédération africaine (CAF), après un bras-de-fer lié à une exigence de report formulée par Rabat en raison de craintes de propagation du virus Ebola.

Pour la cérémonie d'ouverture du CHAN 2018, le 13 janvier dans le stade vétuste de Casablanca, le royaume a monté un spectacle son et lumière, sobre et élégant, placé "sous le signe de l'africanité du Maroc", pour un coût d'environ 350.000 euros, selon la presse locale.

La compétition se déroule depuis sans accrocs, même si l'engouement n'a pas toujours été au rendez-vous: des stades sont restés à moitié vides pour les premiers matchs, sauf pour les rencontres du pays hôte.

Pour le président du comité d'organisation du CHAN 2018, Hamza El Hajoui, le royaume a d'ores et déjà relevé les "défis d'organisation et d'accueil du public de la première partie du CHAN".

Mais, même en réussisant cet examen de passage, de nombreux observateurs relève qu'un gouffre sépare l'organisation d'une telle compétition de celle d'un Mondial, a fortiori l'édition de 2026, qui sera la première à 48 nations, et non 32.

"Le CHAN est facile à organiser (...), le président de la FRMF exagère quand il dit qu'une compétition comme celle-là va démontrer au monde les capacités à organiser un Mondial", dit à l'AFP Yahya Saïdi, journaliste et juriste spécialisé en droit du sport.

Moins prestigieux que sa grande sœur la CAN - lors de laquelle les sélections peuvent faire appel aux joueurs évoluant en Europe par exemple--, le CHAN met en compétition seize équipes qui évoluent dans quatre stades uniquement.

Avec 48 équipes, le Mondial 2026 nécessitera pour sa part une douzaine de stades dernier cri, avec des millions de supporters attendus et un cahier des charges autrement plus exigeant en matière d'organisation et de logistique, face aux enjeux financiers et de sécurité énormes.

Vendredi, la Confédération africaine de football (CAF) doit tenir son assemblée générale à Casablanca.

Les Marocains espèrent profiter de cette réunion pour obtenir le soutien massif des 53 délégations africaines, arguant que pour la première fois le pays hôte d'un Mondial sera désigné par l'ensemble des 211 fédérations membres de la Fédération internationale (Fifa), et non par un conseil restreint.

Ce vote se tiendra le 13 juin à Moscou. Le Maroc saura alors s'il est parvenu à déjouer tous les pronostics.

Avec AFP

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L'ONU critique l'IAAF à propos du taux de testostérone des athlètes

Caster Semenya après avoir décroché la médaille d’or à la finale du 800 m féminin des Jeux du Commonwealth sur la Gold Coast, 13 avril 2018.

Le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU a critiqué le nouveau règlement de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) visant à réguler le taux de testostérone des athlètes féminines et a apporté un soutien unanime à la championne sud-africaine Caster Semenya.

Dans une rare intrusion dans le monde du sport, l'organe de l'ONU a affirmé que le règlement de l'IAAF "pourrait ne pas être compatible avec les normes et règles internationales relatives aux droits de l'Homme".

Une résolution présentée par l'Afrique du Sud demande aux Etats à "veiller à ce que les associations et instances sportives (...) s'abstiennent d'élaborer et d'adopter des politiques et des pratiques qui forcent, contraignent ou obligent par d'autres moyens de pression les athlètes des catégories féminines à subir des traitements médicaux inutiles, humiliants et préjudiciables pour participer aux épreuves féminines des compétitions sportives".

Le texte a été adopté jeudi soir par consensus par les 47 membres du Conseil, qui n'a toutefois aucun pouvoir de contrainte.

La Fédération internationale d'athlétisme impose aux femmes "hyperandrogènes" ou à celles avec des "différences de développement sexuel" (DSD) de faire baisser, avec des médicaments, leur taux de testostérone pour participer aux épreuves internationales du 400 m au mile (1609 m).

La Fédération argumente que si des athlètes ont des niveaux de testostérone masculins, il est nécessaire de "préserver l'équité de la compétition féminine" et donc de demander à ces athlètes de "réduire leur taux de testostérone avant une compétition internationale".

Triple championne du monde (2009, 2011, 2017) et double championne olympique du 800 m (2012, 2016), Caster Semenya assure être "incontestablement une femme" et a saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne pour faire annuler le règlement de l'IAAF.

Le TAS, juridiction suprême en matière sportive, doit rendre sa décision à la fin avril.

Le Conseil a également appelé la Haut-Commissaire aux droits de l'Homme, Michelle Bachelet, à "établir un rapport sur la convergence de la discrimination raciale et de la discrimination fondée sur le genre dans le sport".

L'ambassadrice d'Afrique du Sud à l'ONU à Genève, Nozipho Joyce Mxakato-Diseko, a déclaré vendredi à l'AFP que l'initiative de l'IAAF équivalait à faire une discrimination sur le genre et sur "des bases raciales".

Pour certains experts scientifiques, priver Caster Semenya de compétition à cause de son taux élevé de testostérone reviendrait à exclure des basketteurs parce qu'ils sont trop grands.

Qualifs Euro-2020: l'Italie veut renaître, l'Espagne se requinquer

La Ligue A du Championnat d'Italie

L'Italie, absente du dernier Mondial, et l'Espagne, décevante depuis deux grandes compétitions internationales, lancent samedi leurs éliminatoires de l'Euro-2020 avec l'envie de retrouver confiance.

La claque de la non-qualification pour la Coupe du monde en Russie est-elle digérée ? Roberto Mancini et sa Nazionale veulent le prouver sur le terrain, à Udine contre la Finlande.

Ce sera sans Mario Balotelli, qui "n'a pas encore atteint sa forme optimale" malgré ses bons débuts à Marseille selon son sélectionneur. Le technicien a préféré appeler le vétéran Fabio Quagliarella, 36 ans et 21 buts en Serie A au compteur cette saison sous le maillot de la Sampdoria de Gênes.

Pour l'Espagne, véritable machine à éliminatoires depuis plus d'une décennie, l'accueil de la Norvège à Valence doit être l'occasion de laisser loin derrière elle le catastrophique Mondial. Éviction du sélectionneur Julen Lopetegui, à quelques jours du premier match de la Roja, élimination en 8e de finale par la Russie, deux ans après une élimination au même stade à l’Euro : lourd à digérer.

C'est aussi l'heure de retrouver en Espagne le prometteur milieu de terrain du Real Madrid Martin Odegaard, annoncé comme futur crack à son arrivée en 2015 à 17 ans. Décevant, il a depuis été prêté à des clubs néerlandais.

Le sélectionneur Luis Enrique a rebattu les cartes en convoquant plusieurs novices, et en rappelant certains anciens comme le Parisien Juan Bernat. "Ce n'est pas une révolution, c'est une évolution", a-t-il prévenu.

Enfin, la Suisse fera elle aussi ses débuts dans ces éliminatoires, en Géorgie. Les Helvètes, qui ont créé la surprise en Ligue des nations à l'automne en se qualifiant pour le "Final Four" aux dépens des Belges, sont attendus.

Programme des matches de samedi (heures GMT) :

Groupe D

(14h00, à Tbilissi) Géorgie - Suisse

(17h00, à Gibraltar) Gibraltar - Irlande

Groupe F

(17h00, à Solna) Suède - Roumanie

(à Ta' Qali) Malte - Îles Féroé

(19h45, à Valence) Espagne - Norvège

Groupe J

(19h45, à Vaduz) Liechtenstein - Grèce

(à Udine) Italie - Finlande

(à Sarajevo) Bosnie-Herzégovine - Arménie

NBA: Golden State reste sous la menace de Denver

DeMarcus Cousins, à gauche, alors avec Sacramento, contre Enes Kanter d'Oklahoma City Thunder, Sacramento, Californie, le 15 janvier 2017.

Golden State a corrigé Indiana 112 à 89, mais le double champion NBA en titre et leader de la conférence Ouest reste sous le menace de Denver qui s'est imposé à Washington 113 à 108, jeudi.

A quatre semaines du début des play-offs, Golden State et Denver sont toujours dos à dos pour le statut de meilleure équipe de l'Ouest.

Cette première place est cruciale, puisqu'elle garantit à son titulaire de commencer chaque série des play-offs par deux matches à domicile et de disputer, si besoin, le match N.7 décisif devant son public.

Avec encore onze matches de saison régulière à disputer, Golden State (49 v-22 d) ne dispose que d'une demi-victoire d'avance sur Denver (48 v-22 d) qui a encore douze rencontres à son calendrier.

Les Warriors n'ont pas tremblé face à Indiana, mais ils ont attendu la 3e période pour assurer leur victoire.

Stephen Curry n'a marqué "que" 15 points, dont 12 dans la 3e période.

C'est DeMarcus Cousins qui a fini meilleur marqueur des Warriors avec ses 19 points, agrémentés de onze rebonds.

- Durant endeuillé -

Kevin Durant a inscrit de son côté 15 points (6 sur 9 au tir) dans un contexte difficile alors que l'un de ses meilleurs amis était décédé dans la matinée à Atlanta d'une blessure par balles.

La rencontre marquait le retour de l'Australien Andrew Bogut sous le maillot de Golden State, après des passages par Dallas, les Lakers et Cleveland, et un retour dans le Championnat d'Australie.

Le pivot, sacré champion NBA en 2015, a marqué quatre points et capté sept rebonds en neuf minutes.

Les Pacers restent 4e de la conférence Est et n'ont plus besoin que d'une victoire pour officialiser leur qualification pour les play-offs (44 v-29 d).

Denver a enchaîné une cinquième victoire de suite à Washington et ne s'est pas relâché, trois jours après avoir composté son billet pour les play-offs en battant Boston.

Nikola Jokic a marqué 15 points et un total de huit joueurs des Nuggets a dépassé le seuil des dix points.

"Je redoutais que l'équipe ait la gueule de bois après sa qualification, mais elle est allée chercher cette victoire, même si tout n'a pas été très beau", a souligné l'entraîneur de Denver, Michael Malone.

- Batum sur le banc -

A l'Ouest toujours, pas moins de quatre équipes affichent le même bilan, après la surprenant défaite d'Utah à Atlanta (117-114).

Ce revers, dont l'artisan a été le "rookie" des Hawks Trae Young (23 pts), pourrait coûter cher au Jazz.

La franchise de Salt Lake City qui avait remporté ses cinq précédents matches, est à la lutte pour la 5e place avec Oklahoma City, San Antonio et les Clippers qui ont le même bilan de 42 victoires et 30 défaites.

Le grand perdant de cette course dans la course aux play-offs finira 8e et pourrait affronter au 1er tour l'ogre Golden State.

"C'est une défaite particulièrement difficile à digérer", a regretté Donovan Mitchell (34 pts).

A l'Est, Charlotte a préservé ses chances de participer aux play-offs avec une victoire 113 à 106 face à Minnesota.

L'ailier français des Hornets Nicolas Batum a perdu sa place dans le cinq majeur, mais cette décision n'est pas définitive, a assuré son entraîneur.

"On essaie de gagner des matches. Ce n'est pas un aveu d'échec, on joue pour gagner chacun de nos matches et je voulais essayer une autre configuration pour ce match", a déclaré James Borrego.

Charlotte est 10e de la conférence Est (32 v-39 d), à trois victoires de la 8e place, la dernière qualificative pour les play-offs.

- Résultats du Championnat nord-américain de basket-ball (NBA) après les matches de jeudi:

Golden State - Indiana 112 - 89

Atlanta - Utah 117 - 114

Charlotte - Minnesota 113 - 106

Washington - Denver 108 - 113

Phoenix - Detroit 98 - 118

Sacramento - Dallas 116 - 100

Avec AFP

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