Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Afrique

Un archevêque anglican remet son col romain après le départ de Mugabe

L'archevêque de York, John Sentamu (à gauche), parle aux côtés de l'archevêque de Canterbury Justin Welby à Londres, le 20 novembre 2013.

Le numéro deux de l'Eglise anglicane a remis en place dimanche son col romain pour la première fois depuis qu'il l'avait symboliquement découpé dix ans plus tôt en signe de protestation contre le régime du président zimbabwéen déchu Robert Mugabe.

En décembre 2007, l'archevêque de York, John Sentamu, avait découpé dans un geste solennel, en direct lors d'une émission télévisée de la BBC, son col romain et promis qu'il ne le porterait plus tant que M. Mugabe serait au pouvoir.

Celui-ci ayant démissionné mardi, il a remis en place un nouveau col romain sorti de la poche intérieure de sa veste, lors de la même émission télévisée, après que le présentateur lui eut remis une enveloppe contenant les morceaux de son précédent col, que celui-ci avait conservée durant dix ans.

"J'ai promis que je remettrais mon col au départ de Mugabe. Ainsi, je n'ai d'autre choix que de le remettre", a commenté John Sentamu, 68 ans, né en Ouganda et premier archevêque noir de l'Eglise anglicane d'Angleterre.

"Je pense que la leçon est la même pour le Zimbabwe", a-t-il estimé, soulignant que les nouvelles autorités ne pouvaient se contenter "d'essayer de réparer les choses".

"Il faut que quelque chose de plus radical, que quelque chose de nouveau se produise pour permettre aux gens de trouver du travail", a poursuivi l'ecclésiastique.

La démission mardi de Robert Mugabe à 93 ans, plus vieux dirigeant en exercice de la planète, après 37 ans de règne, a été saluée par des manifestations de liesse à travers tout le pays.

Mais certains, dans l'opposition comme à l'étranger, ont émis des doutes sur l'aptitude du nouveau chef de l'Etat Emmerson Mnangagwa, longtemps aux commandes de l'appareil répressif de Robert Mugabe, à rompre avec les habitudes de l'ancien régime.

"Il est tout à fait possible qu'Emmerson Mnangagwa puisse être un très, très bon président. Mais il ne peut pas simplement faire table rase du passé", a souligné l'archevêque de York.

Il a estimé que le Zimbabwe avait besoin d'une commission de la vérité et de la réconciliation comme celle qui avait été mise en place en Afrique du Sud à la fin de l'apartheid et que Robert Mugabe devait s'excuser pour avoir mené son pays à une quasi-ruine.

Avec AFP

See all News Updates of the Day

La page des sports du 23 avril avec Yacouba Ouédraogo

La page des sports du 23 avril avec Yacouba Ouédraogo
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:58 0:00

Un festival pour encourager la production de café

Un festival pour encourager la production de café
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:35 0:00

Les dirigeants africains au chevet du Soudan

Les dirigeants africains au chevet du Soudan
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:12 0:00

33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

Pénurie de gaz au Tchad : appel à manifester en dépit d'une interdiction

Bonbonnes de gaz butane vide à N’Djamena, le 4 avril 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

Le Collectif tchadien contre la vie chère a appelé mardi les Tchadiens à "manifester pacifiquement" jeudi pour protester contre la pénurie de gaz qui affecte le pays depuis plus de deux mois, en dépit d'une interdiction du gouvernement.

"Nous appelons les Tchadiens, jeunes, femmes, enfants touchés par cette situation à sortir massivement avec leurs bonbonnes de gaz et marmites vides" jeudi dans les rues, a déclaré le porte-parole du collectif, Dyngamnayal Nely Versinis, selon un communiqué.

Lundi, le gouvernement tchadien avait pris un arrêté pour interdire la marche lancée par ce collectif de la société civile. Mi-mars, une première marche avait déjà été interdite.

"Le gouvernement dans sa logique de restreindre la liberté d'expression, a pris un arrêté pour interdire ladite manifestation sans qu'aucune raison valable ne soit avancée", a indiqué le collectif qui a décidé "de maintenir la marche" jeudi "sur toute l'étendue du territoire".

Depuis fin janvier, la raffinerie de Djarmaya, seule source d'approvisionnement en gaz du pays, tourne au ralenti.

En cause, la révision des machines de la centrale, qui détient le monopole du gaz dans le pays, et qui n'aurait pas été anticipée.

Pour parer à la situation, le gouvernement avait autorisé l'importation de gaz du Nigeria ou du Cameroun, mais les besoins en énergie de la population ne sont toujours pas satisfaits.

"Aujourd'hui, il s'agit plus d'un bras de fer entre le gouvernement et la société chinoise actionnaire de la raffinerie pour la renégociation de contrats qui est en cause", a indiqué à l'AFP une source proche du ministère tchadien de l'Economie.

Au Tchad, les manifestations de la société civile sont souvent interdites par le gouvernement qui invoque des "raisons de sécurité".

Voir plus

XS
SM
MD
LG